PROCESSION DE LA
zouaves pénètrent dans l'avenue qui longe la façade du
palais épiscopal, et se rangent de chaque côté. Le magni-
fique carrosse de Son Eminence est là, cette voiture si
brillante, vraiment digne d’un prince de l'Eglise. Le
Cardinal paraît : les zouaves lui présentent les armes ;
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puis il monte en voiture, accompagné de Mgr Duhamel, “à , : r LE
archevêque d'Ottawa, de son coadjuteur, Mgr Bégin, et o. - . 40 è ee
de Mgr Gagnon, qui a quitté un instant les rangs de la 4
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procession pour venir à sa rencontre comme chapelain de Ia société Saint-Jean-Baptiste : le carrosse, traîné par quatre chevaux, se met en mouvement et prend place dans la procession, les zouaves marchant de chaque côté, et
faisant cortège à Son Eminence.
Une foule innombrable est placée en haie chaque côté du chemin à partir de la basilique jusqu'à Féglise Saint- Jean ; à mesure que la voiture du Cardinal s'avance, tout le monde s'agenouille, et le Pontife binit : spectacle à Ia fois admirable et touchant, vraiment digne de la Rome d'autrefois, alors que le saint-père, pouvant circuler Tibrement dans les rues de sa capitale, se rendait solennellement, aux grandes fêtes, à quelqu'une des basiliques de Rome,
et bénissait les foules qui accouraient sur son passage.
Partout un silence religieux, qui n’est troublé que par le son des cloches et les notes harmonieuses des fanfares. Les populations réjouies paraissent comprendre et apprécier l'importance toute nouvelle, vraiment extraordinaire, donnée par la présence d'un prince de l'Eglise à leur fête
nationale.