MESSE PONTIFICALE
Cette société de musiciens, si populaire, si avantageusement connue du publie, se surpasse vraiment en cette circonstance, Tous les morceaux du programme sont
enlevés avec un ensemble et un brio admirables.
A lévangile, le R. P. Hage, du couvent des Dominicains de Saint-Iyacinthe, monte en chaire, et donne le
sermon.
Après un exorde spécialement adressé à la société Saint-Jean-Baptiste, dont il apprécie l'œuvre bienfaisante pour la nationalité canadienne, il jette les yeux sur notre histoire religieuse depuis un demi-siècle, et nous montre ce que l'Eglise à fait durant cette période, grâce au concours généreux de ses enfants. Les Canadiens ont
aidé l'Eglise ; ils l'ont défendue ; ils l'ont aimée.
Ils l'ont aidée dans toutes ses œuvres en général,
mais surtout dans ses deux œuvres par excellence, l'instruction de la jeunesse, et le soulagement de toutes les misères humaines. Ils l'ont défendue par leurs orateurs, par leurs écrivains, ils l'ont même défendue au prix de leur sang, puisque l’on vit, il y a quelques années, les zouaves pontificaux eanadiens courir à la défense du Saint-Siège. Ils ont aimé l'Eglise, en lui donnant des apôtres, en lui procurant les moyens de sauver les Îmes ct d'accroître son empire.
Mais, ajoute l’orateur, après la gloire, les craintes ; ” et dans la deuxième partie de son discours, il nous signale
deux des ennemis principaux qui nous menacent, l’impiété,
et l’émigration.
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