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ph l'ous les veux sont fixés sur [le monument, Il s'agit artier- . Ù
d'y monter et d'aller déposer sur l’éeusson de Saint. Malo
une couronne d'immortelles, Un marin français de
est du l'Aréthuse se charge de cette tâche. La couronne est fixée n * squ'îile a
à sa place ; et de toutes les poitrines s'échappent à plusieurs C’est ‘4
reprises ces deux cris : Vére la France! Vire le Cunada-
ons les he Français !
ect de 4 |
qu'au ï M. Vincelette, président du Cerele Catholique, s'avance
lustre Ë alors sur l'estrade élevée près du monument, et introduit
né ÿ à l'assistance M. le sénateur Landry chargé de faire le Près discours de circonstance. IT serait difiicile d'être plus
tient éloquent que n'a été M. Landry. Ila eu surtout plusieurs
PR mouvements très bien inspirés, celui, par exemple, que e resl-
lui suggère la vue de cet autre monument patriotique e savoir ù aut, au sujet Les rononce
II y a sur le monument Carticr-Bréboœuf des inscriptions qui rappellent ces faits. M. le sénateur Landry cite ces inseriptions dans son magnitique discours que nous réproduisons dans lFappendice de ce voiume, No. 6.
nf AU MONUMENT CARTE HRÉROEUS
élevé, Bebas, sur la colline de Sainte-Fove, presque en face du monument Carber-Brébeut en souvenir des braves soldate de Lévis morts ar Le champ de bataille
de 1760 !
Membres de br soeitté Sainteleane Baptiste, séeriet 1... arrêtez ie, et salnez le bereean de Ja po te, De pieuses names Pont sauvé du flot envalissnt de Foubliense indifléronee, comme vousimémes vous avez recueil, dans on moment de pataotique effusion, Tes ossoments épars de nos guerriers tombés ar le ehamp de notre dernière victoire ?, pour lea réunir sonscee monument que d'ici mes veux contemplent avec admiration, ur Île hauteurs de Suimte-Fove, que monceur sale avec mounr, et qui nous envore, Avee Un FHVON de aa gloire, le nom de
votre Société bôénie,
Oui, vraiment, vous tes de nobles gcurs, Société de Suint-leun- Baptiste et dé Corele Catholique de Québec! Toutes deux, vous avez bien ménté de la patrie, la soeur endettée en protégeant un berceau, Ha sen uinée on reloevantune tombe, Voici l'auréole qui entoure le berceau: bas. ravonne la gloire qui enveloppe la tombe Et entre ces deux monuments, dont Fun commémore te com: mencement, et autre a fin de li domination franeuse sur ce beau pays de la Nouvelle-France, entre le berceau
Le monument des Braves a étéinauguré en IS6 5 et la statue de Bellone, qui le surmonte, fut donnée par te gouvernement [HAnenls.
9 La translation de ces restes mortels eut Heu Te 9 juin 1894;
et la premitre pierre du monument fut posée solennellement te IS juillet SUEVANT, CN présenee des oflerers de la frégate française
La Capricieuxe.
41h, ont otre que le jour,
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MOSUME FOARTIER-PHEREUS
et la tombe, passent, dans on défilé superbe, deux cent
vinwt ein(] ans de
travaux, de sacrifices et de triomphe
Jacques Cartier ouvre la marche, et Lévis Ta ferme
y eut plusieurs autres discours patriotiques. Le
dernier fut celui du Heutenant de vaisseau Préaubert. de
D otréthuse : Rex paroles furent aceneilie
dela France aalnant avec affection son ancienne
le Canada,
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de canon se firent entendre, et la foule
sons joyeux de fa fanfare de Aron
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Le Banquet à la salle Jacques-Cartier
La grande salle Jacques-Cartier, où doit avoir lieu le Banquet, est décorée avee goût. A huit heures, les tables du parterre sont déja presque toutes occupées par les convives. M. Caouctte, président de la société Saint -Jean-
Baptiste, est à la tête de Ta table d'honneur, sur l'estrade,
Suivant un usage peut-être particulier à notre pays, les dames assistent dans les galeries, pour entendre les discours patriotiques : elles s'associent de cœur à nos fêtes nationales, comme leurs devancières, Mme de Verchères, Mme de Drucourt, et tant d'autres, prirent autrefois
une part mémorable aux luttes héroïques de la patrie.
Son Eminenee, accompagnée de Mer Duhamel, arehevêque d'Ottawa, de Mer Latlèche, évêque des Trois- Rivières, de Myr Gravel, évêque de Nicolet, et de plusieurs autres prélats, ainsi que du chapelain général de la société Naint-SJean-Baptiste, fait son entrée dans la salle vers huit heures et demie. Tout le monde se lève, applaudit avec enthousiasme ; et les applaudissements
recommencent lorsque le vénéré coadjuteur, Mer Bégin,
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ainsi que Mer Labrecque, évêque de Chicoutimi, arrivent
A ° 4 eux-nIemes quelques instants apres,
Dans ces grands dîners publies, il y à ordinairement deux menus : celui des mets, et celui des discours; le premier n'est souvent que la partie accessoire, Quel riche menu de discours la société Kaint-Jean- Baptiste a servi À ses CONVIVEs !
[était connu que Son Eminence, vu son grand âve, ne pourrait assister À tout le banquet. On eut donc l'attention délicate d'avancer un peu le temps où commencent véncralement les toasts. Vers neuf heures et demie, le président propose d’abord la santé de Ta reine, puis celle du gouverneur général: et M. Fabbé Bélanger, curé de
Saint-Roch, se lève pour proposer celle de Son Eminence,
Etant admis que cette santé devait être proposée par un ecclésiastique, à nul autre mieux qu'à M. le curé de Saint-Roch ne revenait Fhonneur de le faire. Na paroisse est de beaucoup li plus populeuse et ne Le cède en importance À aucune des paroisses du diocèse, Elle est toujours en avant pour les œuvres diocésaines ; et jamais on n'y reste indifférent aux causes généreuses et patriotiques. D'ailleurs, la salle Jacques-Cartier où avait lieu 1e Dban-
quet se trouve sur le territoire de Saint-Roch.
M le curé est acquitté avec bonheur dela tichie honoable qui lui avait été dévolue, Ia redit en termes émus et déicats le vif intérêt que Son Eminence le cardinal Tas:hereau à toujours témoignt à la société Saint. Jean-
Baptiste, et les services importants qu'il a rendus, dans
Den a
os LE BANQUET
sa glorieuse carrière, à son pays en général, et spécialement aux Canadions-Français. Son discours, prononcé avec
beaucoup d'éloquence, sera In avec plaisir !
La santé du Cardinal est bue avec un enthousiasme indeseriptible ; et Son Eminence, au milieu d'applaudissements frénétiques, se lève pour y répondre,
Les paroles de Son Eminence sont pleines de sympathie À l'égard de la société Naint-Jean-Baptiste ; mais elles renferment aussi de sages et utiles conseils : c'est vraiment le testament de Jacob à ses enfants.
Tlvaun demi-siècle, ditil, À l'époque précise où votre Société prenait naissance, il semblait régner un malentendu regrettable entre les hommes qui personnifiaient la Religion et ceux en qui s'incarnaient les plus hautes aspirations de la Patrie ; la cause, vous ne lignorez pas : l'incrovance, et le doute qui y conduit, ont, dans tous les temps, accumulé les mêmes ruines.
Grâces à Dieu, le mouvement fut enravé, et notre peuple fut préservé de la contamination
Je me plais à croire que le zèle patriotique inspiré par la société Saint-Jean-Baptiste à largement contribué au maintien des saines doctrines, en démontrant aux masses populaires que, non content d'avoir sauvé Je pays en plus d'une occasion, l'élément religieux était encore le gardien jaloux de nos institutions nationales,
“Je voudrais, messieurs, me tromper ; —les hommes
qui ont beaucoup vécu et longtemps gouverné sont quel-
1— Voir l'appendice, No 7.
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