LE 10 SEPTEMBRE
“ Le doyen des élèves, M. E. Parrot, s'est avancé vers
Son Eminence, et a lu l'adresse suivante :
Eminence,
Il y a quelques semaines, tout Québec était rempli de l'éclat des joyeuses fêtes préparées pour votre cinquantenaire sacerdotal. Dé tous les coins du pays, archevêques, évêques, prélats, prêtres et religieux, étaient accourus pour déposer à vos pieds, avec leurs hommages, le témoignage de leur vive admiration et l’expression de leurs
vœux et de leurs souhaits.
“ Et nous, nous n’en étions pas, nous, pauvres petites fleurs qui nous pressons aujourd’hui dans les parterres de votre “cher petit jardin”; nous avions dû rester bien loin : le temps n’était pas encore venu d’accourir auprès de vous : le “ petit jardin ?” n’était pas encore ouvert. Si nous n'avions écouté que notre cœur, nous serions bien vite venus nous mêler à la foule, et nous osons lespérer, vous nous auriez accueillis avee bonté. Celui qui a dit Laissez venir à moi les petits enfants ?”, trouve en vous un jmitateur trop fidèle, pour qu'il nous soit permis de douter un seul instant de laccueil que vous nous auriez fait.
“ Cependant, nous ne voulons pas trop nous plaindre. Si nous avons perdu les grandes fêtes, ces belles démonstrations qu’on pourrait dire officielles, nous nous en consolons facilement, en voyant que vous avez bien voulu nous ménager une fête plus intime, une véritable fête de
famille, plus chère à nos cœurs que toutes les solennités
des grandes foules, D'autant plus que nous avons aujour-
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