‹ Jubilé sacerdotale de S.E. le cardinal E.A. TaschereauChapitre 87 sur 141 · ADRESSE DE LA SOCIÉTÉ S-JEAN-BAPTISTE · texte numérisé non relu

ADRESSE DE LA SOCIÉTÉ S-JEAN-BAPTISTE

le cinquantenaire de votre ordination sacerdotale sans exprimer à Votre Eminence les sentiments de respect et d’attachement dont nous sommes pénétrés pour votre auguste personne.

Sachant que Votre Emineuee aime encore à revoir le toit et la paroisse où, dans le cours de sa vie, elle se plaisait à venir se délasser avee tant d'agrément, ne devons-nous pas être fiers et heureux de nous présenter, en cette circonstance solennelle, aux pieds de Votre Eminence, lorsque toutes les sociétés unies sous la banuière de saint Jean-Baptiste éprouvent un vif bonheur de venir déposer à vos pieds leurs sentiments de respect et d'attachement ?

Amour de la religion et de la patrie, telle est la devise de tous les Canadiens-Français : bien que nous ecomptions pour bien peu au milieu de toutes nos sociétéssœurs, nous pouvons dire que cet amour est vif et sincère en nos CŒUrS ; que nous sommes heureux de proclamer bien haut que nous sommes fortement attachés au sol de notre patrie, de notre paroisse qui vous est si chère,

Cet amour vous l'avez manitesté vous-même dans tout le cours de votre belle et laborieuse existence, Que m'avez-vous pas fait pour la gloire de la religion à laquelle nous avons le bonheur d'appartenir 7? Que n'avez-Vous pas fait pour assurer à vos compatriotes le véritable bonheur, par vos paroles, par vos écrits, par le zèle incessant que vous avez déployé dans toutes les questions qui intéressent la vie et le bonheur d'un peuple ?

Ce zèle atteste hautement amour de votre patrie : aussi nous tenons à reconnaître d’une manière éclatante tout le bien qu'un enfant de notre paroisse de Sainte-Marie à su accomplir pour la religion et la

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Sainte-Marie de la Beauce, 23 août 1892,

J.-T.-A. CiAPERON, Prêtre, Chapelain.

Désiré RoUssEAU, Président.

Tuomas LEssARp,

Président honoraire, ANTOINE-C, T'ASCHEREAU,

Vice-président.

JOosEPIL FERLAND, Secrétaire. Trésorier, J.-O.-ALBERT BiLopEatr, Asst.-trésorier, A. PELLETIER, L.-V.-A. DE LA SALLE, J.-B. GENDRON, W,. ARMAND, B. Roy, F, PEPIX, GUSTAVE AMEL, J, LEBONX, Tuos. DALLAIRE, A. LEMIEUX, E.-A.-M. Savarp, MD. A. .JACQUES, Taxe. Fortier, M.D., E. BEAULIEU, M. TasCHEREAU, CO. M. Morexcy, MD.

J.-A, MoRExcCY.

No 17 ADRESSE PRÉSENTÉE PAR LES PRÊTRES de la première Retraite ecclésias.ique Entvinenc :

Cinquante uns se sont écoulés depuis le jour où

vous avez été fait prêtre de Jésus-Christ : cinquante ans de sacerdoce, c'est--dire, un demi-siècle d’études,

de travaux et de peines, mais aussi de consolations et de joies de toutes sortes, Déjà plusieurs vétérans du sanctuaire, compagnons de vos labeurs, de vos espérances et de vos suceès, ont passé devant vous et sont allés recucillir Jàhaut la couronne due à leurs vertus et à leurs mérites, Seul, où presque seul, vous êtes resté debout sur la brèche, consolant, dirigeant votre clergé, formant des générations nouvelles, espoir et soutien de vos vieux jours.

Eh bien, Eminence, é'est ce jeune clergé, objet de vos sollicitudes, entouré de vos soins, formé sons vos regards paternels, que vous avez aujourd'hui devant vous, et qui vient déposer à vos pieds le triple homimage de son respect, de sa reconnaissance et de son anour,

Oh ! comme il est beau pour nous ee jour béni où il nous est permis de nous associer à votre bonheur et de remercier le Ciel avec vous pour ce demi-siècle si rempli de grandes œuvres, de bénédictions et d'exemples !

Lorsque, portant les veux sur les premières: pages de votre vie sacerdotale, nous vous avons vu braver les dangers d'une maladie contagieuse, vous sacrifier et vous iévouer au soin des malheureux, nous nous sommes sentis émus, IE nous à semblé voir le Bon Pasteur donnant sa vie pour ses brebis : et alors les fatigues du ministère nous ont paru moins grandes, Plus tard, vous suivant dans le chemin de a vie, nous vous avons vu vous livrer à Fenseignement dans une maison qui s'est habituée à vous regarder à juste titre comme le plus illustre des enfants qui sont sortis de son sein. Enfin, Éminence, à la voix du bien-aimé Pie IX, de douce et sainte mémoire, lonetion sacrée à coulé sur votre frort et, vous êtes devenu le successeur des apôtres,

De ce jour, jusqu'à celui qui nous réunit à vos pieds, vous n'avez evsse de nous prodiguer vos bienfaits.

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AURESSE PRÉSENTÉE PAR LES PRÈTRES

N'est-ce pas vous, en effet, Erninence, qui nonsavez faits soldats du Christ ? N'est-ce pas vous qui, au jour de notre ordination, nous avez engendrés à la vie du sucerdoce ? Oui, cest vous qui, en imposant vos mains sur nos têtes, avez fuit descendre dans nos âmes F'Esprit qui crée les prètres, les pontites et les rois, C'est encore Votre Eminence qui, au nom de la sainte obéissance, nous à assigné le éhiunp que nous devions cultiver pour moissonner des fines à Dieu. Et nous aimons à le dire aujourd'hui, ee joug de l'obéissance, il nous a été doux: ee fardeau que vous avez Hnposé ii nos fuübles épaules, ia été léger car toujours nous avions devant les veux la personne de notre premier pasteur semblant nous dire: Kuivez l'exemple que je vous ai donné: face seeundun ere pler Et dans nos cœurs nous avons compris et médité cette parole de Ecriture: Vir

obedicns log ATTE Dietlorrus.

Que de reconnaissance et d'iunour nous vous devons pour tant de bontés, de conseils et de so citudes de votre

part !

L'amour appelle liaunour. Dieu sait combien vous avez aimé votre clereé, avec quel intérét vous avez suivi des veux les jeunes ouvriers que le Keïgneur vous à donnés pour travailler à sa vigne Et Silest vrai de dire qu'il “établit un double lien d'affection et de respect entre le maître et le serviteur, que penser de cette union lorsque ee maître est en même temps un pontife et un père ? Toujours nous aimons à vous le répéter, nous avons trouvé sous votre houlette cette paternité toute patriarcale qu'israël, en ses plus beaux jours, savait montrer à la terre.

Aussi, Eminence, dans toutes vosjoies nous avons senti nos cœurs tressaillie d'allégresse, Avec tous les fidèles

de votre diocèse, avec tout le clergé, avec toute l'Eglise du Canada, nous avons été heureux lorsque notre saint-père le Pape Léon XTIT, glorieusement régnant, vous a choisi pour faire partie du Nacré Collège, rempart vivant de l'Eglise. Avec quels sentiments de respect pour vous et de reconnaissance pour le saint-père nous avons baisé votre pourpre sacrée! Et tout dernièrement encore nous avons joui de votre bonheur, quand ce même Père commun, dont la sollicitude n'a pas de bornes, se rendant à vos désirs, vous à donné pour votre aide et votre soutien, comme aussi pour votre consolation et votre espoir, Sa Gruwideur Mer l'Archevêque de Cyrène,

Oui, Eminence, nous avons ressenti toutes vos joies : mais nous nous sommes souvenus aussi que la vie de l'homme ne se compose pas seulement de jours heureux, et que la douleur occupe une large place dans les quelques instants que nous passons ici-bas, Voilà pourquoi nous avons essayé de partager vos peines ; et plût an Ciel que nous eussions pu soulager votre cœur autrement que par notre bonne volonté !

Avant de vous quitter, Eminence, laissez-nous vous dire les vœux que nous formons pour votre bonheur ; que ces souhaits portés sur les ailes de nos prières s'élèvent vers le Dieu des miséricordes et touchent le cœur de celui qui a dit: Ce que vous demanderez à mon père en mon nom, il vous l'accordera, Nous demanderons done, Eminence, qu'il vous donne une longue et heureuse vieillesse, afin que, comme lApôtre de la charité, vous puissiez nous redire encore longtemps le précepte de l'amour, et nous faire comprendre que lunion des cœurs et des volontés est la première qualité d'un elergé modèle ; car, nous le savons, la division c’est la ruine : omne regnium in scipsum divisun desolubitur. Nous pricrons enfin, Eminence, qu'il vous soit

te l'Eglise que notre t régnant, e, rempart de respect -père nous rnièrement d ce même bornes, se re aide et solation et de Cyrène.

vos joies :

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RÉPONSE DE SON ÉMINENCI ou

donné de voir ee diocèse que vous avez tant aimé, prospérer encore s'il sc peut, et le nombre de vos prêtres saugimenter chaque jour pour la gloire de Dieu et de l'Eglise, Que chacun de nous S'efforce de réjouir vos cheveux blancs par ses Verts ct son obéissance 1 Et HOlSs en avons l'espérance, Dieu, plus touché de notre reconnais sadlice que de Dos prières mièmes, vous accorder Ces bicnfaits que nous sollicitons et qui seront le digne couronne ment d'une vie de sacrifices et de libeurs Daigwnez, Eminence, bénir ecs vaux et eeux qui les forment pour VOIS,

JL SSICUPS.

Je me sens vivement ému au moment de répondre à votre touchante adresse. Les bons souhaits que vous ne faites, les ferventes prières que vous adressez au Ciel pour noi, les témoignages si éloquents que vous me donnez de votre filiale affection : tout cela me touche profondément et remplit mon cœur de Ta plus sincère reconnaissance,

Les fètes de mes noces d'or n'auraient pu commencer d'une manière plus agréable pour moi. Vous tes venus les premiers me présenter vos félicitations, et vous en aviez le droit : vous êtesles plus jeunes, les Benjamins de ma funille sacerdotale, et la portion chérie de mon troupeau, Oui, vous êtes bien tous mes enfants : c'est 1noi qui, apres Dicu, VOUS al ouvert les portes du sanctuaire, moi qui vous ai donné Fonction sacerdotale, moi qui ai dirigé vos premiers pas dans l'exercice de votre sublime ministère, Eh bien, messieurs, si les entants

sentent aujourd'hui le besoin de dire à leur vieux père qu'ils ont été heureux de vivre sous sa direction pastorale, le père, lui aussi, est vivement pressé de dire qu'il est content de ses enfants, Ensemble nous avons travaillé avec joie, avec courage ; chacun a fait sa part indiquée par la divine Providence, Espérons que tous nous avons fait de l'ouvrage durable et que nous en recevrons un jour la récompense, Cette récompense m'est déjà donnée en partie sur la terre, car c'est pour mon cæur un véritable avant-goût du cie, de savoir que vous êtes de bons prêtres du Seigneur, pleins de foi, de zèle pour le salut des Âmes, et de soumission À la volonté et même aux désirs de votre archevêque. Et c'est lee qui ferait ma foree ct mon espérance, si Dieu me demandait bientôt de lui rendre compte de mon administration épiscopale, Je ne présenterius avec confiance, ime semble, au pied de son tribunal, car je pourrais lui dire : * Seigneur, bien grandes, sans doute, ont été mes fauteset mes négligences dans votre service, mais vous aurez pitié de moi et vous me pardonnerez en considération des œuvres que vous n'avez permis de faire, et surtout desiministres fidèles que vous n'avez donnés et que j'ai formés pour Fhonneur de

votre Eglise. Je les ai gardés avee soin et je les contie

pleins de force et de santé spirituelle à la garde et à la vigilance de mon digne successeur. Opus consitnmart

quod dedisti mil ut faciain. Quos delisti mihii custodiri.”

Veuillez done, messieurs, accepter mes plus sincères remerciements pour toutes les consolations que vous n'avez données au milieu des Tabeurs et des soucis de ma vie épiscopale, en attendant que vous soyez, comme je l'espère de Ta miséricorde divine, ma couronne et ma gloire au ciel,

Merei mille fois, messieurs, pour la part si généreuse que vous avez prise au maintien de FôteDieu du

UX père astorale, qu'il est travaille indiquée MS VON Vrons un à donnée véritable de bons le salut CIne AUX ferait ma bientôt de opale, 40 il pied de ieur, bien égligences oi et vous que vous fidèles que onneur de les confie Le et à la SUR TT

custodirr,

S SINCÈTES que vous ucis de ma comme je

ne CE MA

SÉNÉTEUSC Dieu du

ADRESSE DU CLERGÉ DU DIOCÈSE DE QUÉBE( 211 Sacré-Cœur, qui continuera au nom de tous ses bientaiteurs l'œuvre de charité commencée iv a vingt ans

En retour, je vous souhaite longue vie, bonheur et prospérité. Que Dieu vous bénisse, vous et vos funilles ! Qu'il bénisse vos travaux et qu'il vous récompense dès cette vie pour le respect ot l'affection que VOoris l'avez témoignés ! Ce sont à les biens que je ne eesserat de demander pour vous à Dieu pendant les quelques jours Qu'il lui plaira de me laisser sur la terre. Et quand je vous aurai précédés dans li céleste patriesmes meilleures prières seront encore pour vous, et ee sera de toute mon âme que Je redirai au Père céleste Tes paroles de son Fils :

r nr ; Pare A Volo. Pauter, “HE Hbr Suit eo, allie et ninister ments crite

No 19 ADRESSE DU CLERGÉ DU DIOCESE DE ol EBEC

Er IT Here,

L'ouverture solennelle des fêtes glorieuses de votre jubilé sacerdotal fait tressuillir aujourd'huitous les caurs de la plus juste et de la plus sainte allégresse. Ces douces émotions sont avant tout le consolant privilège de la grande famille qui vous à été confiée par Dieu et dont les membres, bien que dispersés en apparence, se trouvent pourtant tous ici avec nous en ce moment, réunis dans une même pensée de respect, de reconnaissance et d'amour.

Mais, parmi ceux quise pressent en ee beau jour auprès de votre trône pour vous offrir leurs vœux et leurs homimages, les plus heureux, Eiminence, ne sont-ils pas vos

prêtres, puisque leur caractère même et les Tiens sacrés

11) ) CÉ AIT A ADRESSE Di CLERGÉ DU DIOCEÈSE DE QUÉBE

qui les unissent à votre personne, leur assurent une participation plus intime aux joies qui inondent l'âme de leur pasteur bien-aimé, et leur permettent de venir avee lui et près de Tai bénir le Ciel des grâces sans nombre qui lui ont été accordées pendant une longue carrière, uniquement

consacrée au service de Dieu et au salut des Ames,

Lorsque le 10 septembre 1842, l'antique église de Sainte- Marie de la Beauce, Bt vénérable chapelle Sainte-Anne et le vieux manoir seigneurial qui v est attenant contemplerent le jeune lévite qui, tout ravonnant de candeur, recevait ee jour lonetion sainte, la foule salu avec un idicible bonheur Le digne rejeton de nobles ancêtres et espoir de la religion et dela patrie. Mais quels n'auraient pus été ses transports d'enthousiasme, si FAnge du Keieuour, naunfestant les décrets de TEternel, eût laissé entrevoir ec que serait un jour celui qu'un Pontifé ami venait, avec une si légitime satisfaction, de faire prêtre

de la sainte Eglise

Etain ee, eco secret que gardait alors le clel, la terre Fa vu depuis se dérouler admirablement, pendant ces cinquante années où se sont acenmulés sur votre tête bénie tous les mérites et toutes Los eloires du sacerdoce de Jésus-Christ.

Fleureux Le diosise qui deviuit être témoin de toutes ces merveilles! eureuse, la première et entre toutes, la célèbre maison qui vous acquit dès lors, et à laquelle vous allez consacrer une si large portion de votre existence ! Formé dès l'enfance dans le sein fécond de cette digne Aline Matos, disciple de maîtres lustres que vous deviez dépasser un jour, amateur passionné de Lx discipline et de l'étude, mais avant tout prêtre selon le eœur de Dieu, Rome acheva de vous pénétrer des Tumières de la science ct du parfum de toutes les vertus sacer-

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