DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC
Evultate Deco a ljutori nostro : jubilutr Do Jacob: + Réjouissez-vous en louant Dieu notre protecteur : chantez dans de saints transports les bienfaits du Dieu de Jacob." (Ps S0,)
En DIT HEC, A SSCHYHOCUTS, M N Frèr S,
Lorsque, sous la lot ancienne, Te peuple d'Esraëlavait remporté une victoire, lorsqu'un nouveau triomphe sur les ennemis de Dieu où une nouvelle faveur dispensée par le Ciel avait été enregistrée par Biomain des prophètes dansles annales publiques, les anciens, les chefs des tribus, la nation tout entière, par ordre du roi, était invitée à rendre de solennelles actions de grâces au Seigneur. Des hvinnes, de joveux eantiques, composés par David lTuimême, étaient chantés avec l'accompagnement des instru ments les plus puissants et à li fois les plus doux et Tes plus harmonieux.
Aujourd'hui, les anciens du peuple, ses chets spirituels dans l'Eglise de Jésus-Christ, accourant à la voix d'un Prince bien-aimé, vénérable par les ans, plus vénérable encore par lauguste majesté de la sainteté et de li grandeur, se sont réunis dans lantique cité de Champlain, berceau de li foi chrétienne dans F Amérique du Nord. [ls viennent, entourés de prêtres, de Tévites et d'une foule innnense de fidèles que les murs de cette basilique ne sauraient toute contenir, commeémorerun glorieux événement : ils viennent unir leur voix, leurs chants et leurs prières aux prières et aux hymnes de joie de ce Prince et Pontife pour remercier le Ciel des bienfaits dont il la
comblé dans sa longue et laborieuse carrière {ils viennent
dis-je célébrer dans une commune allégresse et avec tout l'éclat que réclame une date si mémorable, son jubilé sacerdotal,
En ec jour d'actions de vraies et de pieuses réjouis- SANICCS, HOUS Né pouvons mieux faire que d'emprunter les paroles, toutes débordantes d'émotion, du Roi-Prophète lui-même, exaltant la gloire de Jéhovah: Réjouissezvous en louant Dieu notre protecteur. Chantez sur la harpe et les plus joveux instruments les louanges du Dieu de Jacob.
Pour mieux disposer nos cœurs à remplir envers Dieu ce grand devoir de foi, de piété et de reconnaissance, je ne propose, ME FE. de vous montrer brièvement quelle il
été la conduite de la divine Providence dans le gouverne-
ment de Eglise du Canada.
Eu étudiant Funivers, on + remarque d'abord les traces manifestes d'une providence générale, disposant et régis-
sant toutes choses. Luce uutem. Pater. Proridentia
gubernat. Père, vous gouvernez tout par votre providence, (Sae., XIV,2.)
Mais en dehors de ces soins communs répandus sur toute créature, il existe aussi une providence spéciale réservée À FEelise de Dieu. C'est Passistance du Kaint- Esprit, promise par Notre-Scigneur, descendue au cénaele
sur le chef des apôtres et surtous les apôtres GUX-HÈMES,
transmise de sivele en siècle à tous leurs successeurs et qui doit durer jusqu'à la fin des temps. D'une manière
plus directe et plus explicite, cette assistance sans doute
s'étend À ee qui regarde le dogme et li morale, mais, | d'après la doctrine commune des théologiens, elle porte ( en même temps sur les actes plus graves et en quelque | sorte essentiels du gouvernement ecclésiastique. Parmi |
ces actes, on peut compter, à des degrés divers, Ta création
avec tout son jubilé
réjoulisunter les -Prophète 'JouissCZrez sur la 3 du Dieu
vers Dieu issanee, Je t quelle à
L'OUVCTNE-
l les traces it et réurisporidentia
tre provi-
andus sur e spéciale du Kaintau cénacle IX-HH0MES, esseurs et e manière ns doute ale, mais, elle porte n quelque ,. Parmi la création
de nouvelles éolises et, par suite, le choix des évêques , SE \ ; préposés à leur garde et à leur développement,
Si l'on consulte les annales de FEglise canadienne, on constater avec joie que ces principes ont présidé à sa
formation premiere, à DH conservation ot À SCS progres,
Trois époques clairement distinetes se détachent sur le fond de notre histoire religieuse : d'abord, Ta fondation de FEglise du Canada: puis après un siècle, nonobstant les orages qui vinrent Fassaillir,son étonnante préservation, puis enfin, depuis vingt ans, ses progres plus rapides et son brillant épanouissement, Frois noms aussi, ravonnant comme des phares sur toute notre histoire, marquent et iluminent d'un éelat particulier chacune de ces trois époques : le vénérable Francois de Montimorency-Laval, Pillustre Joseph-Oetave Plessis et Féminentissine Cardinal vers lequel se portent en ee jour tous les reoureds et tous les cœurs. Arrêtonsnous un instant devant chacune de
ces eloires,
La fondation, M. EF, d'une Eglise particulière, sur le plan de l'Eeglise universelle, est un fuit d'une Hnportanee souveraine, De méme qu'un édifice tire de si base Ta solidité, l'ampleur et les formes vénérales qui le caractérisent, dé même chaque Eglise, nonvellement établie, puise dans Îles premières pierres sur lesquelles elle repose le secret de sa force, de <a prospérité ot de <a grandeur. Pour jeter dans le sol ees bases fermes et sûres, pour élever sur é6s fondements un édifice durables il faut un homme dont intelligence aussi vaste que féconde, puisse embrasser tous Îles temps, qui connaisse le présent et pressente Pavenir, dont le zèle pur et ardent, constant et nfatigable, ne recule devant nul obstacle dans œuvre de
[ea
la conversion et de la sanetification des Âmes : il faut, disje, un esprit véritablement supérieur, uni à un cœur d'apôtre. Tel fut François de Laval, premier évêque de Québec et fondateur de FEglise du Canada,
La sagesse et l'intelligence de Merde Laval se révèlent tout d'abord dans le soin qu'il prit de soustraire son Eglise naissante aux funestes influences de l'erreur gallicane, et de greffer cet humble rumeau sur le tronc immortel de l'Eglise romaine elle-même. Ne pouvaitil pas, ce prélat agréé par le Roi, dans un siècle où tout proclamait la gloire incontestée du plus puissant des monarques, suivre le courant des idées dominantes et faire de son Eglise une vassule de PEglise de France? N'ille pouvait, M Fil ne le voulut pas. [comprit que Rome seule avant reçu Les promesses de Pinfulibilité, vers Rome doivent se tourner tous les peuples et toutes Les églises : que de Rome doit nous venir Fexpression de li vraie doctrine, et que transmettre aux nations les enseignements de Rome, é'est leur transmettre la foi, la vérité et Ta vie,
Ce même esprit de sagesse, d'admirable prévovanec, se révèle également dans les Tuttes vives et ficheuses que lillustre fondateur de l'Eglise canadienne eut à soutenir contre les gouverneurs On débattait une question vitale : il s'agissait de maintenir, dans toute leur intégrité, les droits sacrés de l'Eglise, d'aflirmer, de faire reconnaître la supériorité du pouvoir religieux sur la puissance civile : il fallait mettre ce principeaux bases mêmes de la société et en hnprégner Pesprit et le cœur de notre peuple. Maintenant que cette idée, st hautement défendue par Le premier évêque de Québec, a traversé les siècles, et régit sans conteste la nature des rapports entre l'Eglise et l'Etat, avec quel sentiment de religieuse reconnaissance ne doit-on pas bénir la mémoire de celui qui, au prix de tant
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de sacrifices, assura à notre pays l'existence d'un bien si !
précieux
Vous parlerui-je, M. des autres qualités que la divine Providence avait départies à Mgr de Laval et qu'il sut mettre en si haut relief dans Fœuvre de fondation qu'on lui avait confiée ?
Qui de vous, en étudiant cette vie si pleine d'intérêt, n'a souvent admiré son talent d'organisation et ee génie pratique dont l'action efficace à tracé avee tant de sagesse les routes de l'avenir 7 Qui surtout n'a admiré son énergie, son courage, sa fermeté, sa persévérance, ses vertus vraiment héroïques et cette brûlante charité qui en ont fait le missionnaire le plus dévoué de la Nouvelle-France ? Ce n'était pas tout de fonder le royaume de Jésus-Christ : il fallait lui gagner des mes. A l'exemple des premiers évêques, qui tous portaient au front lauréole de Tapostolat, Mgr de Laval fut apôtre. [Ten embrassa les croix : ilen connut les fatigues, les privations, les ennuis ? mais aussi il en recueillit les gloires, En mourant, ileut 1e bonheur de voir ectte Eglise qu'il avait tant aimée, à laquelle il avait voué ses talents, sa fortune, sa santé, sa vie inèême, et qu'il s'était efforeé d'asseoir sur le double fondement d'une foi incorruptible et de la plus pure morale, 11 eut, dis-je, le bonheur de voir cette jeune Eglise prospérer, se développer et passer, pleine d'espérance, sous lt houlette
d'un autre pasteur.
Un tel héritage ne pouvait périr. Légué par de telles mains, par un évêque dont le nom, après avoir reçu Ja consécration des siveles, recevra bientôt sans doute la conséeration définitive de l'Eglise, il devait subsister, Et en effet, tant que dura la domination française, FEglise du Canada fit de constants progres, S'étendant d'année en année, S'enrichissant des fruits merveilleux du zèle et de
l'énergie des pasteurs dévoués qui vinrent s'asseoir tour À
tour surle trône épiscopal de Québec,
Cependant les œuvres de Die ont besoin de Fépreuve, soit pour se dépouiller d'éléments trop humains, soit pour qu'éclate en elles, d'une manière plus frappante, aux veux
des générations, Bt protection divine,
Le peuple et l'Eglise du Canada traversérent une cerise terrible, qui forme ai période plus triste et Ta plus agitée de notre vie nationale. Le jour où notre patrie vit le drapeau français s'éloigner de ses murs, quels sombres et douloureux moments ! Kon peuple décerné, ses chefs tombés dans la lutte où repartis pour la France, sa langue, sa religion, ses institutions menacées par un vainqueur hostile, désireux de consolider par tous les moyens possibles l'autorité de son gouvernement, tout semblait conspirer contre nos intérêts religieux et nationaux et mettre el péril hotre existence elle-même. L'heure était critique, l'épreuve redoutable : mitls le Ciel veilliuit SUr nous, et, semblable au chêne de la torêt qui grandit et se fortitie sous de choc de la tempête, FEglise canadienne, fuisant face à l'orage, en est sortie plus forte, plus vigoureuse et plus prospère. Ce triomphe, elle le doit, apres Dieu, à son clergé, À ses pieux etzélés pasteurs. elle Te doit surtout à un homme dont la physionomie personnifie dans Fhistoire le courage indomptable et Finvincible fermeté unis à L'habileté, à la modération et à la sagesse, Mer de Laval avait fondé l'Eglise canadienne 2 Mer Plessis Fa sauvée,
Disciple de Mer Briand et formé de bonne heure à | l'école de ee digne évêque qui eut le premier Fhonneur de
travailler à la restauration religieuse de notre pays, le
jeune Plessis put apprendre combien une sage prudence,
or tour à
épreuve, .soit pour aux VEUX
une cerise et la plus \ patrie vit s sombres ses chefs su langue, vainqueur VERS posblauit conset mettre iteritique, nous, et, se fortitie he, faisant reuse ot s Dieu, à ot surtout lans Fhis meté unis rde Laval ‘a stuvée, * heure à onneur de DAYS, le prudence,
évitant avee un égal soin lemportement aveugle et les timides faiblesses, est puissante sur le eur des hommes, Muni de cette vertu, lintrépide prélat eanadien prit d'une main énergique li défense de nos droits et consacra toute son influence, soit d'abord eomme coadjuteur, soit ensuite comme évêque titulaire de Québec, à cette œuvre capitale : la conquête de la liberté roligiouse,
Pour bien comprendre, MF, les dificultés d'unetelle entreprise, il convient de se rappeler qu'à cette époque où l'Angleterre entretenait encore visivis des eatholiques les plus étranges préjugés, un double obstacle se dressait devant nous : la différence de race et la diversité de religion, Sans doute, les traités de 1760 et 1763 établissaient clairement nos droits: mais le droit peut-il quelque chose, quand la toree Je domine ? Comment. Héchir a puissanec d'un ennemi si plein de Tuianême, Si défiant, si prévenu contre tout ec qui était français et contre ec qu'on appelait avec mépris le papisme ? Un autre, moins habile, moins constant et moins perspicace, eût échoué dans cette Tutte 5 mais Pilustre Plessis triompha. trompha d'abord par son prestige personnel, son tact, ses bons procédés; iltriomplha de plus par la force et Fascendant irrésistible de Ta vérité, par Part avec lequel il sut montrer à ses adversaires comment la foi catholique, en préchant la fidélité, une Soumission franche et lovale aux pouvoirs établis, formait le meilleur appui de P'Angleterre en cette colonie, C'était prendre à l'ennemi ses armes. En Fannée 1815, l'évêque catholique de Québec fut ofliciellement reconnu et on appela peu de temps apres à lhonncur de sicuor dans les conseils de la nation Plus tard son territoire, qui étendait alors de l'Atlantique al Pacifique, tro] vaste pour être l'objet d'une même adininistration, put être
L—Mgr Plessis fut nommé Conseitler Légistatif on ISIT,
partagé en nouveaux diocèses : Fédueation, dont les protestants avaient voulu s'emparer, prit un essor nouveau ; bref l'Eglise était bre et commeneait à se mouvoir sur Le terrain CONS par lu sue politi que de son premicr pasteur,
Je ne nr'arrétora pts, \I. I". îl rappeler je] (NE que firent tour à tour les successeurs de Mer Plessis pour achever de dissiper les nombreux préjugés élevés contre hous et pour donner au catholicisme une place convenuble sous Je soloil de notre patrie, Fine faut être court, et, du reste, eos détiils vous sont assez connus, Cinquante années d'efforts et de Tuttes progressives nous conduisent à la troisième et à lt plus brillante période de notre histoire reheicuse,
Le jeune arbre, planté sur les rives du Saint-Laurent par Mer de Laval, avait poussé de fortes racines. Assailli tout à coup par une violente tempêtecet sur le point d'être arraché du sol, nous avons vu qu'il trouva dans le zèle d'évêques intrépides, et parmi eux, d'un honme de vence, un appui et une force nouvelle. Il nous reste maintenant à contempler d'un ail réjouit le spectacle de
sa floraison et de son glorieux épanouissement,
Dieu, M, F, dans son infinie sagesse, proportionne les SCCOUrs aux besoins et les hommes au caractère destemps. Autre chose est de fonder. autre chose de conjurer ui danger innédiat, autre chose d'embellir, d'accroître, de perfectionner. A époque où nous sommes rendus, ce Qu'il fallait pour remplir les desseins de x Providence sur FEglise du Canada, ce n'était ni un apôtre dans le sens formel du mot, ni un lutteur, ni un diplomate, mais une me d'élite réunissant en elle comme dans une vaste synthèse les plus hautes qualités spéculatives et pratiques.
t los jPro-
1OUV OU voir sur premier
] ce que sis pour és contre 6 CONVCT tre Court, Cinquante onduisent de notre
it- Laurent 'N. Assullt ont d'être ns le zèle bonne de nous reste
etucle de
rtionne les destemps.
mjurer un roître, de rendus, ce rovidence e dans le hate, mais
une vaste pratiques.
FE fallait un homme descience, avant puise longuement aux sources les plus pures de la philosophie, du droit, de a théologie, et capable d'imprimer aux classes snpérieures et dirigeantes de la société, notamment au clore, un vigoureux élan dans les sphères intellectuelles, TN fallait ti homme d'expérience, brisé à la pratique des P'CPSONTECS et des choses, d'un commerce doux et facile. fertile en ressourecs. actif, laborieux, patient et dévourc, EE fallait de plus une intelligence puissante et élevée, sereine et modératrice, alliant au souci des nobles progrès une fidélité inviolable aux traditions les plus vénéréces, d'un jugement assez éclairé pour comprendre tous les besoins de notre état social et d'une trempe assez ferme pour ne jamais rien sacrifier des droits Hnpreseriptibles de l'Eglise, fallait enfin (et ce n'est pas lt moindre condition) une âme toute pénétrée de l'esprit de Jésus Christ, un cœur droit, d'une foi vive, d'une charité ardente, pouvant donner au peuple Fexemple d'une vie sunte et faire fleurir partout, dans le champ béni du Seigneur, par diverses fondations pieuses et toutes sortes d'œuvres salutaires, les grandes vertus du ehristianisine, Cet homme, ce savant, cet habile administrateur, cot esprit pondérée, ferme et doux à li fois, ce prétre et ce pasteur modèle, Dieu nous Fa donné. Aïje besoin de le nommer”? son nom est sur toutes les Tèvres, son éloue dans tous les cœurs Cinquante années de sacerdoce proclament ses vertus : plus de vingt années, constnées dans leslabeurs d'un fécond épiscopat, ont tressé autour de son front une inmortelle couronne,
Ah!que n'atil pas fait, cet auguste vieillard, pour le bien de son Eglise et de la société canadienne Grâce à lui, les études elassiques, philosophiques et théologiques ont accompli de réels progres, et c'est en obéissant à sa
haute impulsion, ainsi qu'à celle de Léon XTTTE, que FUni-
nersité. Laval adoptait naguère dans ses cours les méthodes si remarquables de saint Thomas d'Aquin, Cette jeune institution, dont il fut l'un des fondateurs et dont il a su remplir avec un égal succès les charges de recteur, de visiteur et de chancelier apostolique, au travers des phases diverses qui en ont retardé Ta marche, lui doit en wrande partie de S'être maintenue et de pouvoir aujourd'hui, de ses deux sièges de Québec et de Montréai, sous la puissante égide de Romeet de Fépiscopat, tourner avec confiance les veux vers Pavenir. Grâce à lui, des sociétés de colonisation se sont formées et ont prospéré ; et ce sera lune des gloires les plus consolantes de son règne d'avoir pu binir de sa main tant de nouvelles églises, d'avoir donné Fonction sainte aux fondateurs de plusieurs diocèses, et d'avoir vu dans la province ecclésiastique de Québec l'érection canonique de deux nouveaux sièges métropolitains, Que dire de son zèle pour la création ou le soutien des maisons religieuses qui ornent de tous côt's son vaste diocèse? Que dire du nombre prodigieux de lettres et de inandements émants de sa plume ou plutôt de son cœur, pour nourrir la piété, pour ranimer dans les âmes le culte de Notre Seioneur et amour de la sainte Eglise ? Que dire enfin de l'autorité de ses enseignements dont les lumières doctrinales ont éelairei tant de points obscurs et permis de dirimer tant de controverses ? Ce n’est pas le lieu de juger des questions que Fobéissance, l'esprit de foi et de charité doivent tenir pour toujours ensevelies dans le passé 5 mais du moins nous ne pouvons taire ee que tous avoneront sans peine, à savoir que les vues larges et élevées du plus haut représentant de Jésus-Christ dans ce pays ont épargné au peuple canadien des divisions protondes ét li prolongation de trop cruelles épreuves. Ce qu'a été Léon XITE, ce grand docteur des temps modernes, pour l'Eglise universelle, léminentissime Car-
éthodes te jeune til a su teur, de ers des 1j doit en ‘aujour- Gal, SOUS ner avec sociétés ce sera e d'avoir , d'avoir diocèses, » Québec métropoe soutien son vaste tres et de SON CŒUr, le culte Eglise ?
k dont les bseurs et est pas le esprit de nsevelies s taire ce ues larges irist dans divisions épreuves.
es temps sine Car-
dinal archevêque de Québec nous semble lavoir été, sur un théâtre plus restreint, pour l'Eglise du Canada.
Le mérite d'un tel homme, ses vertuset ses œuvres, pardessus tout, son attachement inébrantable an Saint-Siège, appelaient sur sa tête les honneur: les plus éclatants. Le jour vint où le Pape, voulant récompenser ce fidèle serviteur et donner en sa personr toute FEglise canadienne son digne couronne: avestit solennellement des insignes de ax pourpre rcinaine, Ce jour, un tressaillement indicible de joie courut dans toutes Ics mes, et le Canada entier, sans distinction de race mn mème de religion, n'eut qu'une voix pour acelamer ce fils illustre entre tous, l'orgucil de notre patrie,
Quelques années déjà nous séparent de ees fêtes, ct, depuis, les travaux ont blanchi cette tête vénérée que nous honorions alors ; mais, disons le bien hant, sa gloire n'a pas vicilli et elle revêt à nos veux un charme particulier en es jour d'universelle jubilation.
Combien de fois, M. F., ne vous est-il pas arrivé, par un beau soir d'été, de contempler et d'admirer les magnifiques effets du coucher du soleil dans nos latitudes boréales ! L'astre du jour, sur le point de disparaître, rase longtemps l'horizon ; il baigne de ses feux les vallées, Les lacs, les collines, les montagnes 1} projette au loin ses reflets sur les nuages du ciel, Teur donnant une teinte de pourpre, et son éclat persiste encore, lorsque déjà d'autres astres qui lui doivent leur propre lumière montent au firmament, L'éminentissime cardinal Elzéar-Alexandre Taschereau laissera dans histoire du Canada et dans toute l'Amérique un nom impérissable, L'auréole de cc nom marquera aux veux des peuples la période d'épanouissement de la foi catholique sur cette partie du continent ; et bien loin de s'éteindre avec les années elle
ira au contraire grandissant d'âge en Âge, avec les œuvres
dont ce prince chrétien a été le promoteur, 1e protecteur et le soutien.
C’est pourquoi, M. F, à genoux au pied des autels, bénissons aujourd'hui du plus profond de nos âmes le Dieu de toute bonté dont laimable providence à veillé sur notre pays avec un soin si jaloux et a daigné lui ménager tant de faveurs et tant de gloire : % ÆZrultate Den adjutori hHostro : jubilati De) Ju ob.
Remercions-le d'avoir conservé si longtemps à notre estime, à notre vénération et à notre amour celui dont la parole pèse encore d'un si grand poids dans la balance de nos destinées, mais dont la seule présence serait déjà pour nous un gage précieux d'avenir Remereions-le d'avoir permis qu'en ce jour de ses noces d'or, notre bien-aimé cardinal ait pu voir réunis autour de son trône, comme une couronne de gloire, d'un côté, d'ilustres prélats, lesquels, pour nn grand nombre, reçurent de ses mains le bienfuit de leur consécration, de Pautre, avec un fils l'éminent de la vicille France, de cette France catholique que nous sommes toujours fiers d'appeler notre mère, les déposituires les plus distingués de Fantorité civile, puis tant de membres du elergé du diocèse de Québec et même des autres diocèses aecourus pour saluer en la personne de Son Eminenee un prince, un pasteur, un bientaiteur, un père, puis enfin cette foule de fidèles si pieuse et si recu@ille, représentant 12 peuple canadien, auquel Son Eminence ne eessa de témoigner la plus touchante affection,
L'anniversaire que nous célébrons n’est pas seulement la fête de Féminentissime cardinal Taschereau ; il est
LU L'amiral frança's, M. Abel de Libran.
œuvres tecteur
autels, s fimes A veillé iuné lui Erultate
À notre | dont la lance de éjà pour , d'avoir ien-aimé , comic iats, lesinains le ils émiique que les dépos tant de t même personne ntaiteur, ‘use et Si quel Son ouchante
eulement
u ; il est
aussi, et par cela même, Ja fête de toute l'Eglise et de toute la population canadienne,
I ame semble, M. F4 qu'en vovant cette Nouvelle France, jadis si dénuée de toutes ressources Hhuinaines et aujourd'hui si Horissante, formant la seule nation catholique vraiment eonpacte de toute Amérique, peut-être ième du monde entier, 1 me semble, dis-je, qu'à cette vue et au spectacle de ec qui se déroule 6n ce moment SOUS HOS VOUX, les ÉvVêqUes dout les cendres reposent SOUS les dalles de ectte basilique, le véncerable Francois de Laval et tous «ses successeurs, tressaillent dans leurs tombes, [me semble que leurs cœurs glacés, retrouvant un veste de vie, se reprennent à aimer cette Eglise pour liquetle ils surent tant travailler, tant lutter, tant souffrir, et qu'is s'unissent à vous, Archevôques et Evôêques, à vous surtout, Eminentisshne Prince, dans la bénédiction solennelle que vous allez répandre sur ce clergé et tous
ces fidèles,
Eminence, bénissez ee peuple qui vous admire, qui vous véncre ct qui vous ame, Bénissez ee clore, CCS COTE munautes, ces Institutions qui vous sont toujours si chères, Que eotte bénédiction de votre cœur SONÉTCUX tranchisse l'enceinte de cette basilique, qu'elle franchisse les Hinites de cette cité, de ee diocèse, j'ajouterai de cette province, pour aller se répandre au loin, comme une rosée bientuisante, sur le elergé et les fidèles du Canada cont entier,
A Votre Eminence, longue vie, prospérité et bonheur ! Cest le vœu de tout un peuple prosterné à vos pieds : c'est le souhait le plus ardent de Eglise, de l'Etat, de la patrie canadienne,