SCÈNE VIII
COMTOIS, puis LE DUC, ensuite ROGER.
COMTOIS. Diable! Madame estbien triste!... Il paraît que ce n'est décidément pas un mariage d'inclination. [Ouvrant ia porte.) Monsieur le comte peut entrer.
LE DUC, entrant. Et Sainl-Hérem?
comtois. Je vais le prévenir que monsieur le comte attend.
Le duc. Personne n'entrera sans être annoncé?
comtois. Monsieur le comte peut être tranquille.
Roger paraît.
le duc. Ah ! te voilà. . .
Roger s'incline, Comtois sort.
roger. De ma fenêtre j'ai vu le carrosse de votre altesse, et je suis accouru.
le duc. Très-bien... Et ces lettres?
ROGER. Les voilà, monseigneur.
le duc. Merci, et la clef?
roger. Ah! oui, la clef... la voici.
le duc. Tu n'en as plus besoin, je présume; car j'ai appris de tes nouvelles par madame de Maintenon. Ma foi, mon ami, je t'en fais mon compliment, c'est très-beau de ta part, toi qui as une grande fortune, épouser une jeune personne qui ne possède rien.