‹ JudithChapitre 189 sur 547 · LE PRINCE, LA MARQUISE, CARACOLI · texte numérisé non relu

LE PRINCE, LA MARQUISE, CARACOLI

Quelle est donc cette puissance Qui soumet le monde entier?

Devant pareille science Il faut bien s'humilier !

Montrant Cécile.)

De l'amour la vive flamme S'est éteinte dans son cœur, Et fait place dans son âme Aux dédains, à la froideur !

CÉCILE

Je croyais à sa constance, Et pouvais tout défier ; Il me trahit et m'offense, J'ai juré de l'oublier !

C'en est fait, indigne flamme!

Soyez éteinte en mon cœur...

Et faites place en mon àme An mépris, à la froideur !

LE CHEVALIER

Je cioyais à sa constance, Et pouvais tout délier!

Adieu, trompeuse espérance ! Adieu, mon espoir dernier !

De l'amour la douce flamme S'est éteinte dans son cœur, Et fait place dans son àme Aux dédains, à la froideur!

IOSTRO,

CAGLIOSTRO

L'on doutait de ma science,

On osait de me défier!

Vous voyez que ma puissance

S'étend sur le monde entier !

Oui, je règne sur les âmes.

Et fais, dans un tendre cœur,

Succéder aux vives flammes

Le dédain et la froideur !

(Cécile accepte la main que lui offre Cagliostro, et sort avec lui par la porte à gauche, suivie du prince et de la marquise. Caracoli , à qui Cagliostro a fait signe, sort par la porte à droite. Le chevalier reste seul en scène.)

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