‹ JudithChapitre 281 sur 547 · VILLANELLE · texte numérisé non relu

VILLANELLE

Quand le soleil Montre en riant Son front vermeil A l'orient ,

I es champs, les cieux Lui font accueil , Et tout joyeux Quittent leur deuil ;

Tiède frisson Passe dans l'air ; Chaque buisson Chante son air;

Et jour qui luit Rit sur les fleurs, Où de la nuit Brillent les pleurs.

La joie ainsi Va triomphant Du noir souci Chez un enfant.

Aube d'été Moins a d'attrait Que sa gaîté Qui reparaît ;

Du mal passé Ne se souvient; Ombre a cessé Et jour revient ;

Comme les fleurs L'enfant joyeux Rit , quand les pleurs Sont dans ses yeux.

ISABELLE

Les doux sons ! l'aimable peinture !

Vos accents m'ont ravie.

(Bas à Bedfort.) Hé bien ?

BEDFORT

A cet acte il de manque rien Qu'une royale signature.

ISABELLE

Il signera ce soir.

BEDFORT

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