SCENE VIL
ACHIOR, ZELPHA , ensuite JUDITH.
ZELPHA , à voix basse [dre.
Où courez-vous, seigneur? C'est là qu'il faut atten- ACHIOR , à voix basse. [are,
Mais tu ne vois donc pas qu'elle nous fait surpren- Que nous sommes trahis, quenous sommes perdus, Qu'à son indigne amour elle nous a vendus, Que nous venons trop tard, et qu'elle a changé l'heu- Qu'elle livre Israël, et qu'il faut qu'elle meure? [re; Ah! nous sommes tombés dans un lâche complot! La perfide l'aimait!...
JI'DITH , un glaive à la main.
Vous pouvez parler haut.
ACHIOR.
C'est elle !
JUDITH, avec exaltation.
Dieu puissant, ma tâche est achevée !
ZELPHA, relève le rideau du milieu ; on aperçoit dans
le fond de la tente Holopherne étendu mort sur
son lit.) Ciel!
Israël est libre , et Judith est sauvée ! (A Achior.) Je l'aimais... disais-tu .. que t'en semble à présent ?
Mais quel froid me saisit,.. Que ce glaive est pesant!
(Elle laisse tomber le glaive — Tumulte. Des soldats envahissent le théâtre , et s'emparent des i»sues.)
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