LES RONDES* DE NUIT
Sentinelle , Garde à toi !
Garde à toi !
TANGUY DUCHATEL, à Dunois.
N'ai-je rien entendu?
UNE VOIX, l'ii dehors de la scène.
Qui vive?
I NE ai tue voix, de même.
Lai lire !
LAHIRE, à Dunois.
Avant le jour j'arrive.
DUNOIS, lui serrant la main.
En chevalier fidèle au rendez-vous.
LAHIRE , montrant ceux qui l'accompagnent. Ces braves m'ont suivi , les autres dans la plaine Attendent le signal.
DUNOIS
Comme ceux que j'amène.
TANGUY DUCHATEL
Et ceux que je conduis.
DUNOIS
La fortune est pour nous.
Espérons !
une voix, de l'autre roté de la scène. Qui vive ?
une autre voix.
Saintrailles !
s AIN l iiAlLLKS, en présentant à Dunois et à Tanguy Duchàtel, les bourgeois et les étudiants qui lesuivent. Non pas seul : de Paris ces enfants généreux
Désertant leurs murailles , Ont rejoint dans la nuit mes escadrons nombreux , l'our tenter avec nous le hasard des batailles.
DUNOIS
Que nos rangs s'ouvrent donc pour eux.
TANGUY DUCIIATEL.
N iens, commande, ô mon 7{oi! que ne peut cet te armée, Par ta présence auguste à combattre animée? (Tirant son épée.)
Sur ce fer, devant Dieu , jurons
De n'avoir plus l'Anglais pour maître !
Le jurez-vous ?
LE CHOEUR Nous le jurons.
TANGUY DUCHATEL
D'être libres !
LE CHOEUR
Nous le jurons.
TANGUY DUCHATEL
Il ne faut que du cœur pour l'être :
Vainqueurs ou morts , nous le serons.
LE CHOEUR
Devant Dieu , nous jurons de l'être :
Vainqueurs ou morts, nous le serons.
TANGUY DUCHATEL
Quel bruit ? est-ce une erreur ?...
(Faisant quelques pas vers le fuiid.)
Non , dans la nuit Je vois par intervalle à la lueur des feux, [profonde
Une barque glisser sur l'onde.
Elle aborde. O bonheur ! courons au-devant d'eux.