‹ JudithChapitre 348 sur 547 · REPRISE DU CHOEUR · texte numérisé non relu

REPRISE DU CHOEUR

TOUS , immobiles.

Amis, le signal nous appelle, etc.

(Au moment où l'adjudant repasse a droite, Victor et Edmond se sont remis en ligne aux deux extrémités ; Pétermann se tient droit, et la main au bonnet, devant la porte par laquelle les trois fem» mes se sont évadées, et qu'il a refermée.)

y [S DU DEUXIEME ACTE.

te théâtre représente le cabinet du sous -directeur à la guerre. A gauche, le bureau du travail, chargé de cartons, de dossiers, etc. Portes latérales. A droite, une fenêtre, fauteuils, paravent. Au fond, cheminée avec pendule, une carafe et un verre.

DUPERRON, SAINT-RÉANT.

SAINT-RÉANT, debout.

Calmez-vous, mon che' Dupé'on !

DUPERRON

Ça vous est bien facile à dire, calmez-vous î quand le ministre vient de me traiter comme on ne trailepasun chiffonnier!., moi, sous-directeur à la guerreidepuis 1765!.. parce que ce travail delà nouvelle promotion n'est pas prêt.., ce n'est pas ma faute... avec les stupides employés dont je suis entouré ! Je fais tout par moi-même.

saI.nt-réant, à part, en riant.

C'est peut-êl'e pou' cela que le minist'e n'est pas content.

DUPERRON, se retournant, comme s'il parlait au ministre.

On le fera votre travail... on le fera!., on se tuera le corps et l'âme... (a Saint-Béant.) Mais, vuos sentez, cher ami, que cela m'empêchera d'aller ce soir à votre bal.

SAINT-RÙA.NT.

Comment?

DUPERRON

Je vous enverrai mon épouse, M3" Duperron.

SAINT-BÉANT

J'y compte bien ! et même , voilà quelques invitations en blanc qu'elle m'a demandées... pou' des danseu's.

DUPERRON, les posant sur son bureau.

C'est vrai!., elle connaît énormément de danseurs, ma femme... ce n'est pas étonnant... veuve d'un général. ..qui avait beaucoup d'aidesdc-camp.

SAINT-BÉANT

Moi je se'ai désolé de ne pas vous avoi' ù la signatu'e de mon cont'at.

DCPERRON, riant.

C'est donc décidé?., vous sautez le pas?.. On m'avait dit que la petite faisait quelques simagrées.

SAINT-RÉANT , souriant d'un air fat.

Comme elles e:i font toutes... Elle se'a enchantée ap'ès.

duperron, à part, le regardant.

Ça n'est pas sûr.

SAINT-RÉANT.

Des amou'ettes d'enfant!., elle s'était échappée de chez moi... mais j'ai 'essaisi la tend'e colombe.

DUPERRON

Et vous la rendrez heureuse malgré elle !

SAINT-RÉANT.

Que voulez-vous? le p'eaiier consul l'exige,,.

f Je ne veux pas désobliger le hé'os!.. Il a déjà des idées de fusion ent'e les g'andes fo'lunes d'aut'efois et les gloi'es mode'nes. Et comme il pa'aît que je suis une gloi'e...

DEPERRON.

Parbleu! un munitionnaire général!.. C'est vous qui restaurez la gloire!., eh! eh! eh!..

(11 rit et reprend tout-à-coup sérieusement.) Pardon si je me remets à l'ouvrage... mais je fais tout par moi-même.

SAINT-RÉANT.

Vous n'oubli'ezpas ce que vous m'avez p "omis pou' mon f'è'e?

DUPERRON

Non, non... vous m'avez demandé de ne pas lui donner d'avancement... j'aurai égard à votre recommandation... (A mi-voix.) Je ne vous cache pas, cependant, que c'est une excellent officier... toujours le premier sur la liste de son colonel.

SAINT-RÉANT.

Plus la'd, je ne dis pas... il est si jeune !... et puis, je vous ai expliqué mes 'aisons.

DUPERRON

Sans doute... sans doute!., dès que ca vous est agréable...

saint-réant, lui serrant la main.

Ce cher ami!., tâchez donc de venir faiV: un tou' ce soi'... Le p'emier consul v se'a... il est bon desemont'er... dans un moment où on va c'éer tant de choses !

DUPERRON

MonDieuîqu'on me laisse ma place de 12, 00<) fr., c'est tout ce que je demande! et puis, si vous voulez que je vous l'avoué, je crains les yeux du prenne' consul... il a une manière de vous regarder... je l'ai vu deux fois chez le ministre... son conp-d'œil d'aigle semblait dire en toisant ma coiffure à l'oiseau royal... « Changezmoi cette tête-là !.. » J'ai provisoirement changé de perruque.

SAINT-RÉANT.

Enfin, si vous venez, vous se'ez le bien 'eçu... (Revenant sur ses pas.) A p'opos... VOUS savêzla nouvelle?

DUPERRON

Mon Dieu, non, cher ami... je suis au ministère... je ne sais rien !

SAINT-RÉANT.

On est enfin su' la face du fameux Geôles Cadoudal.

DUPERRON

Cet infâme conspirateur qui en veut «u\ jours du premier consul?

SAINT-RÉANT.

Malheu' à ceux qui lui an'oat dociaê asile ou

p otection... ils pa'tace'ont son so't

LA FILLE DE FIGARO

DUPERRON

Et ce sera bien t'ait. S'attaquer au colosse!.. au grand homme ! au demi-dieu !.. Je ne coupas re misérable... mais s'il était là , je lui durais. ..c'est-à-dire, non... je neluidiraisiien... je l'étranglerai !

SA1NT-RÉANT, riant. Peste !

DITERUON.

Voilà commeje suis, moi.

SAINT-REANT. riant.

Je ne sais pas t'op ce qu'il pou'ait 'épond'e à cela... Sans adieu, mon t'es cher... (a part.) 11 n'est pas fo't le sous-di'ecteu'.

(Il sert.) ee&3î«393G0099«O9e99aees39S9s<;«e3s^3>i3s»ssa^«»asecoi«

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