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LA PART DU

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Non, non, plus de partage !

Je renonce, en ma rage, An traite' qui m'engage; Dussé-je être perdu, Ici, rien ne m'arrête '■ S adressant à Asmodée.)

Que par toi la tempête Éclate sur ma tète :

Notre pacte est rompu, M'entends-tu ? m'entends- tu?

Oui, oui... tout est rompu.

RAFAËL, passant a gauche de Casilda.

Près de toi, qui fais mon bonheur, De sa puissance je me passe !

Et si tu me gardes ton cœur...

Viens, viens...

Il l'embrasse sur l'épaule gauche.) CASILDA , se touchant au même moment l'autre épaule. Ah ! l'on m'embrasse !

RAFAËL, poussant un cri de colère.

Ah !

(Remontant le théâtre, et s'adrêssant à Asmodée qu'il ne voit pas.) Monsieur ! c'est un trait perfide et déloyal 1 Monsieur ! c'est un abus du pouvoir infernal ! Et c'est enfin d'un lâche... oui... m'entendez-vous bien? De se cacher ainsi pour dérober mon bien ! (Serrant Casilda dans ses bras et l'embrassant encor.) Ma vie à moi!... mon amour... mon trésor!... CASILDA, montrant son autre joue.

Ah ! l'on m'embrasse encor.

ENSEMBLE

RAFAËL, avec fureur, tire son épée.

Non, non, plus de partage !

Je brise dans ma rage Le traité qui m'engage !

Dussé-je être perdu, Ici rien ne m'arrête ! (S'adrêssant à Asmodée.) Que par toi la tempête, etc.

CASILDA, riant.

Ah ! sa jalouse rage M'offre trop d'avantage , Et d'un pareil partage Le veilà confondu!

Hélas ! etc.

Rafaël, qui a tiré son épée, poursuit Asmodée sous la table, derrière les fauteuils, puis revient à Casilda qu'il tient d'une main, tandis que de l'autre il se met en garde contre Asmodée.)

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