‹ JudithChapitre 511 sur 547 · scène · texte numérisé non relu

scène

J'offre ma patience en al tendant. Reçois Cette libation des affronts que je bois. D'ailleurs, je suis plus fort contre le vieil outrage. Aux pleurs de la pitié j'ai trempé mon courage Cette source, nouvelle à mon front étonné, A lavé sa souillure et l'a rasséréné.

Je m'apprivoise au lit de fange, où je me vautre. Je ne vois mes affronts que comme ceux d'un autre, Et j'ai besoin tantôt, non pas de me dompter, Mais de me battre exprès les flancs pour m'irriter. Oh! qu'un mot bienveillant apaise de colère Au cœur d'un malheureux !

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