‹ Judith et Esther, mois de Marie du XIXe siècleChapitre 52 sur 72 · IGO VINGT-CINQUIEME JOUR · texte numérisé non relu

IGO VINGT-CINQUIEME JOUR

torsade blanche et étincelant de pierres précieuses. Un collier d'or, un cimeterre à poignée d'or, des bracelets d'or complétaient leur costume. Tous ces ornements devaient être remis à celui que le roi voulait honorer.

Assuérus, ayant entendu la réponse d'Aman, lui dit : « Ne perdez pas un instant, et faites tout ce que vous venez de dire au Juif Mardochée, qui est assis à la porte du palais. Prenez garde de ne rien omettre de ce que vous avez dit. »

La foudre serait tombée sur sa tête, qu'Aman n'aurait pas été plus atterré. Avoir luimême, sans le soupçonner, tracé avec un soin jaloux le programme détaillé du triomphe de celui dont il était venu, avec confiance, demander la mort pour le jour même, la mort sur un gibet déj;\ préparé et dont la hauteur devait élever l'ignominie de Mardochée aux yeux de toute la ville ! Être condamné, lui Aman, lui le premier ministre du roi, lui le plus haut personnage do l'empire,

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