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faisantes. Voilà bien Esther devenue la grande impératrice des Perses, la reine bien-aimée d'Assuérus, qui, du trône où elle est assise, fait sentir sa salutaire influence, non-seulement aux Juifs répandus dans les différentes provinces de l'empire, mais à l'empire même tout entier, par la paix et la prospérité qu'elle lui procura .
Ce fleuve devient lumineux comme l'astre du jour : c'est encore Esther qui, par l'éclat de son incomparable beauté et particulièrement de ses vertus, illumine tout le royaume d'Assuérus, le réjouit, le vivifie, l'embellit, comme le soleil, lorsqu'il se lève sur la nature.
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« Et je vis que, pour délivrer son peuple, le Seigneur fit des miracles et de grands prodiges. 11 ordonna qu'il y eût deux sorts : l'un contre les Juifs, et l'autre contre leurs ennemis. Et ces deux sorts parurent devant Dieu etindiquèrent le même jour. Et ce jour fut heureux pour les Juifs, et mortel pour leurs ennemis , parce que le Seigneur se
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ressouvint de son peuple et eut compassion de son héritage. Et ce jour sera un jour de fête pour toutes les générations futures du peuple d'Israël. »
Ainsi parlait l'humble et reconnaissant Mardochée.
Combles des bénédictions des peuples, pleins de jours et riches de mérites, Esther et Mardochée furent ensevelis avec honneur dans la capitale de la Médie, appelée plus tard Hmnda la Grande, où le voyageur Benjamin deTudèle, au douzième siècle, dit avoir trouvé une populati<^n de cinquante mille Juifs.
Réflexion. — Aux catholiques du dixneuvième siècle, si éprouvés, si menacés et si justement inquiets, montrer, par delà les noirs nuages qui obscurcissent l'horizon, les rayons de l'arc-en-ciel, signe et moyen de leur délivrance; et, au milieu des tempêtes qui agitent le monde, indiquer l'ancre du salut pour eux, pour l'Église, pour les nations : tel a été le but de ce mois de Marie.
Les belles figures de l'ancien peuple de Dieu devant avoir leurs réalités dans le nouveau, l'histf»ire du passé est devenue pour nous la
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prophétie de l'avenir. Comme on admire les traits d'un beau visage h travers un voile diaphane, nous avons vu Marie resplendir si vivement dans Judith et dans Esthcr, que l'enfant lui-même a pu dire : C'est Elle.
Oui, c'est Elle : Beauté, bonté, vie cachée, vie publique, dévouement sublime, influence irrésistible, triomphes inattendus, délivrance miraculeuse , paix et prospérité procurées à la nation sainte : rien ne manque pour faire concorder la figure avec la réalité. Ainsi, ce que furent pour leur peuple bien-aimé, Judith et Esther, Marie le sera pour nous , son peuple , sa famille , ses frères et ses sœurs. Aujourd'hui, demain et toujours, Holoferne et Aman périront par la main d'une femme. Leur sentence est portée : elle est immuable. Entre eux et la femme par excellence, la guerre est éternelle. Toujours ils l'attaqueront, tantôt en elle-même et tantôt dans sa race ; mais toujours elle leur écrasera la tête : Et ipsa conteret caput tuum.
Que nous reste- t-il pour profiter de sa victoire? Demeurer ou devenir les enfants de Marie : enfants de Marie par notre amour
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lilial pour Marie , par la sainteté de nos nKïiu's, par l'imitation des vertns de Marie. L'infaillible moyen d'y réussir est de nous demander sérieusement chaque matin : Sila sainte Vierge était aujourd'hui à ma place, comment agirait-elle? comment prierait-elle? comment travaillerait-elle? comment commanderait-elle? comment obéirait-elle? comment parlerait-elle? comment souffrirait-elle?
Tel est le bouquet de roses et de lis offert à chacun de nous, à la fin de ce mois béni. Souvent respiré, le suave parfum de ces fleurs de Marie embaumera notre âme, en sanctifiera toutes les puissances et les fera vivre de la vie de la grâce , commencement de la vie de la gloire. Amen, amen, amen.
Invocations. — Épargnez, Seigneur, épargnez votre peuple : ne soyez pas toujours irrité contre nous,
0 Marie, secours des chrétiens, priez pour toutes les nations idolâtres.
Pratique. — Répéter chaque jour les saints noms de Jésus et de Marie, soixante-douze fois, en l'honneur des soi\antc-douze,'années (\c la sainlo Vieriio.