LORS
ee mer
HOLOPHERNE
Son regard étincelle Comme un astre de feu durant les nuits d'été. Et sur son front quelle fierté !
Qu'elle est belle !
JUDITH
Mon Dieu ! fais que l'ivresse vienne
Briser sa force et sa vigueur,
Que ce soit ta main par la mienne Qui le frappe, Seignenr !
HOLOPFHERNE Oui, j'ai marché de conquéte en conquête, J'ai tout vaineu, tout plié sous ma loi,
Mais à mon tour je dois conrber la téte, Judith, vaineu par toi.
JUDITH Le voilà done, ce fier. qui n'a Jainais fait race, Et qui, dans les combats, terrible et redouté, Brille comme l'éclair farouche dans l'espace!
HOLOPHERNE
Que fais-tu ! Quelle témérité Ta main d'enfant ne peut soulever cette épée,
JUDITH Laisse. Le bras est fort quand Lione est bien trempée ! HOLOPHERNE
Verse noi plutôt l'ardente liqueur, Je veux boire, Judith, à ten charme vainqueur !