AVANT-PROPOS
Dans l’île d’Oleron, à l'extrémité d’une petite ville ignorée, 1l est une très vieille et silencieuse demeure blanche, blanche comme un logis arabe sous des couches de chaux que les siècles ont épaissies. Elle a des auvents peints en vert, et un grand portail cintré. Peu d’ouver-
tures sur la rue déserte; {oute la façade, garnie de
treilles anciennes, se développe sur une cour intérieure, où jaunissent au soleil quelques arbres centenaires, des amandiers, des grenadiers, un peu mourants et à bout de sève. Après la cour, un long jardin; après encore, une petite vigne et un petit bois, confinant à la campagne, — à cette campagne de l’île, partout sablonneuse et plate, avec, à l’horizon, l'Océan, qui roule lourdement