ACTE DEUXIÈME
Chez les Renaudin. — Une sorte de cour intérieure, jardin plutôt. — Des bordures de buis. — Des amandiers, des grenadiers et des myrtes. — Au fond, le mur blanchi à la chaux qui sépare cette cour de la rue, avec, au milieu, le grand portail rond du premier tableau, mais vu par en dedans. — A gauche, des communs. — A droite, la maison, avec des marches devant la porte. — Des pampres, jaunis par l’automne,'enguirlandent tous les murs. — C'est le soir. — 1] y à sur la maison des rayons rouges de soleil couchant qui, peu à peu, montent vers les toits et s'éteignent. — Près du perron, dans ur grand fauteuil, une haute chaufterette sous les pieds, l’aieule s'occupe à filer axes une quenouille et des fuseaux. Sur un banc de pierre, à gauche, Judith, un livre à la main, et son amie Jeanne Berthier, jeune fille protestante du voisinage. -- Nanette va et vient, chassant avec un rateau les feuilles mortes par terre, et il en tombe toujours des arbres.