‹ Judith Renaudin; drame en cinq actes, sept tableauxChapitre 52 sur 77 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

pour le long voyage ; ayez pitié de nos parents dans le danger suprême. Enfin, Seigneur, nous vous prions aussi pour ce capitaine de dragons qui était là tout à Thème, et qui nous persécute. » Et maintenant nous allons répéter le Pater tous ensemble... car c'est la même chose, pas vrai, notre Pater ou le vôtre, mes enfants ?

n se signe.

LA BENOÎTE

Ah ! mais, j'y songe, c'est qu'ils le récitent en français, eux, monsieur le curé... et puis aussi... (indignée) ils tutoient le bon Dieu, dans leur religion...

LE CURÉ

Eh bien, que l'un de vous le dise ; voyons, toi, mon petit Jean, qui me parais le moins timide de la bande, lève- toi et récite-la comme tu la sais, l'oraison dominicale... Allons, lèvetoi. (Le petit Jean, se levant avec quelque hésitation intimidée :) « Notre

père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté... »

lâ Benoîte le détourne, se mouche et pleure, — Nuit sur le théâtre qui change.

I>eu3clèine Tableau.

A la grand'côtc, par une nuit sombre. Des dana et des broussailles. On aperçoit les volulûs blanches des biisants; au loin, sir l'Océan gris, la silhouette d'uQ voisseau sans voiles et sans feax. On entend le grand bruit de la mer.

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