‹ Juge et partieChapitre 34 sur 34 · CAVATINE · texte numérisé non relu

CAVATINE

(a .lulia) O mon juge.

Mon bon juge ,

Punissez-moi pour la moralité , Punissez-moi, car je l'ai mérité.

La prison, voilk mon refuge ,

O mon juge y Mon bon juge !

Jamais je n'expierai par trop de sacrifice Envers ma Juliama cruelle injustice ,

Ef je veux, en prison, pour la fin de mes jours. La regretter sans cesse et la pleurer toujours !

(Sc mettant à genoux).

O mon juge,

% Mon bon juge,

Punissez-moi pour la moralité ,

Punissez-moi, car je l'ai mérité.

La prison, voilà mon refuge !

O mon juge,

Mon bon juge!

J U LIA

Relève-toi ?— Tu l'aima donc?

BERNADILLE.

Ijèlas !

Aurai-je été jaloux si je ne l'aimais pas ?

Et l'aurai-je crue infidèle Si je n'eusse été jaloux d'elle ?

J U LIA

(Otant sa toque, écartant sa robe déjugé et se montrant sous son costume de femme. —Scène quatrième du premier Acte).

Eh ! bien, ouvre-lui donc tes bras ?

BERNADILLE (La reconnaissant et l’attirant â lui, avec un cri).

Ah!

Julia!

LE CHŒUR

Admirable sentence !

Bienheureux j u gemen t ,

Qui fait le bonheur d'un amant Et qui, chez deux époux, ramène la constance.

7-8!> 2228. — Paris. Tvp. Morris père et fils, rue Amelot, G*.

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