ART. XHI.—DU CONVERSIF
Des exemples vont faire comprendre ce que nous entendons par ce mot de conversif:
Kennhotonk$as, ouvrir une porte, de kennhotons, fermer.
Kenonteksions, déboucher, ôter le couvercle, de kenonteks, boucher, couvrir.
K’kenhotsions, débourrer un fusil, de kK’kenhoroks, bourrer,
KontakSas, der du feu, de konthas, mettre au feu.
* Voici l'analyse de ce mot, ENTIIOKEHAKE, en chemin de fer: Ce chemin est en bas=—cehtake; il est bon, ferme, solide =ehtiioke ; il est petit, étroit — ehtiiokeha. On voit par cette dénomination ce qui attira surtout l'attention des Iroquois à la vue des premiers chemins de fer. Ce fut la force motrice du véhioule qui excita particulièrement celle des Algonquins: chkote-otaban, voiture. à-feu.
+ Otsireke— dans le vapeur. Les Iroquois disaient d’abord: OTSsiRE Sahtentiatha kahon8eia, bateau qui est mis en mouvement par le FEU. Mais cela étant trop long, ils ont fini par dire tout simplement : ofsire= le feu, de même que assez souvent nous disons en français un vapeur pour un bateau-à-vapeur. Les
Algonquins disent sans abréviation : ichote-tciman = bateau-à-feu.
elh-
min it = tion ke du ture.
itenétant
que Les
K’tak8as, ôter de dedans, extraire, de ketas, mettre dedans, (solide.)
Kerak8as, ôter de dedans, de kerha, mettre dedans, (liquide.) K'’rak8as, ôter de dessus, de kërha, mettre dessus.
Karhak8as, dépendre, de karha, suspendre.
Koharhak8as, démancher, de koharha, emmancher.
Kotsions, tirer de dessous, de koroks, fourrer,
Kientok8as, récolter, de kienthos, semer.
Katerennaientak8as, finir de prier, de katerennaiens, prier. Kerhoroksions, découvrir, de kerhoroks, couvrir.