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L'ANTISÉMITISME EN ALLEMAGNE

« Le juif Allemand a les yeux chassieux, le teint jaunâtre, les cheveux et la barhe roussâtres ou d'un noir pareil à celui d'une redingote déteinte. — Au moral, dit son coreligionnair^Cerfber, il est vaniteux, cupide, ingrat, bas, rampant, insolent. — Rapace, tragique, morose, il fait tomber l'or dans ses caves avec un bruit semblable à celui de la terre que la pelle jette dans la fosse sur. un cercueil. — Ainsi ont été enfouis, dit-on, dans les coffres des Rothschild et de leurs confrères allemands, les cinq milliards d'indemnité que nous avons payés à la Prusse. »

En Allemagne, le mouvement antisémitique acommencé après la guerre de Napc^éon I" (1).

(l) Les Juifs allemands ont été toujours si peu aimés, qu'à la première Révolution un fait curieux s'est produit. Le 20 janvier î7i)0fut votée la loi sur les Juifs du Midi (Juifs portugais, espa-

Les penseurs du temps précédent, Frédéric II, Goethe, Herder, Kant, Fichte, Schopeiihauer, autres patriotes envisageaient la présence et l'exploitation des Juifs comme funesteaupays. Beaucoup d'écrivains parmi lesquels Rubs, Fies, Meldenhaner, s'exprimèrent vivement contre les Juifs.

Un écrivain israélile (A***) constatait dans une correspondance adressée de Prague (fin juillet 1843), l'existence de l'anlisémitisme en Allemagne et donnait en même temps à entendre que la France était la terre promise des Juifs :

» Il y a en Allemagne, disait-il, une intolérance constitutionnelle, ou intolérance absolue, je ne saurais dire qu'elle est la pire espèce d'intolérance; peut être est-ce bien lapremière ?.. L'Israélite français^ pour apprécier le bonheur quil a de vivre en France, n'a qu'à voyager quelque temps en Allemagne; souvent même je me suis écrié • Vive Paris! Vive la France! Tous les jours il devrait dire dans sa prière : Je te rends grâce^ 0 mon Dieu, de ne m'avoir pas fait Juif autric/uen, bavarois, saxon, etc, »

Depuis longtemps, d'ailleurs, les Juifs ont particulièrement choisi l'Allemagne comme théâtre de leurs exploits. Ils y ont d'ailleurs assez bien réussi (i). Un

gnols et d'Avignon) qui reçurent tous les droits de citoyen français, mais rAï'semblée laissa en entier la restriciion du 14 décembre 1789. concernant les Juifs allemands, bien que les idées d'égalité et de fraternité fussent dans toutes les tôles. Les Juifs allemands ne purent jouir des droits accordés aux autres Juifs qu'à partir du 3 septembre 1871, c'est-à-dire lorsque commencèrent l'anarchie et le bouleversement des idées.

(1) Un écrivain catholique, M. Conrad-Méret, écrivait dans une étude intitulée : Un mol sur la situation de nos oppresseurs :

• Les historiens de l'avenir constateront un fait indéniable: la dègermanisation de l'Allemagne, dans la seconde moitié du dix-

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écrivain allemand, de Cologne, M. P. Schulze, en donne ainsi la raison :

« Dans un aucun pays, les Juifs n'ont eu, de la part des gouvernements, autant de tolérance qu'en Allemagne. Il y a un proverbe bien connu : « Donnez le pied à quelqu'un, il cherchera à vous prendre la jambe. » Ayant pleine confiance dans le caractère allemand, les Juifs se montrèrent de jour en jour d'une plus grande arrogance, étant protégés par les lois, qui depuis l'année 18i8 les avaient mis sur le même pied d'égalité que les autres habitants du pays. C'est ainsi qu'ils purent enlever leurs positions Tune après l'autre . » (1)

Un autre écrivain allemand, M.Egon Waldegg,est du même avis et il constate que si les Juifs ont pris une aussi grande prépondérance en Allemagne, c'est que les Allemands, peu énergiques, ont toujours été u pleins d'égards pour ces étrangers, n'osant même faire usage des droits de légitime défense. Chacun voulait, chacun désirait, chacun espérait, chacun attendait des temps meilleurs, mais personne n'avait le courage de secouer sa lâche torpeur. »

Les Juifs trouvèrent d'ailleurs de puissants alliés

neuvième siècle, en moins de vingt/ans ! Il n'est pas sans intérêt de rassembler déjà les documeols du procès que la postérité instruira sur ce point... Mais quelle recherche attachante pour ceux qui, après nous, s'occuperont de la philosophie de l'histoire, que celle des causes d'un pareil phénomène I Un pays gardait, depuis des siècles, malgré tous les changements de régime, de mœurs, d'idées, son caractère propre, et, tout à coup, sous l'influence d'une infime minorité, il le perd, au point que sa forme extérieure môme n'est plus la môme ! L'Allemagne judaïsée en vingt ans! Comment une telle révolution s'est-elle accomplie? » (1) Une voix du peuple sur la question juive.

dans les libéraux et les progressistes (I), ({ui inscrivent sur leurs bannières :,« Mêmes droits pour tous. » Cet état de choses a forcément fait naître une question juive en Allemagne, et cette question y prend chaque jour des proportions plus considérables. (2)

Plusieurs interpellations sur le mouvement antisémitique ont eu lieu au Parlement; des associations antisémitique?, antisémiten-vereine, se constitueni ; on discute la question juive dans des assemblées orageuses; des électeurs, comme ceux de Breslau, prennent à une grande majorité la décision de « n'envoyer à aucun prix un Juif au Landtag », des écrivains, des polémistes prennent la plume en grand nombre pour attaquer ou défendre l'antisémitisme qui va en progressant.

L'expression d'antisémitisme elle-même est d'origine allemande. Elle parait contemporaine du traité de Berlin qui a fondé, en 1878, la liberté religieuse dans les petits états de l'Europe Orientale (^V •

On a reproché à quelques délégués de l'alliance Israélite d'avoir, à ce moment, très humblement, et d'ailleurs très légitimement appelé la sollicitude des

(1) L'empereur Guillaume II s'en plaignait rt^cemment au recteur de l'Université de Berlin, et constatait que l'élément juif était un des principaux agents de propagande des idées progressistes.

(2) a II s'est formé peu à peu dans l'Empire allemand », dit un publiciste allematid contemporain, M. Egon Waldegg, « un dualisme qui doit nécessairement aboutir à la destruction d'une nation par l'autre. Or, c'est la nôtre que le judaïsme courbe sous son joug. Ce joug, ayons le courage de le secouer, engageons, non pas une croisade moderne, mais une lutte à mort entre U nation allemande et la nation juive. »

Judenhetze oder Nolhwehr 1 {Persécution des Juifs en défense légi' Urne? par Egon Waldegg, Dresde, 1880, et Berlin, Olio Hentze;. (3; La Bulgarie, le Monténégro, la Serbie et la Roumanie.

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plénipotentiaires sur le sort de leurs coreligionnaires dans les petits États qui allaient être organisés. Il semble que le chancelier allemand ait eu dans cette démarche modeste une ingérance intolérable, et il ne paraît pas qu'il ait découragé les auteurs d'une insolente polémique engagée depuis lors contre les Israélites. Du moins, ils lui touchaient d'assez près, puisqu'un des héros de l'antisémitisme allemand, M. Stœcker, était revêtu du titre et des fonctions de prédicateur de la cour.

Peut-être aussi ne convenait-il pas au chancelier de subir en quelque sorte l'initiative de l'ambassadeur français, qui se faisait l'écho des doléances des Israélites, et qui, fidèle aux nobles traditions de son pays, proposait des règles, toutes nouvelles en droit international, sur la liberté des cultes et l'afFranchissement des consciences... « L'élément juif fait tache en Allemagne. Il nuit à cette pureté de sang, à ces traits de race que les professeurs de ses universités n'ont cessé de relever, et qui doivent être la marque distinctive du Teuton. L'antisémitisme allemand se double de considérations tirées de l'ordre politique et national. » (1)

M. le professeur Graetz, un des ardents défenseurs du Judaïsme, dit que tous les droits sont reconnus aux Juifs, mais qu' « avant de faire reconnaître le judaïsme il y aura encore de longs combats à soutenir. »

Comme Benjamin Disraeli, dont il invoque le témoignagne, il considère la race juive comme « une race supérieure ^> appelée à remplacer les autres (2).

(1) Les Juifs, la société moderne et l'antisémitisme, par E. Lambert, avotal à la Cour d'appel de Paris. Juillet 18S7.

(2) En 1861, le président de l'alliance israé iie universelle à Paris, Isaac Crémieux, formulail la môme opinion quand il disait : « Un nouvel empire niessianique, une nouvelle Jérusalem, i iv ; • ! -endre la place des Empereurs et des Papes. »

Il demande maintenant la « Reconnaissance du judaïsme au sein même de la nation allemando. »

A cela, le professeur Henri de Treitscliko lépond : (( A cette prétention, chaque Allemand doit répondre : Jamais/... Dans la patrie allemande il n'y a pas de place pour deux nations; si les Juifs demandent à former une nation à part, il ne leur reste qu'un moyen, l'émigration (1).

A la première diète prussienne ds 1849 (2), quand vint la discusiou sur l'émancipation des Juifs, M. de Bismarck-Schœnhausen (3) parla ainsi :

« En abordant aujourd'hui cette tribune, disait-il, je me sens plus* embarrassé qu'à l'ordinaire, car je sais que mes paroles vont me faire appliquer les observations pnu flatteuses émises hier par plusieurs orateurs. Je dois confesser publiquement que j'appartiens à cette tendance que l'honorable représentant de Crefeld (4) qualifiait hier de ténébreuse, parce qu'elle procéderait du moyen âge. J'appartiens à cette tendance qui ose une fois de plus combattre le développement du christianisme libéral, le seul vrai selon le député de Crefeld. Je ne puis pas cacher non plus que je fais partie de la grande masse qui selon le mot de l'honorable représentant de Posen, se met en face de la partie intelligente de la nation. Je fais partie de la multitude encore attachée aux préjugés qu'elle a sucés avec le lait maternel, et pour laquelle est trop élevé un christianisme placé audessus de l'Etat.

» Si je me fais ainsi, sans murmurer, la cible de

(1) Un mot sur noire judaïsme.

(?) Ersle Vereini^ie prcussische Landtaj;.

(3) Alors député du iirandebourg.

(4) M. de Beckeratli.

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laut de reproches, je crois pouvoir de mon côté, réclamer rindulgence de l'assemblée lorsque je proclame ici, avec 'la franchise dont mes adversaires ont donné l'exemple, que, dans certains moments de distraction, je me demandais si je me trouvais bien au sein d'une assemblée dont les membres, pour être éligibles, doivent appartenir à une communauté chrétienne.

» J'aborde maintenant la question de l'émancipation. Je ne suis pas un ennemi des Juifs, et s'ils étaient mes ennemis je leur pardonnerais. Il y a même des cas où je les aime. Je leur concède volontiers tous les droits, hormis celui d'occuper des fonctions publiques dans un état chrétien.

» On nous dit que l'idée d'un État chréiien était une pure fiction, une invention de la moderne philosophie d'Etat. Je suis d'avis que l'idée d'un État chrétien est aussi vieille que celle du ci-devant Empire Romain, aussi vieille que tousles États européens. .

» L'existence étant admise d'une base religieuse de l'Etat, je crois que chez nous cette base ne peut être que le christianisme. Cette base supprimée, l'État

n'est plus qu'un agrégat fortuit de droits comment

dans un pareil état empêchera-t-on, par exemple, les communistes de réaliser leurs idées sur l'immoralité de la propriété et la grande moralité du vol ? \'oilà ce que je ne conçois pas » (1).

(1) Les écrivains juifs ignoreat-lls donc ce discours? C'est à croire, puisque dans un numéro des Archive» uraéliles avril 1890, M. H. Prague écrivait ceci:

— « Maintenant on ne peut s'empêcher de constater que Tantimiiisme, ce poison (!) de notre fin de siècle, a pris naissance us l'œil indifférent du Chancelier de fer. Certains ajoutent

nTTie qu'il n'est pas resté absolument étranger à ce déchaîne- ;ont de vieilles passions sucées avec le lait maternel, et que • tait sa manière de se venger d'anciens amis devenus ennemis.

— " Il est un fait pourtant indubiiable, c'est que M. de Bismarck

Les députés antisémites semblent avoir repris cq6 vues de Bismarck.

Cependant, plus tard, Bismarck devait faire fausse route avec le Kulturkampf.

Un protestant, M. Otto Glagau, rendait le gouvernement responsable des progrès du judaïsme en favorisant le Kulturkampf : « Combat entre le principe germanique et le principe chrétien ».

« L'église catholique sort victorieuse de cette lutte dont le protestantisme subit toutes les conséquences, mais le christianisme et le peuple allemand ont été cruellement atteints. Aujourd'hui, nous voulons un Kulturkampf, mais au sens vrai du mot. Espérons (jue catholiques et protestants oublieront leurs rancunes et combattront sous la même bannière.

)) Rai)pelons-nous que nos ennemis ce sont le matérialisme et l'athéisme, et que les iiitcirls les plus sacrés de la nation se trouvent en jeu » ^1).

En 1880, le journal des Gremboten publiait un ^ article sur l'agitation antisémitique dans lequel il Tiîéclarait que les Juifs ne pouvaient être de vrais Allemands à moins de se convertir, et qu'ils ne pouvaient concourir dès lors au gouvernement d'un empire allemand fondé sur une base chrétienne : " Le

a nô^Iiprô de stigmatiser {\) le mouvement utuisémitique comme l'avail fait le prince impérial, devenu empereur sous le nom de Frédéric III, et de lancer son qnos ego qui eut fait rèfltchir ies fauteurs (i«* la campagne.

— » Somme toute, M. de Bisiu.iiik qui n'aimait pas d'instinct les Juifs et qui, sans dt^plaisir, les aurait vus en butte à dMnotl'ensives taquineries, se serait certainement opposé avec la dernière L^iiergiei^ ce ([ue la docline néfaste des antisémites passât ' ' maine de l'utopie dans celui de la réalité. »

(l) Des /{eiches \olhnund der une CuUurkampf {les br.somf. <u l'Kmpireet le nouveau hulturkampf, par OUo Ulogau. Osnabruck, is7i>}, (B. Wehberg.)

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piiuce de Bismarck, y était-il dit, c^t u.^upé de questions sociales plus pressantes que la question juive. »

» ... La question juive aura cependant son heure. Le sémitisme moderne^ cela est certain, est un cosmopolitisme sans moralité ; c*est un ferment de décomposition nationale en tout pays. Les Allemands doivent le combattre. Commençons par bien nous pénétrer de cette vérité qu'il n'y a de vraie nationalité que Va où la religion, la morale, la politique, la science et l'art tiennent ensemble comme les branches d'un même et unique Ironc. C'est de l'union intime du génie allemand avec l'Eglise évangélique que sortira la civilisation allemande.

«... C'est alors que les Juifs comprQ,ndront qu'impuissants qu'ils sont à former un état judaïque, il ne leur appartient pas de prétendre diriger un Etat chrétien, et que s'ils veulent rester nos égaux devant la loi, tout en consoi'vant leur nationalité particulière, leur premier devoir est de respecter la communauté religieuse et nationale d'où ils tirent leur existence sociale et leur nourriture intellectuelle. La vraie solution de la question des Juifs ne peut être que celle qui satisfait à la fois les Allemands et les Juifs dans leurs sentiments les plus sacrés. Que les Juifs restent socialement nos égaux, mais qu'a l'exception de ceux que le changement des convictions religieuses amène individuellement au christianisme, ils vivent de leui* communauté politico-religieuse d'où ils tirent leur vie morale, qu'ils soient socialement nos égaux, mais qu'ils abandonnent toute prétention aux .fonctions gouvernementales, car cette immixtion ne signifierait autre chose que la domination étrangère ou le renoncement de leur propre nationalité. Un Allemand ne saurait pas plus supporter l'une qu'un Juif qui se respecte n'admettrait l'autre. »

Donnons après ce document typique ce curieux écrit d'un historien, M. Amédée Pigeon :

/. Les Juifs en Allemagne (')

« Me trouvant en Allemagne à l'époque où commença la campagne contre les Juifs, et habitant Berlin le jour môme où un pavé fut lancé dans les vitres du café Bauer, je m'enquis soigneusement des Causes de cette persécution.

» J'ai connu en Allemagne beaucoup de Juifs que j'ai fait parler. Mais leur témoignage pourrait être suspect. J'aime mieux répéter au lecteur ce que m'ont dit des gens mieux informées que moi, et peu suspects de partialité.

» Je vois encore mes deux interlocuteurs, comme s'ils étaient en ce moment même devant moi.

» Le premier, c'était un de ces jeunes diplomates si fins et si déliés que l'Allemagne moderne fait éclore dans ses serres chaudes, un homme de la race des Genlz, des Radowilz, des Moltke, des Arnim, un homme do trente ans qui, vivant dans une cour, ayant pu en quelques années voir l'Europe et jauger l'Europe, avait gardé son franc parler et s'épanchait quelquefois, à mots couverts.

)) 11 me parlait de la question juive en Allemagne, le lendemain des discours du pasteur Stœcker, après le pavé lancé dans les vitres du café Bauer (le café lliclie de Berlin), après les longues harangues pour ou contre, le sémitisme, dans cet hiver de lt)81 où Berlin ressemblait à une fourmilière bouleversée d'où les fourmis s'enfuient, courant en tous sens.

» Nous causions, M. de X... et moi, à deux pas du

(i) Figaro du w novembre i»8i.

palais de rEmpereiir et de l'Opéra, dans une petite chambre donnant sur les Linden. En soulevant les doubles rideaux de la fenêtre, on pouvait voir passer toute la haute banque juive, qui va à la Bourse vers une heure.

» M. de X..., qui connaissait Berlin mieux que moi, me disait (j'ai ses paroles aussi présentes que si je l'entendais les dire aujourd'hui même):

» — Je ne comprends rien à cette agitation contre les Juifs. Nous avons en Allemagne assez de sujets qui nous préoccupent ; à quoi bon tourmenter encore les esprUs inutilement? Sans doute on peut adresser aux Juifs bien des reproches : l'Allemand entre les mains du Juif est un peu trop comme le puceron dont parle Michelet, qui travaille pour les fourmis, tH qui se laisse traire.

» L'Allemand travaille, et c'est le Juif qui mange; l'Allemand peine, et c'est le Juif qui remplit sa caisse ; l'Allemand lit, et c'est le Juif qui devient intelligent et qui protège l'intelligence ; l'Allemand se lève malin, et c'est le Juif qui danse le soir. L'Allemand a la foi, une foi bien vague souvent et bien nébuleuse, mais enfin il croit, et c'est le Juif qui fait bâtir des synagogues ; vous avez vu celle de Cologne, celle de Berlin — et vous avez pu comparer le luxe juif à la [•auvreté et à la laideur protestantes. L'Allemand .sait combattre et fait la guerre ; c'est presque là son seul talent, sa seule fonction, son seul rôle en Europe ; mais c'est le Juif qui achète des villas à Godesberg et qui se fait bâtir un hôtel dans les plus belles rues de Berlin.

» Tout cela est vrai, m^ilheureusement vrai. Où est le remède? je n'en sais rien. Peut-être dans les projets de réforme d'un Richelieu, d'un Colbert moderne;

peut-èLre clans les projets fameux de quelque lèvcui socialiste qui n'a pas encore sa place au soleil.

)) En tout cas, le remède n'est pas dans la guerre au Juif. Dès qu'on attaquera le Juif, le Juif est assez puissant pour forcer l'Europe à crier au nom delà liberté, au nom de l'égalité, au nom du progrès. C'est bien, au fond, le Juif qui protestera, au nom de l'intérêt juif. Mais comme il aura eu l'habileté de prendre des Chrétiens pour porte-voix, comme la protestation sera chrétienne, on croira que c'est vraiment l'Europe qui proteste. Et le Juif pourra revenir tranquillement à ses ^aoutons, c'est-à-dire à ses millions, et se remettre iibucement à la tonte de ï infidèle.

» Quand l'agitation anti-sémitique a commencé, j'ai cru d'abord que c'était la vieille Allemagne qui se levait, que c'était notre vieille foi allemande qui jetait son cri de guerre. Mais je n'ai pas rfiabitude de croire beaucoup ce que j'imagine. Je me suis renseigné, et j'ai su que toute cette petite guerre était menée par des incrédules, des intrigants et fies ambitieux.

» Or, c'est une loi en histoire, une loi invariable : Pour inspirer la foi, il faut croire. Pas de Pierre L'IIermite sans la foi, pas de Jeanne d'Arc sans la foi, pas de Luther sans la foi. Toute cette camiiamic est menée par des athées fougueux, des sc-pii picambitieux et turbulents. L'esprit moderne n est crédule. On ne le mène pas longtemps avec de> rôles vaines. L'agitation anti-sémitique fera lonu fou comme une fusée mouillée ; et il restera à ceu\ qui l'ont niouet' un peu de honte et beaucoup de dépit. »

» Ainsi parlait le jeune diplomate, que j'eeoutais attentivement, ayant pris depuis lontemps l'habitude d'écouter ceux qui savent.

» L'autre, c'tilait une de ces grandes dames russes qui ont tout lu, depuis les Mémoires de Catherine II jusqu'à la Justice, de SuUy-Prudhomme, ce beau poème qui ressemble à une allégorie de Cazin, le peintre-poète, la Justice de Sully, à Bade, dans l'allée de Lichtenlhal, les Mémoires de Catherine II, dans un des somptueux hôtels de Berlin.

)) C'était une de ces femmes qui, comme nos femmes du dix-huitième siècle, les d'Epinay ou les Houdetot font un journal où elles notent tout pêle-mêle amours, rêves et pensées, l'écho de leurs pensées à elles, de la pensée de leur siècle, — curieux journal dont on tourne précipitamment les pages à tranches dorées, lorsqu'une main amie a ouvert le petit fermoir d'acier.

» La grande dame, qui relit ce journal tous les matins, le sait par cœur, et en parle volontiers de longs fragments, quand elle se sent écoutée par un curieux, et qu'elle veut bien prendre la peine de rinstruire ou de l'analy^^er ; — la grande dame, assise devant une petite table de thé, faisant des gestes rares et un peu hautains, disait à peu près ceci :

« Pour ma part, je n'aime guère les Juifs. Je ne suis pas si indulgente que votre prince de Ligne, et je n'ai pas été charmée, comme votre Mirabeau. — Je ~lî'aime pas les Juifs, et je ne m'efforce pas de les aimer ; tout me déplaît en eux, depuis leur visage jusqu'à leurs maximes, — depuis leur nez jusqu'à leur bon Dieu, le Dieu du 3 0/0. —Et vous savez que lorsqu'on n'aime pas les yeux d'un homme, on est bien près de ne pas aimer la morale de cet homme.

» Mais j'essaye d'être juste — parce que je tiens beaucoup à l'équilibre et à l'indépendance de ma pensée — et aussi parce que la recherche de la justice

en tout et partout est un amusement philosophique de haut goût, le dernier qui nous reste, à nous autres les blasées.

» Ces pauvres Juifs ! Comme on les attaque ! comme on les malmène ! Vous connaissez le proverbe :

» — Quand on veut tuer son chien...

» On n'a pas dit encore qu'ils étaient enragés. Mais c'est tout juste. Pillards, avares, paresseux, cruels, débauchés même... Que d'épithètes ajoutées au nom d'Israël !

» Ils ne sont pas polis, dit-on, ni serviables, ils sont seulement patelins et doucereux. Ils ne sont pas cultivés par amour de l'intelligence, mais par amour de l'argent; quelques-uns placent leur esprit sur une science ou sur un art comme les autres placent leur argent sur des fonds sûrs. Ce qu'ils voient tout d'abord dans la science, c'est le diplôme, et le rang qu'il donne. Ce qu'ils voient dans l'art, c'est le succès, et la petite auréole qu'il mettra autour de leur tête méprisée. D'ailleurs le Chrétien est maintenant si universellement intelligent et artiste qu'il faut bien le devenir pour séduire le Chrétien. — Tout de suite, ils vont au profit, comme un bon chien de chasse court à la perdrix. Race de marchands, race de vendeurs du Temple, race de Caïn, dirait Baudelaire.

» Tout cela est vrai, d'accord. Si vous causez avec un juif berlinois, au bout de cinq minutes, il vous aura énuméré ses alliances, vous saurez quelles sont ses relations à Madrid, à Londres, à Pétersbourg. S'il a un livre rare dans sa bibliothèque, il l'en tirera pour vous montrer que le livre est à lui ; s'il a une idée juste dans la tête, il la fera voir tout de suite d ce que nul n'en ignore; s'il a un beau tableau, il vous le décrochera en vous disant le prix qu'il a coûté.

» Je parle ici des meilleurs ; je ne veux même pas

EN ALLl.MAliNE iO<

VXVV.1 ceux qui se vantent de monter dans la voiture du grand-duc de X... et de rendre à la comtesse Y... des services dont elle est reconnaissante.

» Certes, tout cela n'est pas bien joli, et les êtres qui ont encore un peu d'aristocratie dans la tête, sinon dans le cœur, ne sont pas heureux près de ces gens-là.

» Mais ces défauts sont-ils bien spéciaux à Israël? Je ne le crois pas. Vous les trouverez aussi flagrants, aussi palpables chez M. le Prudhomme allemand, chez Schuize et chez MûUer.

» Montrez-moi l'homme, en Allemagne, qui ayant dîné au château — ou en face du château — n'ira pas raconter vingt fois par jour ce qu'il y a entendu.

» Voleurs? Mais nous vivons depuis bientôt cent ans en pleine démocratie. Le siècle, qui s'amuse encore avec Freytag et Ebers, comme il s'est amusé avec Chateaubriand et Walter Scott, a une âme d'ouvrier ou de petit bourgeois : il lit de l'histoire moyen âge ou de l'histoire ancienne comme une grisette lit les romans de cape et d'épée pour se distraire et pour s'étonner. Mais y a-t-il vingt mille têtes en Europe qui comprennent ce que fut un Louis XI, un Luther, ou môme un Richelieu ?

» Le siècle est à l'argent — c'est la seule vérité que votre Balzac ait bien vue ; et son âme, s'il en a une, est pré ette comme un billet de mille francs

tout neiii.

» Tout le siècle a l'âme juive, et il n'y a pas moins d'accapareurs romains, qu'il n'y a d'accapareurs en Israël.

» Reste la question de civilisation, sur laquelle Mommsen, Renan, tous ceux qui ont dit leur mot sur cette question reviennent toujours.

» Or, il est certain qu'en Allemagne, la civilisation est une petite fleur délicate et malade qui fleurit dans

n'ne maison juive, à l'ombre d'une caisse bien pleine, et à deux pas d'une banque bien achalandée. Les belles Juives qui s'appelaient Rachel Levin ou Henriette Herz, ont des filles ou des cousines, qui sont belles et gracieuses comme celles-làétaient gracieuses et belles. Nos maris vont chez elles ; leurs salons sont plus gais que les nôtres ; on y est mieux informé, on y connaît mieux Tesprit du siècle que chez nous : le vin même qu'on y boit est meilleur que le nôtre, les fleurs y sont plus belles et plus parfumées. On y boit du thé de Kiachta devant les corbeilles de fleurs qui viennent d'Italie.

)) Cologne, Godesberg et Francfort sont plus beaux que beaucoup de résidences royales. On y vit délicatement, humainement, les portes ouvertes, tandis qu'on commence à étouffer dans nos maisons aux portes si bien barricadées.

» L'étranger anglais ou italien qui vient faire son

tour d'Allemagne, et veut respirer la fleur de l'esprit

y du Nord, ne se fait pas inviter à la cour. Il va chez

les Juifs ; et les Juifs raccueillent, le retiennent, le

charment.

» Et s'il écrit quelque chose le soir, sur son carnet de voyage, ce -quelque chose, je le parierais, ressemblera beaucoup à ce que Mirabeau, à ce que le prince de Ligne écrivaient, il n'y a pas cent ans.

» Reste à savoir si l'àpre sol allemand qui a produit tant de fruits bizarres et amers, depuis la philosophie noire de Schopenhauerjusqu'aux écrits rouges de Lassalle, peut se passer de la petite fleur juive qui ne demande qu'à grandir, pourvu qu'on lui prête vie, et si le premier pasteur protestant venu peut encore, au nom de la Bible, se permettre de la faucher comme on fauche un bleuet. J'en doute fort ; est-ce que vous n'en doutez pas aussi ?

» Les tlcurs, quelles qu'elles soient et d'où qu'elles viennent, sont si rares maintenant, et nous en avons tant besoin pour vivre !

» Enfin le Juif, quand il fait l'aumône, donne un peu à l'hôpital ; il donne surtout beaucoup à la bibliothèque et à l'observatoire.

» Mais où est le mal? Est-ce que depuis longtemps les temples ne sont pas aussi abandonnés que les synagogues? Est-ce que l'àme des jeunes gens mo.dernes, qui sera l'àme des hommes mûrs de demain, ne ^e forme pas tout entière avec un livre de science et un télescope?

» On ne regarde plus guère les ostensoirs, de nos jours ; mais on regarde beaucoup les étoiles. C'est peut-être encore une façon d'adorer Dieu. A ce compte le Juif, qui est de son siècle, et donne cent mille francs aux astronomes, est un croyant, lui aussi, et fait son œuvre de foi.

» Vous connaissez les beaux vers de Lamartine :

Marchez, l'humanité ne vit pas d'une idée ; Elle éteint chaque soir celle qui l'a guidée.

» Bien des vieilles idées sont éteintes. ' » Qui sait si ce n'est pas l'idée juive qui va gou- 'verner le monde et le transformer?

» Et s'il en est ainsi, pourquoi l'éteindre comme on marche sur un ver luisant ? >»

C'était bien dit, et justement pensé, tout ce que disait cette grande dame.

Depuis, rentré en France, je me suis souvent rappelé ces deux conversations, et pour savoir ce que j'en devais retenir, j'ai voulu entendre ce que disaient, il y a un siècle bientôt, deux hommes qui, eux aussi, connaissaient les Juifs : Mirabeau et le prince de

Ligne. Il est bon, sur une question aussi grave, d'entendre parler alternativement un vivant cl un mort.

« Les Juifs, dit Mirabeau (Supplément aux lettres, p. 57, Histoire de Moïse et Isaac), sont tout puissants à Berlin. Ils prêtent de l'argent aux jeunes gens un peu dérangés, et leurs femmes et leurs filles achèvent ce que l'argent n'a pu faire. La galanterie y est portée jusqu'au débordement. Aussi n'y a-t-il pas lieu de se plaindre des infâmes usures que cette vile canaille exerce partout ailleurs, et si à Berlin quelques personnes fréquentent tant les Juifs, il faut d'abord observer que ce ne sont pas les gens délicats, --et puis on peut les excuser, parce que les Israélites berlinois ne sont pas sales, corrompus, enfin la lie du genre humain comme dans la Pologne, la Lorraine et presque toute l'Allemagne.

» Au reste le testament qui donne lieu à ces réflexions devait être cassé et il ne l'a pas été ; trois personnes à Berlin en savent la raison, mais de ces trois le roi n'est pas une, malheureusement. » r^"» P. 61 : « On ne saurait imaginer l'influence 'qu'ont maintenant les Juifs dans toutes les affaires du pays. Leurs connexions, depuis les premiers de l'Etat jusqu'au moindre écrivain, sont inconcevables ; tout est électrisé par eux, tout leur est redevable, tout leur est connu. Ils épient dans chaque procès le rapporteur, et alors il faut être honnête homme et môme plus que riche pour résister à leurs machinations. (,)ui oser, lit même douter de leur mérite et de leur grande inilucnce, lorsqu'on voit <^''-- "^Miistres de la justice se promener avec un M. \\ / et lui

donner publiquement le bras. Quel espuir a-l-on? » Leur influence dans les procès est énorme. » » Le prince de Ligne, qui pouvait compter peut-

être parmi les gens délicats, avait pourtant vu beaucoup les Juifs pendant son séjour en Allemagne et en Russie, et son jugement est moins sévère :

« Ils ne sont, dit-il, ni voleurs, ni assassins, ni méchants : donnez-leur un état ou un bon asile, et ils cesseront d'être ce que j'ai ditqu'ils sont. Si même ils sont filous dans leurs marchés, c'est qu ils apprécient I les peines qu'ils se donnent, et qu'ils veulent se ' faire payer des humiliations continuelles qu'ils éprouvent. »

» On leur a donné l'état et le bon asile que le prince de Ligne réclamait pour eux, mais à titre précaire seulement, car l'asile oii il pleut des pierres n'est pas précisément un bon asile; et la pierre qui a traversé les vitres du café Bauer est tombée du même coup dans toules les maisons juives. C'est donc tout sim- \plenîent un coup de force, et un coup de force contre I une des pluo gpotntgs royautés modernes, la royauté de l'or, la seule qui^soit maintenant à peu près incontestée. Le Juif en Allemagne n'est pas officier, mais il estroi,cequiest mieux peut-être. — Il n'a pas d'épauleltes, mais il a des chevaux et des chemins de fer, un portefeuille garni de billets de banque. Et aujourd'hui un banquier, si petit qu'il soit, est plus fort qu'un colonel, si beaux que soient ses galons. Une traite ou un chèque voyagent plus vite et plus sûrement qu'un mot d'ordre, et surtout ont plus d'action efficace. — En face des Nucingen, les barons Hulot, Montriveau lui-même est bien petit, il faut l'avouer. » En France, nous savons comment se venge Monsieur Million ou le baron Milliard, quand on touche à ses petits. C'est autre chose encore que la louve à laquelle on voudrait prendre son louveteau. f » Napoléon P' a dit : L'Europe sera républicaine l^ou cosaque.

» Après Disraeli, après Rothschild, après tant d'autres, il dirait peut-être :

.» — L'Europe sera juive, — ou elle ne sera pas.

» Tout le inonde est juif, juif d'esprit, juif en pra- ) tique, sinon juif de cœur.

» La grande dame qui demandait qu'on épargnât la petite fleur juive n'avait donc pas tort. Car faire le procès au Juif, c'est faire le procès à tout le siècle. L'Allemagne devrait comprendre qu'il est toujours dangereux d'attaquer une royauté, la chute de l'une entraînant parfois celle de l'autre. Le prince de Ligne le lui a dit, il n'avait pas la voix assez forte sans doute. M. Mommsen le lui a redit : elle ne l'a pas écouté davantage. Et quand un ministre allemand écoute quelqu'un maintenant, ce quelqu'un, c'est monsieur Stœcker. »

Mais ceci était écrit en 1882, il y a neuf ans, et depuis les Juifs ont marché, progressé. Et les faits nous ont montré que c'était le pasteur Stœcker qui avait raison. Nous sommes certains qu'aujourd'hui M. Amédée Pigeon ne donnerait pas sincèrement une telle conclusion à un semblable article.

Beaucoup des Juifs d'Allemagne arrivent de la Pologne et de la Gallicie.

« Le Juif venant de la Pologne ou de la Gallicie est un homme d'un certain âge, plutôt petit que grand, et d'une maigreur si prononcée qu'elle ne peut résulter que de longues privations. Il porte une redingote houppelande crasseuse et usée, au point qu'on ne peut plus en reconnaître l'étoffe, mais dont les pans descendentjusqu'auxpiedsrenfermés dansdesboUes éculées

etsurtout très in formes. Quant au linge, gilet, pantalon impossible d'en donner une idée. Une sale casquette souple avec une immense visière, est enfoncée sur une forêt de cheveux longs, qui ne paraissent jamais avoir fait connaissance avecle peigne. La figure hâve et maigre, couverte de taches de rousseuretnoirede malpropreté, est côtoyée de deux longues mèches de cheveux — Peisen — descendant sur les joues où elles se mêlent à une barbe inculte, tirée en tous sens. Les yeux chassieux, liserés de rouge et suintant continuellement, ne manquent pas d'animation, malgré le regard louche qui les distingue. Notre homme marche d'un pas peu assuré, toujours penché en avant, traînant ses jambes mal bâties, resserrant les épaules, ce qui lui fait une bosse artificielle. Il laisse aller ses bras, tombant machinalement, presque au gré du vent, ce qui les fait paraître beaucoup plus longs qu'ils ne sont en réalité. Car l'indice caractéristique de la race juive est d'avoir les membres plus courts que les autres Européens.

M Tel est le Juif venant du fond de la Pologne, et tel il restera. Jusqu'à la lin de ses jours il observera rigoureusement et avec ferveur les prescriptions du Talmud, jeûnera même plus que ce code l'exige. La -eule action que le séjour dans la grande ville exerce -ur lui est de l'habituer à parler plus convenablement l'allemand et à se tenir un peu plus propre, afin de ne pas être repoussé par tout le monde. Son fils est tout autre. Il a rasé sa barbe, coupé ses Peisen, taillé et peigné ses cheveux, s'habille à la mode etsurtout néglige moins son ventre. Aussi se présente-t-il avec une certaine prestance, se tient droit et s'avance d'un pas ferme. Son langage est correct, moins quelques nuances que l'observateur attentif est seul à saisir. » On ne peut certes pas reprocher aux représentants

du parti catholique dans les Chambres de faire aux Sémites une guerre religieuse. Au Landtag, M. Windthorst terminait un de ses discours par ces mots : Ne faites pas à d'autres ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fît. M. Bachem proclamait du haut de la tribune que jamais il n-'a songé à diminuer les libertés accordée aux Juifs. M. Reichensberger rappelait un jour que lorsque, en 1856, on voulut reviser les articles 4 et 12 de la Constitution et retirer aux Juifs les droits civils, ce furent les catholiques qui firent rejeter cette proposition.

Une preuve encore que la question religieuse, la

, question de confession, n'est pour rien dans l'antisémitisme allemand, c'est que les antisémites allemands comptent dans leurs rangs des protestants et

.des hommes absoluments indifférents au point de vue

j religieux.

' Une correspondance allemande disait en 1887 :

« Les antisémites de Berlin ont tenu, le 15 juillet, une grande assemblée populaire dans la capitale, et ont envoyé au prince impérial la déclaration suivante :

» L'assemblée réunie le 15 juillet déclare expressément que le mouvement antisémite a un caractère purement national. L'assertion de nos concitoyens juifs, suivant laquelle on combattrait leur religion, est le produit d'une erreur ou d'une maligne invention. Les antisémites allemands, à rinstar de Frédéric le Grand, permettent à chacun de faire son salut à sa façon ; en revanche, ils demandent à bon droit que le Juif allemand se conforme au caractère de la nation allemande, lequel se distingue par la moralité allemande, la fidélité allemande, le zèle

allemand et la probité allemande. En conséquence, les antisémites ne sont jpas des gens aninvis de la haine de la religion^ mais des défenseurs du droit national; ils aiment leur pays de tout leur cœur, et, avec leur pays, leur vieil empereur, ainsi que les princes allemands, les plus nobles modèles des hommes allemands (1). » La lutte est aujourd'hui engagée partout en Allemagne, lutte solennelle, peut-être décisive. L'Allemagne est divisée aujourd'hui en deux camps ennemis: le parti des sémites et le parti des antisémites. La masse du peuple a pris avec empres- < sèment parti pour les antisémites. Autrefois les Juifs i se croyaient à tout jamais maîtres à Berlin, il leur j faut en rabattre. Signe caractéristique des temps, les , meetings populaires se succèdent et la foule accourue prête une oreille attentive aux discours du docteur ^tœcker ou du docteur Henrici (2).

C'est le docteur Stœcker qui est le Drumont de TAllemagne.

Le pasteur Stœcker est né en 1831, dans la vieille ville d'Halberstadt. Il fit ses études philosophiques et théologiques aux universités de Halle et de Berlin.

(1) Pour pouvoir donner aux Juifs les droits du citoyen, dit ., Fichte, je ae vois qu'un moyen : « C'est de leur couper en une nuit \ leurs tôles et de les rennpiacer par d'autres, dans lesquelles il n'y I ait pas une seule idée juive; quant à nous préserver d'eux il n'y

a qu'uii moyen encore: c'est de reconquérir leur terre promise et de les y envoyer tous. »

(2) En i880, le 30 décembre, le docteur Henrici ayant fait une conférence, il y eut jusqu'à 5,000 hommes et près de 10,000 femmes qui n'avani pu obtenir place, se tenaient aux environs de la réunion.

En Allemagne, il y a un nombre infini de clubs anlisémitiques sous diverses dénominations; le principal paraît être le « Deuts- j cher Antisémiterbùnd » (Ligue antisémiiique allemande), à Berlin. •

De 1863 à 1871, il exerça son ministère dans divers postes avec éclat. Après la guerre, il fut nommé aumônier d'une division de Tarmée à Metz. Ce n'est , qu'en 1874 qu'il revint avec le titre de prédicateur de . la Cour, mais comme suppléant du pasteur Kœgel. Ses remarquables facultés oratoires et son esprit d'urbanité lui permirent de se créer rapidement une situation personnelle très supérieure à sa charge officielle.

En 1879, les électeurs de Bielefeld lui ouvrirent les portes du Landtag prussien, et en 1881, ceux d'Arnsberg l'élurent député au Reichstag allemand. Entre ces deux dates, le pasteur Slœcker avait pris l'initiative d'un immense pétitionnement antisémitique, tendant à l'expulsion des Israélites étrangers et à l'exclusion des Juifs et socialistes indigènes de toutes les fonctions relevant de l'État.

Si les Sémites allemands n'ont pu envahir l'Allemagne aussi profondément qu'ils l'auraient voulu, c'est grâce au pasteur Stœcker qui a été et est encore le grand chef du Parti antisémitique.

Dans des conférences au Landtag, au Reichstag, partout le pasteur Stœcker n'a cessé de lutter contre l'envahissement juif.

En 1890, un journaliste anglais, reporter de IsiPall Mail Gazette, ayant intervievy^é le docteur Stœcker, celui-ci fit la profession de foi suivante. Après avoir prolesté contre ceux qui le dépeignent comme haïssant et voulant persécuter les Juifs, il s'exprima ainsi :

« Ils appellent cela (ma campagne) Judenhetzé (chasse aux Juifs). Ce n'est rien de pareil ; c'est seulement une protestation contre le mal fait par les Juifs à mon pays et à mes concitoyens.

» Resterai-jo muet, moi, un serviteur de Dieu et un

représentant de la nation, quand j'entends, quand je vois, quand je sais le mal sans fin causé dans tout le pays, et spécialement à Berlin, par l'élément juif, qui a tout l'argent et, par conséquent, tout le pouvoir \ dans ses mains ? Je savais cela depuis des années, il ' y a dix ans, quand j'ai paru pour la première fois au Parlement, et signalé le mal. Mais parce que j'ai vu ce qui allait arriver, parce que j'ai averti le public du danger où on courait, était-je pour cela un haïsseur de Juifs, un ennemi de leur race? Loin de là. Je n'ai même pas contre les Juifs cette antipathie physique que tant de gens éprouvent, et le Vieux Testament m'est aussi cher que le Nouveau.

» Je ne les hais pas non plus, comme on l'a dit, parce qu'ils sont riches. Ce n'est pas leur richesse qui cause mes protestations, mais la manière dont ils\ Tacquièrent et dont ils la dépensent. Sûrement, il est ' clair, pour tout homme qui sait voir, que les Juifs n'amassent pas leurs grandes richesses par des moyens honnêtes.

» A la campagne ils dupent les gens du commerce, et dans les villes ils gagnent de l'argent par leurs opérations financières, qui n'ont rien d'honnête.

» Ils achètent la presse — car la moitié de la presse quotidienne n'est-elle pas dans leurs mains ? — et la dirigent au gré de leurs idées.

» Et je répète encore, ce que j'ai souvent dit, que, commercialement, socialement, politiquement et j moralement, ils conduisent le pays à sa ruine... » i

Le docteur Stœcker raconta au journaliste anglais le trait d'une maison de commerce juive qui avait donné à ses agents l'ordre de tenir les gages des femmes et des filles aussi bas que possible. Le chef

de la maison, le Juif Singer (1), ajoutait que si avec cela elles n'étaient pas contentes, elles pouvaient bien « aller gagner de l'argent dans la rue ».

Le docteur Slœcker dit encore que des faits de ce genre sont la règle et non l'exception. Il a ensuite longuement insisté sur le caractère du mouvement, qu'il entend conduire énergiquement. Il ne veut pas la mort des Juifs, mais il veut arracher sa patrie à leur joug, pour la sauver.

L'entrevue a fini par la demande aussitôt exaucée d'un autographe.

L'autographe est, du reste, à notre avis, plus catholique que protestant. « Un seul homme, avec Dieu, est majorité. »

La disgrâce momentanée du pasteur Stœcker(2) a

(1) On commence à en avoir assez de ce singe de Singer qui avait été nommé président du congrès socialiste de Halle. Un orateur populaire, le citoyen Werner, ayant convoqué une réunion, les socialistes berlinois protestèrent contre la conduite de Singer et de Dietz qui avaient refusé de retirer la parole à tous les orateurs qui avaient à exprimer un avis contraire à celui du comité parlementaire.

(2) On sait que le pasteur Stœcker n'est plus le prédicateur de la Cour. L'empereur Guillaume aurait-il peur des Juifs?

(( Sans prétendre, en effet, dit un correspondant de V Autorité, que la disgrâce de M. Stœcker est un des événements politiques les plus graves de ces vingt dernières années, ainsi que l'affirme la Gazette de la Croix, il ser.iit |iiu ril de nier son importance symptomatique.

L'empire allemand compte six cent mille Israélites, et le royaume de Pru'^se, à lui seul, trois cent cinquante mille. Il est incontestable que cette minorité dispose de tous les ressorts delà puissante sociale. La banque, l'industrie et le commerce, voire môme le journalisme, la littérature etles arts semblent constituer son apanage à l'exclusion de plus de quarante millions de Germains. Ne pouvant espérer triompher d'une telle for«^p, n'ayant aucun élément susceptible de im smc 'ilor. Guillauine II évite de se l'aliéner. »

Les bonnes Archives israélites sont joliment contentes. Ecoulez-les.

« Les ennemis de la race ni audacieuse-

EN AI.LEMAÙNE lUJ

peuL ...w ^.uur cause des iiifliieiices juives. Toujours est-il que des journaux ont publié l'avis suivant:

a Berlin, -21 janvier. — On a beaucoup parlé, il y a quelque temps, des embarras financiers de l'empereur Guillaume.

» Le souverain s'émut beaucoup des commentaires qui furent faits à ce sujet et donna Tordre de rechercher la personne qui avait mis ces bruits eu circulation.

M Or, Tenquete a, paraît-il, prouvé que c'est le pasteur Stœcker, chapelain de la cour, qui avait lancé cette nouvelle.

» L'empereur fut très irrité en apprenant que le pasteur Stœcker était mêlé à cette aifaire. C'est ce qui le décida à se séparer de lui et à le mettre en disponibilité.

» Au reste, on remarque ici que l'empereur abandonne deplusen plus les tendances religieuses intransigeantes qu'il professait avant d'arfiver au pouvoir.

» En matière religieuse comme en politique, il semble maintenant affecter une tolérance et un libéralisme auxquels on n'était pas habiiué.

» C'est ainsi qu'après s'être débarrassé du pasteur Stœcker, il vient également de congédier M. Hegel, le président du consistoire supérieur de Brandebourg

ment relevé la lôte à ravènement de Guillaume II, fondant sur le jeune souverain des espérances que des paroles inconsidérées avaient pu faire légitimement naître, n'ont pas tanié* à s'apercevoir que l'empereur allemand avait rompu avec les rêveries dangereuses du prince héritier. Le pasteur Stœcker lui-même, qui se glorifiait d'un puissant et haut patronage, a reçu discrètement l'avis de modérer sa fougue et de mettre une sourdine à sa guitare. I,es élections du Reichstag, où cinq de nos coreligionnaires, MM. Hamberger, Singer, Svarthagen, docteur Hirsch et 0. Wurms, ont pris place, n'ont pas sensiblement modifié les forces du parti minuscule qui affiche des prétentions de rogner les droits des I:fiMéliio>. » {Annuaire des Archives israélites, 1890-1891.)

et M. Hermès, président du conseil supérieur de l'église évangélique de Prusse, connus tous deux pour leur cléricalisme intolérant. Celte double exécution a produit ici la plus grande impression » (1).

\jEcho de Paris publiait, en janvier 1891 , une correspondance de Berlin de laquelle nous détachons le passage suivant, relatif à une conversation avec Stœcker, le chef du parti antisémitique allemand :

« C'est un homme d'une quarantaine d'années, d'assez haute taille, la figure rose et pleine, rasée, à l'exception de courts favoris blonds, les cheveux rejetés en arrière, l'œil gris ardent.

» — Je nepeux pas parler encore, me dit-il, je reste en fonctions jusqu'à la iîn de l'année. Mais j'irai à Paris au commencement de l'année prochaine, et, si vous voulez, alors nous causerons.

» Je tenais pourtant à ma consultation antisémite, et je lui demandai si réellement il croyait au triomphe de sa croisade.

» Il se leva de son siège, brusquement; son œil perçant, allumé d'une flamme, se fixa sur le mien et, sur un ton bref, sec, coupant, il laissa tomber de ses lèvres minces :

» — Cela durera dix ans, vingt ans, mais Vantisémitisme triomphera comme doivent triompher les causes justes. En Allemagne, en Russie, en France, partoutj partout, les Juifs ont toutes l.es puissances, l'argent et la presse ; l'influence de ces deux agents >'étend aux princes ; avec cela ils gouvernent le monde, et c'est honteux, et il faut (jue cela cesse... A lîerlin, il y a 70,000 Juifs ; à Vienne, à Londres, à

(1) WEclfiir. - ; j uivier 1891.

IN ALLEMAGNE 'iOl

Paris, à Saint-Pétersbourg, la bourgeoisie, c'e>t la Juiverie... (Il prononce ce mot comme on grince des dents).

.) — Par quelle voie espérez-vous aboutir?

>) Il caresse nerveusement entre ses doigts les deux revers desalongue lévite noire ouverte, et ilme répond:

.) — Par la violence I... II faut soulever le peuple contre les Juifs, il faut une révolution... Et elle viendra, soyez-en sur, c'est ma-thé-ma-tique !

» J'interroge naïvement :

» — I/empereur est-il demeuré l'antisémite qu'il était auparavant ?

> Mon interlocuteurmeregarde, hésite un moment, et répond d'une voix un peu sourde:

.) — L'empereur est jeune encore, mais j'espère beaucoup en lui.

•> Je lui demande s'il connaît M. Drumont?

» —Je l'aime beaucoup. C'est un esprit.ardent et convaincu ; je suis avec lui en correspondance suivie et j'irai le voir à Paris l'année prochaine. Au revoir, donc, à Paris î »

Le Juif domine encore dans le domaine de la Littérature, et sa littérature à lui, c'est surtout le journalisme, parce que par cette littérature-là il peut s'imposer à tous.

Les journalistes allemands se sont judaïsés, ils se sont livrés tout entiers aux Juifs qui les exploitent et en font tout ce qu'ils veulent.

Savoir s'emparer des masses sans les effrayer, tel est le but du journalisme juif.

Il faut examiner attentivement cette presse et voir ce qu'elle est devenue entre les mains crochues d'IsraOl.

Les sciences, la littérature et les arts voient leur succès soumis à la réponse de la presse juive. Si les journalistes juifs le permettent (probablement moyennant finances), un savant, un écrivain, un littérateur, peuvent avoir du talent.

M. Junius dit qu'à Berlin, les relations de certains théâtres avec les journaux juifs sont des plus curieuses en cette fin de siècle.

D'après lui, le directeur du Wallner Theater payerait à la rédaction du « Courrier de la Bourse berlinoise » une redevance considérable chaque fois qu'une première y est jouée, c Probablement, dit M. Junius, ce very révérend journal a-t-il introduit bel et bien une taxe pour ses articles élogieux. »

Voilà, en quarante années à peine, ce qu'est devenue la Presse allemande.

En Bavière, la presse catholique de Munich vient de passer dans les mains des Juifs et des judaïsants. Les journaux catholiques de Munich, qui avaient été fondés par M. Ilurter et légués par lui à son ami et collaborateur M. Fischer, viennent d'être vendus par ce dernier moyennant la somme de 400,000 marks à un consorlium libéral composé de Protestants et de Juifs qui vont continuer la publication de cesjournaux catholiques.

Ne voyons-nous pas la munie chose en France, où des journaux catholiques et conservateurs sont dirigés par des Juifs.

M. Marr, qui est uir journaliste et qui doit s'y connaître en cette qualité, dit que le judaïsme a fait du journalisme un simple mercenaire, et il ajoute :

« C'est ici que se place le nec plus ultra de l'insolence du vainqueur juif.

» Le Kulturkainj)!' commence. Tandis que depuis 1848, nouSf Germains y nous ne jouissons plus de la liberté de la presse quand il s'agit de critiquer tant soit peu ce qui a rapport au Judaïsme, celui-ci ne se borne pas à prendre une part très active dans la lutte contre Tultramontanisme, mais il dicte dans la presse ses ordres à l'opinion publique. Ce n'est point assez encore : dans ses feuilles à caricatures, il cherche à erserle ridicule sur l'ultramontanisme » (1).

En novembre 1879, M. de Treitschke écrivait:

« Bœrne, le premier, introduisit dans le journalisme 0 ton éhonté qui parle de la patrie comme le ferait un étranger, comme si le pays dont il parle n'était nullement la patrie de l'écrivain ; comme si des paroles outrageantes pour l'Alleinagne n'étaient pas un outrage pour chaque Allemand. Ajoutez à cela cette fatale prétention, qui veut discuter absolument tout, et qui ne craint même pas de dire son dernier mol sur des débats regardant Torganisation intérieure de l'Eglise. Les plaisanteries et les outrages dont les journalistes juifs abreuvent le christianisme sont réellement révoltants, et voilà ce qu'on offre à notre I)euple, comme autant de conquêtes du génie allemand ! » (2)

Et, dans uu discours prononcé devant des ouvriers par le pasteur Slœcker, le19 septembre 1877, l'orateur disait:

(1) Dersieg des gudenthutns ueber das germanenthum {La victoire

f ' l'élément juif ou l'élément germanique) par M. Mars, 9* édi-

iOll.

(2) Ein wert ueber unxer Judenthum. Un mot sur notre Judaïsme^ [lar Henri de Treitschke, professeur. Tirage spécial des ariicles [>arus dans [e& Annales de Prusse {l'reussische Jai-libuche, vol. 44 et 45. Berlin, G. Reimer, 1880. 3« édition).

« La Presse allemande juive dénature tout^ donne de fausses nouvelles, raconte des faits de pure invention. »

Déjà, en 1881 (1), M. Stœcker, alors député au Landtag, s'élevait en ces termes contre la presse juive :

« Sans honte et sans pudeur^ la presse juive attaque tout ce qui est sacré à un chrétien. {Très bien! à droite.) Toujours elle a insulté les assemblées des ecclésiastiques ; une assemblée de missionnaires, elle la traite de « société pour la chasse des noirs » ; de « vermine », les membres du synode favorables au maintien du symbole des apôtres ; parlant du synode général, elle raconte que jamais ses membres ne furent si unis que le jour où ils votèrent que les jetons de présence seraienj, de 12 marks; enfin, un journal écrivit que, le synode terminé, il fallait « désinfecter la salle. « {Murmures à droite.)

« M. Wirchow rit ? Vous me faites de la peine, monsieur le député Virchow ! (FiYs applaudissements à droite; tumulte.) Un autre journal écrivit, à l'époque des attentats sur la vie d'un haut personnage, que la démocratie sociale, l'ultramontanisme et l'orthodoxie tendaient vers le même but... « Oui, messieurs, je frémis quand je pense à certains journaux que j'eus l'occasion de lire. Dans le même numéro, cinq fois le clergé de notre pays était tourné en ridicule et couvert de boue ; nos prières et nos chants sacrés y étaient travestis... J'ai uu, de la part de la démocratie sociale et de la part de la presse juive^ les mêmes attaques honteuses contre la religion!... »

M. Bachau, au Landtag, a plus d'une fois cité do

(1) Séance du 22 novembre.

nombreuses calomnies inventées par les journaux juifs.

Un homme qui a surtout dans la politique contribué à la judaïsation de l'Allemagne, c'est le Juif Laskner, l'auteur des Kulturkampf, celui qui a poussé le plus dans cette voie le prince de Bismarck. C'est avec lui qu'on voit la puissance que peut acquérir un Juif à force de patience, de ruse, de lutte cachée. Rien ne lui a répugné, à celui-là, pour mener à bien son œuvre. Petit, d'un physique malheureux, avec une voix de crécelle, bavard plus que de raison, paraissant aimer tous ces défauts et le sachant, il n'en est pas moins arrivé aune puissance considérable. D'une vie privée irréprochable, il n'a pas donné prise à la calomnie, n'aimant ni l'argent, ni le luxe. Par là, il était devenu très populaire. Les masses populaires le regardaient comme le chef de la liberté allemande et ceux qui délestaient Dieu en avaient fait leur maître. Sous ce masque du libéralisme, le juif Laskner a guidé ses frères sémites et est parvenu, avec une patience de termite, à désagréger et judaïser l'Allemagne. Sans le pasteur Stœcker, qui sait jusqu'où il serait allé (1)?

(1) Il est des choses que les peuples comprennent à demi, par iniuiiioo, et les Allemands semblaient deviner les Juifs dans le Kulturkampf.

C'est d'ailleurs ce que dit M. Leroy Beaaiieu dans un article de la Revue des Deux- Mondes, du 15 février 1891 :

« Pendant que la presse libérale allemande, conduite, en partie, par des Juifs, donnait l'assaut à l'Eglise, les assiégés, ayant cherché le point faible des lignes d'investissement, firent une sortie dans la direction de la Synagogue, là où campaient les troupes commandées par le juif Lasker. C'était de bonne guerre; pareille diversion était suggérée par la composition des deux armées. Aussi tend-elle à devenir une des manœuvres classiques des modernes campagnes anticléricales. Le Juif qui semblait en devoir

Aussi quand Bismarck fut tombé, les Juifs lui lancèrent le coup de pied de l'âne. Voici ce que le Juif Singer disait à Bismarck :

« Je vous prie de relire le magnifique livre d'E^ther où vous trouverez l'histoire typique de Aman et de Mardochée. Aman, le tout puissant ministre, c'est vous, monseigneur, Assuérus, c'est Guillaume, et Mardochée c'est le socialiste allemand, inauguré par les Juifs Lassalle et Marx et continué par mon homonyme et coreligionnaire Singer.

» Vous avez voulu abaisser et annihiler Mardochée et c'est vous, le grand chancelier, quiètes devenu sa victime. •> (1)

Un écrivain allemand, M. Julien Schmidt, a écrit :

« Dans la branche mercantile de littérature^ le journalismej les Juifs forment aujourd'hui l'immem^e ma-

êtro le bénéficiaire, risque ainsi d'être la victime de la ^nL.ic ..u christianisme.

» L'anticléricalisme a donc été, paf contre-coup, un des principaux facteurs de l'antisémiiisnie. En plus d'un pays, les Juifs s'en sont plus ressentis que les Catholiques. A ceux qui dénonçaient l'Eglise comme un corps étrangler, obéissant à un chef étranger,, les Catholiques devaient être portés à répondre en dénouçinl les Juifs comme des intrus de race étrangère, sans patrie et sans patriotisme. A ceux qui en Allemagne, par exemple, accusaient les sujets spirituels du pape d'êire, de cœur et d'âme, des « ultramoiitains », rebelles à l'esprit germanique, les Catholiques devaient être enclins à répliquer en accusant les sémites d'être réfraclaires à l'esprit allemand et à la deutsche kuHur.

Les piétistes prussiens, inquiets de voir les coups dirigés contre la hiérarchie romaine atteindre, par-dessus les mitres épiscopales, la croix et l'évangile, ont été les plus ardents prédicateurs de la nouvelle croisade. »

(1) Archives israéliles, 16 octobre 1890.

jorité. De là rinitation quand on ose parler du judaïsme ; on nounait presque croire nao los.îiiifs sont toujours le lu et qu'ils sont ôs, grâce

à un privilège particulier, de tant d'aLlaques, que toute autre nation doit soullrir sans murmurer ; contre les AllemandHy Dœrne, Heme et leurs coreligionnaires Juifs ont inventé toute une collection variée d'injures, parmi lesquelles : peuple de domestiques, peuple d'esclaves, etc., passant presque inaperçues; le christianisme aussi a été V objet de leurs attaques incessantes (1). Mais, si vous avez le malheur de parler des Juifs en termes irrespectueux, si vous avez doute que Shylock fut un martyr, le journalisme tout entier n'aura qu'une voix pour nous reprocher notre ignorance et notre intolérance (1). »

OttoGlogau, dans un ouvrage publié en 1876 sous ce titre : Doeren und Grundungschwindel (la réclame des gens de bourse)^ dit que nulle part on ne trouve autant qu'à Berlin un pareil nombre de Juifs parmi les

(i) C'est sans doute pour remercier Heine de ses attaques incessantes envers le christianisme, que l'impératrice d'Autriche en a fait son poëte favori — Quelles lûtes frivoles tout de môme il y a à cette cour d'Autriche, pour qu'on oublie si vile les malheurs causés par les Juifs. A la fin d'août 1890, l'impératrice d'Autriche a traversé Paris et le Figaro du i«' septembre publiait l'écho suivant, qui est un précieux commentaire de tout ce qu'a raconté Druraont sur les Juifs à la cour d'Autriche :

« Maintenant que l'impératrice d'Autriche noua a quittés, on peut donner ce détùl •

« Le lendemain de son arrivée, l'auguste voyageuse est allée au cimetière Montmartre, où elle a déposé une couronne sur la tombe de Henri Heine, dont Sa Majesté sait les poésies presque entières par cœur. »

N'est-ce pas un signe des temps de voir cette mère qui partage sa vie entre la tombe de son flis et celle d'un poète malfaiteur, prophète maudit, grand metteur en scène des bassesses, des trahisons et des laideurs morales dont son (ils mourut victime.

(U Histoire de la nouvelle littérature allemande.

professeurs de l'Université et de l'enseignement secondaire, les médecins, les avocats et les journalistes. (1)

Il dit encore : « Presque tous les journaux sont dans les mains des Juifs; il n'y a en Allemagne pour ainsi dire pas un journal ni une revue où un Juif ne soit faufilé. Il n'est pas jusqu'aux feuilles charivariques qui, tout en se moquant du Juif pour faire rire la galerie, ne soient la propriété des Juifs, ce qui prouve que les Juifs ont une façon à eux de copier Mazarin : « Qu'ils chantent, pourvu qu'ils paient ; » mais Mazarin ne payait pas ceux qui composaient les raazarinades. Les Juifs allemands sont beaucoup plus forts.

Est-ce tout? Non. Écoutez ce que dit le professeur Henry Wutlke dans son célèbre ouvrage : « La Presse allemande à l'origine et l'opinion publique ». (Die deutschen zeitschriften und die Eutschung der œffentlichen Meinung). Le rédacteur d'une feuille juive viennoise bien connue était pris à partie par uu

(1) ABerlin, la population est de 1,400,000 habitants; le nombre des Juifs s'élève à 67,000, c'est-à-dire au 21* de l'ensemble de la population. Les seize principaux gymnases reç')ivent en tout li,")O0 élèves protestants, catholiques et juifs. Ceux-ci ne constituant que la 21' partie de la population, ne devraient fournir aux gymnases que le 21" de leur contingent, soit 550 élèves. Or, leur nombre s'élève à 2,346, c'est-à-dire qu'il est plus de quatre fois supérieur à ce qu'il devrait être et que, pour un Chrétien qui reçoit une instruction secondaire développée, on trouve en nioyenne quatre ou cinq Juifs.

La pQpulaiion juive de Breslau ne se compose que de )S,000 Ames, soit un 16* de la population totale. Si l'on fait la somme des élèves fréquentant les onze principaux collèges et établissements supérieurs d'instruction publique, on trouve le chiffre rond de 5,900 protestants, catholiques et Israélites. Normalement, ces derniers ne devraient constituer qu'un lô' du nombre total, soit un chiffre maximum de 369 élèves. Or ils sont en réalité au nombre de 1442, ce qui prouve que le nombre des Juifs recevant une instruction complète est relativement plus de trois fois supérieur à celui des Chrétiens des deux confessions.

industriel, qui trouvait ses exigenf'.es pécuniaires trop élevées : « Que voulez-vous, répondit-il, la rédaction est une boutique où Ton trafique do I;i publicité. »

Un autre Journaliste, de Berlin celui-là, disait avec non moins de toupet : « Je veux être franc ; la presse ♦•tant mercenaire, il faut payer pour que j'écrive ce (lu'on désire » (1).

Il y a plus encore : le Juif Sacher-Masoch, rédacteur de la Neue Freie Presse, de Vienne, dans un uvrage sur la critique allemande, dit que certaines leuilles publiques dépendent non seulement de certains directeurs de banques, mais de personnes de mœurs suspectes, que l'on suppose avoir plus ou moins d'influence sur lesdits banquiers, surtout lorsqu'elles appartiennent au monde des théâtres. Il ne ^rait pas nécessaire d'aller bien loin en France pour trouver dans certain journalisme boulevardier des mœurs toutes semblables.

A la fin de janvier 1891, la presse berlinoise, c'està-dire la presse juive et nationale-libérale, a donné un grand bal, qualifié par Topinion publique de Judenball^ à cause de l'élément juif qui y dominait et dont il y avait presse au bal dito.

Le comité avait eu, assure-t-on, l'idée de vouloir inviter l'empereur et les princes de la famille royale,

(1) Dans la préface de son étude, Un mol sur notre Judaïsme, M . Henri de Trellschke dit : « Pour bien des électeurs, il sera

làiruciif de comparer ce que je dis à ce que bien des journaux .ne tirent dire. » Junius de son tôle a écrit : « La presse allait devenir un champ de spéculations mercantiles. On trafiquait de louanges et de blâmes. Le principe : • Donnez pour que je vous » donne »», devint l'alpha et l'omégadu journalismejuif, et, par la plorificaiion et la stricte observation de ce principe, l'honneur du journalisme fut jeté dans la fosse. »

en s'inspirant des précédents de la cour de Vienne. En effet, à Vienne, le malheureux archiduc Rodolphe avait l'habitude d'assister régulièrement au bal de l'association de la presse, la Concordia, appelée Cohen- Cordia à cause du grand nombre de Juifs qui en font partie. On assure même qu'un journaliste juif de Vienne aurait présenté au prince un de ses confrères juifs de Buda-Pesth, en disant, par allusion à la collaboration de l'archiduc avec le Juif Weil : « Un de nos collègues, Altesse Impériale ! »

A Berlin, on n'a vu ni empereur ni princes; par contre, le lendemain certains journaux racontaient que l'empereur s'était fait excuser de n'avoir pas pu assister audit Judenball. Bien mal leur en prit ; le gouverneur de Berlin vient de déclarer, par ordre de l'empereur, que la nouvelle était absolument dénuée de fondement.

D'autres fois, cette môme presse est d'une platitude écrasante.

En avril 1879, la feuille juive de Berlin, Tageblatt^ donnait un exemple de courtisanerie qui se passe de commentaires. Cette feuille osait dire que la plus grande fête pour un soldat allemand est sans contredit celle de l'Empereur, qu'elle dépasse Noël, Pâques et laPenlecôte.

Ce compliment montre à quel degré d'abjection et de socialisme sont tombés certains journalistes israélites berlinois.

Ali commencement de février 1891, le Reichstag a eu à s'occuper d'une pétition faite par quelques centaines de journalistes prussiens demandant un abaissement du tarif des dépêches. A l'occasion de cette pétition on a parlé de Vagence Wolff.

Comme les agences de Paris, de Londres, de Vienne, de Rome, cette agence, fondée par le Juif

Wolff, est devenue officieuse et chez elle les Juifs et la banque juive ont la haute main, et ils les exploitent à leur gré. Les députés progressistes et quelques députés catholiques ont fait un grave reproche au gouvernement qui favorise cette agence et crée un monopole scandaleux au profit des financiers Juifs qui y sont embusqués (1).

» Au commencement de 1890, les Archives israélites fournissaient elles-mêmes les instructifs renseignements suivants :

« Le rôle des contribuables Israélites à Berlin comprend 11,065 noms, sur lesquels les marchands de toute nature et de toute importance figurent au nombre de 8,000.

» On y compte 285 banquiers, 378 fabricants, 60 boursiers, 55 libraires, etc..

» On relève également sur cette liste 1 conseiller royal, 1 conseiller de légation, 6 fonctionnaires des postes, 6 magistats, 6 consuls généraux, 5 consuls, 300 médecins et dentistes, 22 pharmaciens, 15 chimistes, 54 journalistes et publicistes, 301 rentiers, 65 qualifiés particuliers et 50 professeurs à l'Université.

» Il y a 5 directeurs de théâtres Israélites. ^

Cette énumération terminée, Torgane officiel ajoute :

(i) Cette agence d'ailleurs ne se montre pas ingrate et, chaque f"is (|u'elle trouve l'occasion de servir le gouvernement, elle le luit.

D'un autre côté, elle a prouvé qu'au besoin elle ne recule pas devant une fourberie, du moment qu'elle peut faire plaisir à ses mandataires; c'est ainsi qu'elle a accusé, il y a une quinzaine d'années, l'abbé Hauthaler, un prêtre tyrolien, d'avoir été l'instigateur de l'attentat de Kulmann, et l'agence officieuse n'a jamais rétracté cette infâme calomnie, répandue à dessein.

« Bien que dotés de l'émancipation complète, seulement depuis vingt-cinq ans, nos coreligionnaires ont su se créer rapidement une place dans la société de Berlin, occupant un rang important dans tous les genres de littératures, d'arts et de sciences, et dans toutes les branches du commerce, de l'industrie et de l'administration. »

La variété infinie d'aptitudes des Israélites se révèle ici, comme partout ailleurs, et ce n'est pas un des moindres titres qu'ils aient à faire valoir en faveur de leur émancipation. A cette réforme sociale, tout le monde y a gagné, les Israélites et ... le pays.

Une feuille allemande (1), sous le titre significatif (2), La liste hessoise des bouchers de marc handises (sic) (Gûterchlachter-listc), parlait ainsi des usuriers juifs : « La liste hessoise des bouchers de marchandises fut dans la dernière session du Reichstag l'objet d'une attaque du. Juif libéral Rickert. Il éleva l'objection qu'une grande partie des déclaralions mises sur cette liste étaient mensongères, que beaucoup des personnes nommées n'existaient même pas ! — M. Rickert a fait là une accusation trop commode.— La liste a été dressée ily a 6 ans d'après des sources officielles. Depuis ce temps-là, naturellement, quelques-unes des personnes nommées sont mortes, émigrées ou autrement absentes. Même aux usuriers juifs y leur métier n'a pas toujours bien réussi; l'un parmi eux s'est jeté à l'eau, un autre s'est coupé la gorge, un autre s'est enfui par-delà la mer. — Même chez Judas, /a nation des escrocs de métier, quelquefois cette parole paraît se réaliser :

(1) Correspondance antisémitique, n* 102. Leipzig, 27 juillet 189J, j). 26a.

^2) C'est ainsi qu'elle désigne les usuriers.

Le bien mal acquis ne prospère pas ! » — Et maiiilenant, quant à ces pauvres paysans victimes des usuriers en partie, ils sont perdus <laii- la peine, dans la misère ; ils ont fini dans des établissements d'aliénés ou ont otc chercher un abri au delà de l'Océan depuis peuple étranger d'usuriers les <i chassés de la i>'rre natale. Et dans un cynique brou- ;iaha le Juif scélérat se bat la poitrine dans une indignation siniuléSt et s'écrie : « Tout cela ce sont des mensonges,— les gens n'existent pas, — on ne peut les trouver nulle part.»— Mais patience monsieur Rickert ! nous sommes en train de dresser une nouvelle liste d'usuriers des dernières année?, qui sera une bonne partie plus étendue, et si alors le cœur vous en dit, nous vous guiderons sur les lieux du laborieux Israël et vous sentirez, avec votre main, le sang encore chaud des victimes massacrées par vos amis. -

depuis 1848 le Juif a profondément bouleversé l'industrie et le commerce allemands.

Avant 1848, il y avait certaines industries que les Juifs ne pouvaient exercer. Le droit d'être propriétaire foncier leur était interdit ; il y avait des villes où ils ne pouvaient s'établir; dans d'autres ils n'avaient le droit de s'i i iMir iju • dans certaines rues ou certains quartiers ; ce n'était qu'en payant un impôt considérable qu'ils pouvaient' conquérir certaines concessions.

Depuis, tout cela a bien changé. Aujourd'hui les petits commerçants et les ouvriers sont ruinés par la jncurrence désastreuse des Juifs qui ne vendent que lies marchandises de mauvaise qualité et forcent les ouvriers, que les patrons ne peuvent plus employer, à aller dans les ateliers de France et d'Angleterre.

De plas ils pratiquent Tusure surune grande échelle : sur 100 usuriers, il y en a 80 qui sont Juifs. (I)

hdL judaïsation du commerce allemayid est aujourd'hui un fait accompli. Les bourses commerciales de l'empire d'Allemagne sont régies par la Bourse de Hambouvii, (jui est maintenant complètement dègermanisée. Le langage particulier aux Juifs y est employé couramment.

L'influence juive s'étend bien, il faut le reconnaître, sur tous les marchésfinanciers des deux mondes, mais les peuples luttent ou du moins paraissent lutter encore pour garder leur physionomie originale. Seul lepeuple allemand, à ce point de vue-là, s'est déjà trop judaïsé. L'Anglais, le Danois, le Suisse, l'Italien, le Français (2) n'ont pas encore osé adopter le vocabulaire juif pour les transactions financières.

En Allemagne on parle couramment de Pleile et de Dalle! Les mots Scharite et Stuss sont journellement employés dans le langage usuel (3).

(1) M. Bachen, expliquant aux représentants du Landta;? comment les Juifs parviennent à acquérir une fortune considérable Cl) peu de temps, disait aux applaudissements des Catholiques: « Peut-on expliquer ce fait en affirmant que les Juifs sont mieux doués et plus âpres au labeur? Nullement. Je vous concède que leur parcimonie et une grande habileté comme commerçants sont un appui puissant pour les Juifs ; mais ce n'est pas tout. Une partie, je dirai môme la plus grande partie, de notre population juive ne parvient à ces fortunes considérables que grâce à l'emploi de moyens condamnables.

(2) Cependant cela paraît commencer pour la France. Les gommeux, pour re rendre intéressants, parlent un charabia qui est le charabia du Juif ne sachant pas causer le français. Le petit cochon porte-veine de nos élégantes est un signe juif. Les calottes que l'on porte partout ont la fjrme des calottes juives. Autrefois on saluait en tirant son chapeau, et Louis XlV rùlait complètement, même devant une femme de chambre. Aujourd'hui on fait un petit salut prétentieux et protecteur au moyen de la main. C'est le salut juif .

(3) Les accapareurs juifs agissent en Allemagne d'ailleurs avec

Plusieurs écrivains français se sont élevés avec énergiecontre les procédésjudiciaires envers les Juifs. Us OLt montré comment de grands voleurs millionnaires juifs sont acquittés ou condamnés à des peinesdérisoires et cela grâce à la complicité du Code, quand de pauvres diables coupables d'avoir pris un pain pour ne pas mourir de faim sont rigoureusement poursuivis. La même chose existe en Allemagne en faveur des Juifs, et a été mise en lumière à Toccasion d'une affaire plaidée devant la cour d'assises de Breslau. /

Il s'agis\^ait d'un Juif accusé de faux et d'escroquerie et qui a'\été acquitté, au grand scandale de tous.

M. Kobligh, procureur général, ayant pris la parole, a fait à l'occasion l'étonnant et curieux exposé que voici :

« Il est établi par des chiffres de statistique que les poursuites pour escroquerie aboutissent cinquante fois pour cent à un acquittement quand les coupables sont Israélites, tandis que, dans les autres cas, le chiffre des acquittements n'est que de deux pour cent.

» Cet écart dans le nombre des acquittements est frappant. Le parquet est-il enclin à ouvrir, à la légère, des poursuites contre les Juifs ? Loin de là. Le ministère public, sachant combien il est dilficile d'c-

naérne cynisme que dans les autres pays d'Europe. En 1881, un

ij>port disaii:

- Des linanciers, Juifs pour ia plupart, se sont coalisés pour ire hausser le prix des seigles, et sont ainsi arrives à le faire nnierde 140 marks, en octobre 1879, à plus de 200 marks (juin

-si) les mille kilog., sans qu'il y ait une raison réelle, mauvaise cite, droit d'enlrée, pour justilier un prix qui dépasse celui du

ornent. » On estime à plusieurs centaines de millions la somme que les spéculateurs ont enlevée aitui au peuple.

tablir la culpabilité de prévenus Israélites, ne poursuit ces derniers que lorsque la mesure est amplement justifiée.

» Le grand nombre d'acquittements provient au contraire de la rouerie des escrocs juifs. Ceux-ci agissent d'après une règle typique. Ce sont en génér.il des gens aisés, vivant de spéculations et choisissant soigneusement leurs victimes. Ils ont toujours à leur disposition une série de témoins à décharge, qui sont leurs obligés et ne demandent pas mieux que de déposer en leur faveur (1).

» En outre ils choisissent comme dupes des gens à l'esprit borné, dépourvus d'instruction, de préférence des personnes qui, pour certains motifs, n'aiment pas à voir dévoiler en public le secret de leurs affaires. Les dupes arrivent ordinairement à l'audience toutes déconcertées et hors d'état de faire une déposition claire et nette.

» Mais, a ajouté M. Kobligh, il ne faut pas se décourager et s'écrier, comme cela arrive trop souvent : « Ces gaillards sont trop roués ; il n'y a pas moyen de les pincer 1 » Il serait honteux pour les tribunaux

(1) — On a publié dernièrement VAtinuaire statistique de l;i ville de Berlin.

On y trouve de curieux et intéressants détails sur la particip) tion de l'élément juif à la criminalité de Berlin.

Les Juifs entrent pour ftrt peu aans les crimes et délits conlrc les personnes ; par contre, ils fournissent un coolingent formidable dans les autres crimes et délits.

Ainsi ils entrent pour 44 pour 100 dans les délits de banqueroute simple; pour 40 pour loo dans l'infraction de contrebande; pour 30 pour 100 dans les fraudes ; pour 25 pour 100 dans les atteintes portées à la propriété littéraire; pour 10 pour 100 dans les désertions; pour? pour 100 dans la concussion...

Pour comprendre l'importance de ces chiffres, il faut constater que la population juive de la capitale ne forme que cinq pour cent de la totalité de la population.

LEMAGNE 217

si une impunité relative était assurée à de pareilles gens. Si j'ai lait précéder mon réquisitoire de l'exposé ci-dessus, c'est que le prévenu qui comparaît à la barre appartient au type que je me suis efforcé de caractériser. »

Voilà qui est assez édifiant n'est-ce pas? C'est que là-bas il y a de nombreux magistrats Juifs.

a Eh quoi ! dit M. Schulze (1), on ne veut pas du Juif comme officier, mais il convient comme magistrat! Ce fait ne doit-il pas nécessairement ébranler le respect, qu'on éprouve dans toutes les classes de la société, pour la magistrature, que nous considérons comme la carrière la plus honorable? Où sera la dignité d'une cour composée par les deux tiers d'Israélites ? Toute notre législation a pour base des idées chrétiennes, et bien souvent le jugement dépendra de l'oijinion personnelle du juge! Or, le Juif, élevé dans les idées du Talmud, peut-il avoir les mêmes opinions que le juge allemand, élevé selon les principes chrétiens? » (2)

L'influence du Juif est surtout funeste quand il s'empare de la presse et sur ce terrain aussi, ses progrés sont effrayants. Son action s'empare de toutes

(1) EÏM steinure aus dem Volke ueber die judenfrage. {Une voix du peuple sur la question juive) ^ leUre à M. Egon Waldegg, par P. Schulze. Cologne, 1880.)

(2) Il ne faut pas croire que les magistrats allemands accueillent avec grande joie leurs collègues juifs; on peut en être convaincu en lisant le réquisitoire d'un procureur du roi dans une action intentée à un journal pour outrages envers un avocat juif. Le procureur du roi déclara que « dans les plus hautes sphères gou- \ernementales, il n'avait pas paru convenable de donner accès aux ■Juifs à la pratique du droit. » Ce réquisitoire du procureur fut uppr.'cié par un journal juif de Berlin en termes si grossiers que le rédacteur se vit condamner à une forte amende.

les branches. Somme toute, le Juif étudie bien moins que le Chrétien, sa quantité de science est peut-être du tiers de celle du Chrétien germain, mais il s'entend admirablement bien à faire valoir le peu qu'il sait, à exagérer ce qu'il a acquis. Se connaisïrant moins lui-même qu'il ne se laisse connaître, lisait bien qu'il n'est bon à rien quand il s'agit de science pratique et exacte, et aussi il ne s'y aventure guère. En revanche, dans les autres sciences, il parvient à s'imposer.

« Rien de curieux comme d'entendre les examinateurs universitaires raconter les voltiges de l'étudiant Israélite, raconte un écrivain, M. Jules le Bel. Pareils à l'anguille, les candidats de cette race échappent aux difficultés de l'interrogatoire, glissent entre les questions, contournent l'obstacle. Quand l'embarras devient trop sérieux, ils lancent des fusées qui éblouissent le malheureux professeur, ou lui jettent aux yeux une poudre d'or qui l'aveugle. L'Allemand, embarrassé dans sa science, solide mais pesante, résiste mal aux subtilités de ces esprits plus vifs; les brouillards au milieu desquels il vit, lui font trouver éclatantes les lumières que le Juif agite avec adresse. La génération nouvelle a fini par comprendre les avantages d'un pareil système, elle cherche à le mettre en pratique ; comme le commerçant, l'étudiant germain travaille, de toutes ses forces, pour rivaliser avec le Juif. Dans le commerce, un savoir-faire sans scrupule assure le succès ; ici, un peu d'esprit très superficiel et beaucoup d'assurance, avec quelques notions d'escamotage, remplacent l'étude. Pourquoi continuer à pâlir sur les livres ? Le Juif ignorant est reçu aux examens parce qu'il sait jouer de la langue ; l'Allemand s'efi'orcera, désormais, d'acquérir en

brillant ce qu'il croyait autrefois devoir posséder eu profondeur. Il y échouera le plus souvent, et le niveau des éludes devra s'abaisser par là môme, car cette émulation de mauvais aloi se généralise tous les jours. Si Técolier germain a pu, par un heureux concours de circonstances, éviter la;udaïsah*on, l'étudiant n'y échappe que bien malaisément. Sur cent jeunes gens qui se présentent aux examens, sans compter les Juifs d'origine, plus de vingt-cinq seront infectés d'idées, de principes, d'opinions tout à fait juives, et ils entreront ainsi dans les carrières publiques, où, certes, ils ne guériront pas du mal qui les dévore. »

,^> Le Juif, a écrit le célèbre publiciste Constantin Frantz dans un très remarquable ouvrage qui a paru en 1880 sous le titre : le Fédéralisme et l'organisation de V Allemagne ; — le Juif est très actif, mais c'est uniquement aux affaires lucratives et point du tout aux affaires productives qu'il a l'esprit tourné (1). Quoi qu'il fasse en tout et partout, son point de vue est celui du trafiquant, du brocanteur et du spéculateur. Achète-t-il une terre, c'est pour la revendre avec profit. S'il l'exploite, ce sera avec des anciens Chrétiens. Ce ne sont pas ses coreligionnaires qui se feraient jamais valets de ferme, ouvriers de fabrique non plus. Si le Juif fonde une fabrique, on n'y trouve d'autres Juifs que les commis du comptoir, le contremaître et les surveillants. Ce sont des domestiques chrétiens qui servent le Juif enrichi, c'est un cocher

(l) En 1875, un écrivain envoyait un jour de Berlin à un journal français une correspondance où il disait: « L'Allemand, organisé en masse, s'est montré admirablement aple à la capture des milliards, mais, à la chasse ordinaire au petit écu comme au million, son concurrent hébreu l'emporte évidemment sur lui autant que le renard sur l'ours en adresse et en agilité. »

220 JUIFS ET ANTISÉxMITES

chrétien qui le mène, ce sont des ouvriers chrétiens qui lui ont construit sa voiture, bâti sa maison, fait ses habits et fabriqué ses meubles ainsi que tous les objets de luxe dont il entoure son existence. Ce sont des Chrétiens encore qui naturellement ont fait produire à la terre pour lui les bonnes choses qu'il boit et qu'il mange. Des Chrétiens ont pavé et balaient les rues où il se pavane en carrosse, et ce sont des gardiens de nuit et des sergents de ville chrétiens qui veillent pour la sûreté de sa prçcieuse personne et de ses trésors. » /

Quand ils adoptent une profession, en Allemagne, les Juifs sont surtout médecins. Cette carrière leur a assez bien réussi dans tous les siècles.

Dans le Calendrier impérial de médecine (1), il y a actuellement en Allemagne environ 18,500 médecins, soit 4 médecins par 10,000 habitants. Comme, dans l'empire allemand, la population de nationalité juive est d'environ 1/80, on pourrait supposer que parmi ces 18,500 médecins il y en aurait environ -^31 Juifs, d'après la proportion.

Or, un simple regard sur la liste de ces médecins nous apprend que ce chiilre est presque cinq fois plus grand.

Les médecins allemands n'éprouvent certainement pas une très grande joie de cette découverte, car les qualités inhérentes à la race juive se retrouvent aussi chez les médecins juifs et ne sont pas faites pour les rendre sympathiques.

Ajoutons que, malheureusement, on en est réduit un peu aux conjectures et que le chiffre des médecins juifs est peut-être encore plus grand, car en AUe-

(1) Docteurs. Qulhmaan, Leipzig, Berlin, von G. Thieme.

magne les statistiques par rapport à la race et à la religion manquent complètement.

Cette circonstance fait d'ailleurs la joie des Juifs, car cela rend faciles les erreurs et cela permet aux Juifs de chercher à se donner l'apparence d'yl/Zemands par le baptême simulé^ le changement de nom (1). Beaucoup de médecins juifs, pour des raisons qu'on ne saurait méconnaître, ont su donner à leur nom une résonnance germanique (^).

Rappelons ce changement qui paraît innocent : Itzig, nom juif, a été changé en Hitzig, nom qui paraît allemand.

Il y a un chiffre incroyable de Meyer ou Mayer, noms allemands qui devraient réellement s'écrire Meïr en Juif.

Avec ces changements de noms, il n'est pas facile de distinguer les Juifs et c'est ici précisément leur but.

Considérons attentivement la liste suivante des médecins Juifs pratiquant dans l'empire allemand, nous trouvons parmi eux :

1 Aron, 3 Abraham, 2 Aronsohn, 2 Aronheim,

2 Aronstein, 5 Asch, 1 Asché, 3 Ascher, 7 Auerbach ; 3 Baraberg, 2 Bamberger, 2 Baruch, 1 Benjamin,

10 Berhier, 7 Birubaum, 5 Bloch, 8 Blumenthal,

3 Boas, 4 Buchwald;

(1) Un journal allemand, Deutsch-Soziade Blaiter, dit textuellemenl : une apparence de faux-monnayage.^

(2) Il est curieux de rappeler à ce sujet qu'un certain nombre (Vavocats juifs de Berlin viennent d'adresser au président de police de Berlin une requête afin d'obtenir de changer leur nom juif contre un autre à tournure plu$ chrétienne. Ils disent que les clients ayant des pn'-jujçés contre les avocats Juifs, ces préjugés disparaîtront bientôt ti leurs noms n'indiquent plus une origine sémitique. Voici un aveu à retenir et qui vient à l'appui de ce que nous disons plus haut.

4 Oahn, 7 Cohen, 41 Oohn ;

1 David, 6 Davidsohn, 2 Deutschlâuder, 4 Dessaner ;

3 Ehrenberg, 2 Elias, 2 Ephraïm, 4 Epstein ;

15 Freund, 3 Frendenberg, 4 Friedberg, 17 Friedlander, 18 Frankel ;

2 Gerson, 1 Goldaumer, 1 Goldbaum, 1 Goldbeck, 3 Goldberg, 1 Goldfus, 2 Goldbom, 2 Goldmann, 3 Goldschneider, 14 Goldschmider, 5 Goldstein,

1 Goldstûcker, 10 Gottschalk, 3 Gratz, 4 Grûnbaum,

2 Grûnberg, 8 Guttmann ;

8 Herz, 11 Heymann, 19 Hirsch, 1 Hildesheim, 15 Hirschberg, 1 Hitzig, 10 Hirschfeld, 2 Hollànder ;

1 Itzig, 9 Israël, 1 Isaak;

12 Jacob, 12 Jacobi, 6 Jacobs, 3 Jacobsohn, 7 Jacobson, 14 Jacobn, 6 Jafîé, 2 Joël;

5 Kahn, 8 Katz, 5 Katzenstein, 1 Kolosser ;

2 Laster, 6 Lazarus, 2 Leiser, 6 Lesser, 4 Levi,

1 Levinstein, 1 Levis, 1 Levison, 21 Lévy, 1 Lewi, 8 Lewin, 2 Lewinski, 2 Lewinson, 5 Lewy, 1 Lion,

2 Lovn, 9 Lowe, 4 Lown, G Lowenstein, 10 Lowenthal, 1 Lowinson, 1 Lilié, 1 Lilienfeld, 3 Lissauer, 2 Littaner, 8 Lob ;

9 Man, 51 Mayer, 98Meyer, 3 Meyersohn,8Marenè, 12 MaiT, 11 Marcuse, 2 Manasse, 8 Mendel, 1 Mendelsohn, 4 Moses ;

5 Nathan, 2 Neumann (1) ;

5 Oppenheim, 10 Oppenheimer, 1 Oppert;

4 Pincus, 3 Pinner, 1 Plant, 2 Pollack ;

10 Rose, 1 Rosenan, 3 Rosenbach, 4 Rosenbaum, 14 Roseuberg, 2 Rosenberger, 1 Rosenblatt, 5 Rosenfeld, 4 Rosenstein, 1 Kosenstock, 30 Rosenthal, JRosenzweig, 1 Rosettensteiu, 2Rabcnshon, 1 Rubin, 1 Rubinstein ;

(1) Rapi (me curiosité la sympalhie que le cardinal

Newmann ,i j. m ic Juifs.

17 Sachs, 7 Sanger, 11 Salomon, 2 Samuel, 1 Samuelson, 1 Saul, 14 Schlesinger, 7 Schonfeld, 2 Schottlender, 3 Seâlig, 3 Secligmémir, 3 Silberstem, 20 Simou, 3 Simson, 5 Stadthagen, 25 Stein, GSternberg, 3 Stemfeld ;

4 Weyl, 7 Wiener, 24 Wolf, 55 Wolff, 2 Wolfflerg, 1 WollTsohn, 4 Wolfson, 1 Wolfsteiner, 2 Winzburger.

I Ziicker. 1 Zwerfel.

.-1 uu LCLLc iisle nous écartons les noms de Wolfe et Doppelwolfe, ainsi que ceux de Mayer et Meyer, parce que parmi eux il peut se trouver des noms vraiment allemands, nous voyons que le reste de la liste dépasse de plus du triple le chiffre proportionnel de 231. Si le lecteur veut bien examiner attentivement cette liste, il remarquera que, sauf quelques rares exceptions, nous n'avons choisi que des noms Juifs, des noms falsifiés qui certainement ne se rencontrent pas parmi les Germains.

Quelques-uns de ces noms d'ailleurs réclament particulièrement une attention toute spéciale, par exemple cette magnifique collection allant de Goldammer jusqu'à Goldstûcker. Ce dernier a certainement une résonnance idéale pour Israël, car il signifie le Pluriel de Pièces d'or.

II y a aussi toute la belle série des Lévy qui sont nombreux dans leurs variantes.

Ce qui est remarquable c'est que les beaux noms d'Isaac et de Benjamin ne sontlà qu'avecun seul exemplaire. Le nom de Cohen est très fécond, il compte 48 enfants. Les Hirsch sont 19, ce qui n'est pas très modeste. Enfin, il y a 77 noms tirés de la Rose et les Ptoscnthal (Vallée de Roses) (1) y sont au chiffre de 30.

(1) Rappelons à ce sujet que l'écrivain qui signe Jacques Saint Gère dans le Figaro n'est autre qu'un Juif du nom de Rosenihul.

Certains noms que je n'ai point compris dans cette liste tels que Behrend, Behrendt, Behrem, Engel, Lehmann, Stein sont évidemment des noms d'origine juive. Des enfants juifs ont dû s'introduire dans les familles qui les portent.

Cela doit donner à réfléchir aux Allemands sur l'invasion juive dans les sciences.

La bonté et le désintéressement ne paraissent pas être précisément les qualités fondamentales des médecins allemands.

C'est chez les juifs allemands que se passait cette scène, en 1890 (Novembre) :

ccChez le docteur Koch. — Lundi dernier, dans l'une des cliniques où se pressait une foule mêlée, le médecin qui pratiquait les inoculations déclara que faute de lymphe, il ne pouvait soigner tout le monde et qu'il ne pratiquerait des injections que sur celles des personnes présentes qui déposeraient une provision de trois cents marks et qui s'engageraient à prendre une chambre dans sa clinique, à raison de seize marks par jour, payables d'avance, également pour toute la durée du traitement. « Quand on saura que le médecin en question s'appelle Lévy, on ne sera certainement pas étonné.

« Sale Juif! »

fil n'y a pas d'officiers juifs dans l'armée active en Allemagne, on ne les tolérerait pas ( 1) ; ils ne peuvent être qu'officiers d'administration.

(1) Le juif Pra^^ue s'élève avoc ra^rc contre celte exclusion des Juifs.

• Des débats récents qui ont eu lieu au Landtaçr prussien, il résulte une violation formelle de la Consiilnti ii ini pi (lame

Une exception avait été faite, et par ordre, en faveur de Bleichrœder, le fils du grand banquier juif de la cour. Et encore sa situation de lieutenant lui vautelle plus d'un désagrément.

En juin 1890, le lieutenant Bleichrœder vient de recevoir un de ces camouflets qui font époque dans la vie d'un homme.

Après le scandale qu'avait causé sa honteuse conduite à l'occasion de l'attentat contre Guillaume I"(l) :

a On l'éloigna de Berlin et on l'envoya faire un service de six semaines au régiment des hussards, à Dusseldorf.

» Là, on n'était pas très content de l'arrivée du Juif. Bleichrœder en grande tenue vint se présenter chez le colonel du régiment (2) et lui dit, d'un air délibéré : Le lieutenant de Bleichrœder, commandé pour faire un service de six semaines au régiment des hussards de Dusseldorf.

l'égalité complète des Israélites ; ceux-ci ne peuvent arriver aux grades militaires.

» Le corps des offlciers, composé en majeure partie de Junker (hobereau), etinbu, à l'égard de nos coreligionnaires, de préjugés surannés, leur ferme systématiquement ses rangs. »

Et le ministre de la guerre, en réponse à une question de M.Richter, n'a pu que confirmer cet état de choses et se déclarer impuissant à y remédier. L'empereur a bien, par un rescrit, ouvert les cadres d'officiers à l'élément bourgeois, mais en insistant sur les principes chrétiens qui doivent les animer, il a conservé de nouveau implicitement l'exclusion des Israélites.

(Annexes des Archives Israélites 5651 — (1521570 rayé).

(1) Ce jour-là il s'était permis de causer en public et en riant avec une fille de bas étage, et les offlciers de son régiment avaient été obligés de lui faire observer l'inconvenance de sa conduite.

(2) En Prusse, chaque officier doit être agréé par le commandant du régiment d'abord, ensuite par le corps des officiers.

« Le colonel lui répliqua :

« Lieutenant de Bleichrœder, je vous donne la permission d'aller en congé pendant six semaines.

» De cette façon, le colonel, qui a le droit de donner un congé de cette durée, débarrassa son régiment de ce personnage. »

Le député, M. Windthorst, a plus d'une fois demandé au Landtag de se préoccuper de la question juive. Pour lui, le meilleur moyen d'enrayer le sémitisme serait de voir le principe chrétien régner de nouveau sur le trône. Un de ces discours n'est pas sans analogie avec celui d'un de nos grands orateurs chrétiens à la Chambre française, mais l'orateur allemand a du moins l'avantage d'aborder de front la question des Juifs et de ne pas éluder la question.

« Depuis le jour où la nouvelle loi scolaire fut mise en vigueur, dit-il, le principe chrétien ne cessa de perdre du terrain, je le disais à cette époque : « Il va s'opérer un changement profond, nous marchons vers un état sans Dieu... Chaque jour, ce fait semble se vérifier...

» Je rends responsable, en grande partie, de la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui cette funeste loi sur l'enseignement, et la manière dont l'instruction, à tous ses degrés, a été répandue parmi le peuple... Ces Juifs, que nous accusons aujourd'hui, peuvent nous répondre à bon droit : ce que nous faisons, où l'avons-nous appris? N'est-ce pas dans vos écoles, dans vos universités ? En effet, avonsnous des reproches à adresser aux Juifs qui ont su conserver intacte la foi de leurs pères, à ces Juifs qui observent les commandements qui furent donnés sur le mnnt Sinaî? N'est-ce pas plutôt à ronx qui sont de-

venus incrédules, qui tendent la main aux chrétiens, incrédules comme eux, pour attaquer ensemble 1<j christianisnu' nfxihT, luielles qu'en soient les formes? Qu'y a-t-il -i l'incrédulité, qui trouve ses

adeptes dans toutes les couches sociales, fait de si rapides progrès, et n'est pas loin d'occuper la place de la société chrétienne? Le gouvernement a-t-il fait quelque chose dans le passé, fait-il quelque chose à présent pour combattre l'incrédulité? Nullement, il persiste dans une hostilité contre la religion chrétienne, et si le principe chrétien perd du terrain, la faute en est au gouvernement. »

Les antisémites allemands se préoccupent beaucoup de Tin/Iuence jaiue à l'école. Un seul élève juif gâte en quelques mois toute une école.

Un vieux Juif de Berlin, désolé d'entendre le jargon de son fils, le retira d'une institution Israélite pour le mettre dans un collège de l'Etat. Il pensait que son fils perdrait ainsi son jargon. Mais, détail amusant, au bout de l'année scolaire le petit Juif ja?*gonnait pis que jamais et tous les élèves de la classe avec lui.

Les écrivains et les pédagogues allemands ont été frappés de l'influence démoralisatrice exercée dans les écoles par les jeunes Israélites.

Ils ont cherché par tous les moyens possibles à neutraliser cette influence, car c'est par l'école principalement que l'Allemagne se judaïse. C'est là que sont déposés les microbes empestants du judaïsme.

Cela est facile à comprendre.

Tout en allant soit au collège, soit a 1 ccole, le joune Juif continue h faire dans sa famille l'apprentissage de la vie juii)e, c'est-à-dire de la vie pratique.

Nulle poésie ne se développe dans ce tendre cer-

veau. Nul idéal moral. Il arrive en classe avec sa science précoce. Il ne connaît pas les joies si vives de ses petits camarades, leurs tendresses, leurs jeux enfantins, leurs jeunes idées qui font la joie des parents quand ils rentrent le soir.

La camaraderie de la jeunesse, le petit Juif ne s'en doute même pas.

Et plus il paraîtra homme précoce, plus ses parents seront heureux.

C'est là qu'est le danger, car avec ses instincts précoces le petit Sémite devient vite vicieux et il gangrène ses camarades. Un hon tiers des élèves qui sortent des écoles et collèges de Berlin ou des grandes villes sont infectés de la lèpre du judaïsme, n'ont plus les idées d'honnêteté et de grandeur de la jeunesse.

Quant à la jeune fille juive qui ira dans les écoles, le danger est moins grand, car un sentiment d'indéfinissable répulsion éloigne toujours d'elle les jeunes filles chrétiennes. Entre la Chrétienne et la Juive, il n'y a à l'école aucune relation, aucun de ces liens d'amitié qui font souvent des amis pour toujours. L'âme de la Onrétienne ne peut comprendre l'âme desséchée de la Juive.

Lors de Li session du Landtag de 1870, quand vint la discussion du budget de l'Instruction publique, le docteur Stœcker en profita pour attirer l'attention des députés sur le rôle prépondérant joué par l'élément juif dans l'instruction secondaire. Il démontra qu'il y avait là un grave danger pour l'éducation morale des autres élèves chrétiens.

Parlant aussi du dangerdes écQlesprimaires neutres où les élèves juifs apprennent avec les élèves chréniens, il s'écriait :

« Pourquoi n'ouvre-t-on pas des écoles primaires spéciales pour les Juifs dans les endroits où il y a un nombre suffisant d'enfants de cette confession? Pour.iuni radiniiiislration scolaire ne sedécide-t-elle pas à adopter le système confessionnel ? Le système actuel a encore ce grave inconvénient d'augmenter le nombre des maîtres juifs, qui sont chargés d'enseigner l'histoire aux élèves chrétiens. Comment peuvent-ils exposer dans son esprit cette histoire, à travers laquelle l'attente et l'avènement du Christ passent comme un fil conducteur? Une saine péda- :,'0gie commande d'obvier à ce mal et de réclamer la fondation d'écoles confessionnelles pour les Juifs. »

M. Cremer, député antisémite, s'écria ensuite, aux applaudissements frénétiques de la droite, que la puberté latine des jeunes Juifs constitue un danger pour leurs camarades des écoles chrétiennes, et que Vodeur des Juifs les distingue de tous les autres citoyens. »

Quelque temps après, le docteur Stœcker, dans un nouveau discours, accusa le député juif Singer, chef socialiste, de fournir de l'argent à la révolution.

Puis, parlant de la question juive en général, il s'adressa aux députés progressistes et libéraux en ces termes:

'< Un peuple qui a été reçu parmi nous en étranger, traité par nous en hôte, et auquel nous avons donné droit de cité, ne doit pas entreprendre d'ébranler les fondements de notre vie sociale.

» Or, sans les Juifs, aurions-nous des démocratessocialistes ?

» Marx et Lassalle, les deux apôtres delà démocratie socialiste, étaient tous deux Juifs.

» Si l'Allemagne a donné un million un quart de voix aux candidats socialistes, c'est par rinfluence de la presse, qui est chez nous un instrument aux mains des Juifs. » Et, chose significative, le professeur Wirchow, apostrophant la droite et demandant si on voulait le jugement des Juifs, toute la droite répondit : Oui.

Le 9 mai, un magnat silésien, le comte Pfeil, demanda à la chambre haute du Landtag que l'on séparât les élèves juifs des élèves chrétiens dans les écoles publiques. La Chambre haute adopta sa proposition et, parmi les votants pour la motion, on put remarquer le comte de Wodell, ministre de la maison royale (i).

(( En AUemagneméme, disait M. de Mazade, en 1883, le mouvement contre les Juifs, sans se manifester par des scènes de meurtre comme en Russie, s'est réveillé et accentué dans ces derniers temps d'une manière au moins imprévue. Il a trouvé de bruyants adhérents, il s'est produit dans les polémiques, dans les réunions ; il s'est concentré dans une sorte de ligue formée pour combattre l'invasion des influences Israélites. Il y a eu, en un mot, ce qu'on appelle encore le mouvement antisémitique, et il n'est pas sur que M. de Bismarck se soit toujours employé bien

(1) Les Juifs se sont de suite veng»"*» en s'atlaquant, dans la presse, à la famille comtale des Pfeil très nombreuse. Comme le comle Pfeil a insisté sur la nécessité de faire respirer aux enfants chrétiens une atmosphère chrétienne, les feuilles juives prétendent qu'un dos Pfeil n'a pas craint de redorer son blason avec les écus d'une demoiselle Léo, petite-fille du Juif Salomon Heine, le richissime banquier de Hambourg, ce qui est faux.

vivement à décourager cette réaction du sentiment allemand et protestant, dont.il peut se servir à l'occasion comme il se sert de tout. »

Dans toutes les classes de la société, l'antisémitisme est accepté (1) et appuyé, ce qui fait dire au docteur Max-Karl Rendtwich qu'il arrivera un temps où Ton montrera avec reconnaissance les bienfaiteurs du pays qui ont les premiers levé le drapeau pour combattre cette peste morale internationale.

Dans les provinces de l'empire allemand des représentants antisémites commencent à se faire jour.

En septembre 1890, les électeurs du grand-duché de Hesse envoyèrent au Reischtag deux députés antisémites malgré la protection ofificielle des Juifs {-l). Le ministre d'État Finger disait, pendant les réunions électorales, que l'antisémitisme était une regrettable apparition parce que cela opprimait le socialisme (3)'

Pendant que dans nombre d'endroits on nomme des députés antisémites, pendant que la foule acclame dans des réunions publiques les orateurs qui lui crient de se méfier du Juif, l'empereur Guillaume

(1) « En Allemagne, et spécialement dans les provinces slaves, où le nombre des Juifs esl arrivé à un maximum fort inquiétant, la question juive est à l'ordre du jour et demande de plus en plus impérieusement à être résolue. La question est tombée dans le domaine public; on la discute dans les chaumières, dans les salons etjuscjue dans les sphères gouverneraenlales; la presse, qui s'érige en tribunal dans toutes les questions sociales, politiques et morales, y a consacré maintes feuilles, et néanmoins la question n'a pas fait un pas, mais reste suspendue comme une épée de Damoclès au-dessus de nos tètes. » (Edouard Jonkovsky, Jadatime, traduit du polonais).

(2) Le philosophe allemand Fichte dit très bien : « Je sais qu'il est moins dangereux d'attaquer la morale et son produit le plus sacré, la Religion, que la nation juive. »

(3) A cela le journal le Peuple Das Woik, du 17 septembre 1890, répondait : « L»'s Juifs nous ont appelé au combat, il est temps

remercie un dévoué serviteur de la monarchie, le pasteur Stœcker, un vrai patriote, et s'entoure de Juifs. Il nomme ministre des finances, un grand accapareur, un de ces grands flibustiers financiers, le Juif Miquel (1), et il lui confère à l'occasion des fêtes de l'anniversaire de sa naissance, les insignes de l'ordre de l'Aigle rouge de première classe.

Pauvre empereur et pauvre Allemagne (2)!

Etcependant en Allemagne depuis quelques années, l'antisémitisme va de l'avant quand même. La question juive y a fait du chemin. Un correspondant du Figaro (3) écrivait de Berlin cette chronique que tous les faits, depuis deux ans, tendent à montrer vraie.

a On pensait que l'antisémitisme resterait enfoui dans les caves de la cathédrale où prêche M. Stœcker, tant que vivrait l'empereur Frédéric.

» Mais, enfermé dans la crypte, il s'échappe par les soupiraux. L'antisémitisme est dans l'air. Il est uii des éléments biologiques de l'AUemagoe actuelle.

» Vous croyez peut-être que M. Stœcker est un exalté isolé, qui, enfourchant un dada, s'emballe en agitant le drapeau de la réclame? Il n'en est pas

(le les remettre à leur place par des moyens légaux.. Il est du devoir des véritables patriotes de saisir le taureau parles cornes.»

(1) Un joli trio de trois grands banquiers allemands, les Juifs Hausemann de Berlin, Abrabam Oppenheim de Cologne, Rothschild de Francfort, s'étaient associés avec le Juif Miquel pour faire l'affaire, c'esl-à-dire le vol de V fanion de Dorlumb dont les actions qui valaient 228 francs valent 12 fr. 50. (Voir VUnivers du 20 mars 1880.)

(2) Lors du fort peu glorieux voyage de l'impératrice Frédéric et de la princesse Marguerite à Paris, on a remarqué que leurs prin. ci pales visites ont été faites aux Juifs Rothschild, Ephrussi et Cahen d'Anvers.

Nous nous demandons ce qui peut motiver envers des Juif?, soidisant français, cette atfeciion de princesses allemandes (?). (;i) M. J. de Saint-Mosmin.

ainsi ! Ce n'est pas lui qui s'est dit un beau jour : je vais faire la guerre aux Juifs pour convertir a. cette haine mes coreligionnaires... ou tout au moins faire du tapage. Ce furent, au contraire, ses coreligionnaires qui vinrent le chercher pour le placer à la tète de leurs légions. Ce n'en est que plus triste pour l'Allemagne ! Stœcker est un homme d'une intelligence indiscutée sur certains points, mais un de ces piétistes qui n'ont retenu de la Bible que des paroles de vengeance. Il croit remplir une grande mission en se faisant le défenseur d'une cause qui deviendra certainement une des calamités de l'Allemagne.

» La question juive roule dans un cercle vicieux. On déteste les Israélites, parce qu'on leur reproche de ne point s'assimiler à la nation allemande; et de leur côté, ils s'attachent d'autant plus à leurs traditions particularistes qu'ils se sentent exclus de certaines institutions sociales. Un Israélite, par exemple, est repoussé de l'armée, sinon par la loi, du moins par l'accueil qu'il y reçoit. Sur les 19,262 officierTl allemands, savez-vous combien il y a de Juifs? Il y ] en a 91

» En France, il ne nous viendrait pas à l'idée de faire des distinctions de religion pour des choses pratiques de la vie. Quand nous achetons une paire de gants, nous ne nous demandons pas si le marchand va à la synagogue ou à la Trinité. En Allemagne, au contraire, l'antisémitisme a fait de tels progrès qu'il s'est formé en quelque sorte deux peuples distincts, qui ne veulent rien avoir de commun. Les antisémites emploient tous les moyens de propagande ; ils

(I) Cependant, grâce à Dieu, les commerçants catholiques fr.mlis commencent enfin à se liguer contre les Juifs, témoin le remar-

[iKilile Annuaire publié par l'Union fraternelle, 4, rue des Petits-

(«rrcaux, Paris.

publient les adresses des gens qui ont des attaches Israélites, afin de mettre ceux-ci en quarantaine. Et ne vous imaginez pas que ce soit là une mesure platonique I Tous les jours le fossé se creuse plus profojad, car il y a peu d'indifférents sur ce terrain. I » De leur côté, les Israélites s'acharnent à afficher leur religion. Dans les annonces de journaux, vous voyez tous les jours s'étaler une foule d'industries qui arborent avec ostentation leur qualité de juives ; pensions juives, pharmacies juives, librairies juives, comme s'il s'agissait d'un peuple étranger. Sur certains magasins Técriteau porte des lettres hébraïques, et l'on se demande quelle langue il faudra parler à l'intérieur^

» C'est évidemment là un des grands torts des Israélites ; ils forment un peuple dans un peuple. Mais c'est là aussi leur force, et les Allemands ne constatent pas sans rage les progrès sans cesse grandissants du sémitisme. Depuis un demi-siècle, les Israélites ont accaparé avec une dextérité surprenante une bonne partie de la fortune publique ; ils en possèdent aujourd'hui le septième, ce qui est énorme lorsqu'on considère que sur les 45 millions d'Allemands, en chiffre rond, il n'y a que 570,000 Israélites ! Voilà le véritable motif de l'antisémitisme. Lorsqu'il s'agit d'argent, les haines sont infiniment plus terribles qu'elles ne le seraient pour une question uniquement de confession. C'est là qu'est la clef de la question.

» Les Allemands sont moins habiles à manier les pièces sonnantes que les pièces tonnantes de Krupp. Ils savent extirper un thaler, mais ils n'ont pas le talent de lui faire faire des petits.

» On affecte ici de faire la différence entre les « Allemands » et les « Israélites » î

» N'ayant pas l'esprit assez délié en affaires pour rivaliser avec le Juif, le Chrétien allemand comprend que le jour est proche où la suprématie appartiendra aux fils de Moïse. Et cette infériorité le torture. Le crucifix joue donc un bien petit rôle en tout ceci !

» Les antisémites attendent avec impatience le jour où le prince Guillaume recueillera l'héritage de son père. Ils espèrent alurs sauver le Capitole... j'allais dire le capital.

n Ce jour-là, ils comptent bien mettre en cage l'oiseau de proie. Et pour cela ils n'hésiteront pas à faire retour aux usages du moyen âge. Les Israélites peuvent aujourd'hui être magistrats. Vous ne pouvez croire combien la pensée du mur mitoyen jugée par un Juif exaspère un Chrétien berlinois ! « Il n'y a plus déjuges à Berlin! » s'écrie-t-il; maisil prétend avoir, en revanche, le droit supérieur de passer condamnation contre l'Israélite et il voudrait, pour commencer, qu'aucune charge ne put être accordée à celui-ci! Ses vœux iraient sans doute jusqu'à empêcher les descendants deNoé de devenir propriétaires fonciers. Leur laisserait-on au moins une arche?

» Dans les hautes classes, cependant, on affecte moins d'antisémitisme. L'expérience y a appris à bien des gens qu'il ne faut jamais dire : Fontaine, je ne boirai pas de ton eau ! Le baccarat, les courses et rhorizontalisme ont réduit souvent les membres de certaines familles très en vue à venir solliciter de M. de Bleichrœder, le roi des juifs, la manne presque quotidienne. Mais les Israélistes ont de ce côté peu de chose à gagner.

" L'empereur Guillaume était antisémite avec modération. Son petit-fils l'est énergiqueraent. Les nuages s'amoncellent. Nous verrons u^ jour l'orage

de la question juive éclater sur rAllemagne ! ). I)

Le patriotisme des Juifs allemands vaut le patriotisme des Juifs français. En 1870, l'emprunt de guerre delà Confédération de l'Allemagne du Nord, de 375 millions de francs, ne donne que 350 millions, souscrits seulement par les petites souscriptions favorisées surtout par les fonctionnaires, les curés catholiques et les pasteurs protestants. Les banquiers juifs et leurs alliés, c'est-à-dire la haute finance, s'abstiennent avec ostentation. Mais en revanche, plusieurs Juifs allemands furent condamnés pour avoir souscrit à l'emprunt Morgan.

Voulez-vous savoir, maintenant, comment le nouvel empire s'est empressé de les récompenser en versant vraiment une corne d'abondance sur eux? Ecoutez ceci :

« Une loi établissait, en janvier 1870, la liberté illimitée de créer des sociétés sur actions et de faire des émissions sans le moindre contrôle officiel, sans garantie sérieuse. La spéculation se trouvait bien préparée à cette liberté. Du deuxième semestre 1870 jusqu'à fin 1874, on fondait 857 sociétés nouvelles, avec un capital-action de 1,429,925,500 thalers; tan -lis

(1) Néanmoins, la position des Juifs est fort avantap:euse. A côté des droits civils, communs à tous les citoyens, ils ont conservé leurs anciennes franchises, leurs droits de corporation et d'autonomie. Il5 forment véritablement un Etat dans l'Etat. Chaque commimaniéjuive s'administreelle-même, lôvedes impôts, nomme ses fonctionnaires cl rabbins, dirige ses écoles, sans intervention de l'autorité civile. Les nombreuses et riches associations juives jouissent d'une immunité, d'une inviolabilité absolues auxquelles les antisémites ne sonp:ent même à toucher. Le budget de la communauté juive de Berlin dépasse 1,500,000 marks, employés à l'entretien du culte dans plusieurs synagogues, d'un hôpital, d'orphelinats, d hospices de vieillesse, d'écoles rabbiniques et surtout d'une école de h au les études judaïques.

jLie, de 1801 au 30 juin 1872, il n'avait été créé que îlO sociétés avec 1,026,172,455 thalers de capital. Cinq milliards et demi sont un joli denier, dont un pays plus riche en capitaux que l'Allemagne n'aurait pas ù rougir. En janvier 1873, lorsque le public commençdii à devenir récalcitrant au leurre, le Juif Las/ter fulminait, du haut de la tribune du Reichstag, un réquisitoire fulminant comme les Grûnder (brasseurs d'affaires) Strousberg, Schuster, Oder, Wagner, le lue d'Ujest, etc., coupables d'avoir laucé quelques chemins de fer qui ont fait faillite. C'était un événement; M. Lasker fut exalté comme un nouveau saint Georges ayant vaincu le dragon. L'indignation générale, largement attisée par la presse juive, s'éleva avec force contre les noirs méfaits de ces grands coupables ;,

» Aussi, après cet assainissement, la Bourse prit un nouvel essor. En 1873 et 1874, on émettait encore pour environ 1500 millions d'actions, et ce furent les affaires les plus désastreuj^es. Le public, qui croyait que M. Lasker avait fait place nette, s'était jeté avec d'autant plus de confiance dans ces nouvelles entreprises. Lorsqu'il était trop lard, on s'aperçut que M. Lasker ne s'était attaqué qu'à des Grûnder chrétiens, formant l'infinie minorité, et qu'il avait ainsi fait l'office de compère de ses coreligionnaires. Les chrétiens avaient créé des chemins de fer, des abattoirs, etc., tandisqueles Griiîiderjuifs se contentaient de transformer des établissements existants en sociétés par actions, opération dans laquelle la moitié et plus du capital versé par le bon public fut empochée par les lanceurs.

» La comédie allait encore plus loin. A la suite des révélations de M. Lasker, le Reichstag résolut une enquête. Le gouvernement, qui craignit des révéla-

lions compromettantes pour quelques personnages haut placés, consentit à condition d'y adjoindre quelques commissaires. Le Reichstag y dépêcha la fine fleur du libéralisme, M. Lasker en télé. Cette commission mixte travailla deux ans, pour aboutir à un rapport composé de redites et ne traitant que les affaires composées par M. Lasker. Tout le reste, environ 99 sur 100, lui avait échappé; tous les documents, les témoins principaux, dont plusieurs membres du Reichstag habitant Berlin, étaient restés introuvables pour elle. Ses membres n'avaient-' jamais entendu parler de certaines sociétés métallurgiques, telles que Dortmunder Union, Laurahùtte, Hibernia, etc. ; de certaines sociétés de construction, de certaines émissions d'obligations de chemins de fer, telles que Berlin-Dresde, Magdebourg-Halberstadt, dans lesquelles des centaines de millions avaient disparu ! On ne sait ce dont on doit s'étonner le plus : de l'habileté et l'influence puissantes des faiseurs juifs, de la naïve ignorance de la commission d'enquête, ou de la bonne grâce avec laquelle le public se laissait prendre à cette fantasmagorie cousue de fll blanc.

)) Les pertes infligées au peuple allemand pendant celte période d'agiotage eifréné sont calculées à 3 et môme à 5 milliards par les statisticiens. On estime à trois ou quatre cent mille les familles de propriétaires, d'industriels et de petits capitalistes qui ont été ruinées pendant que les journaux les grisaient de gloire et excitaient leurs haines contre l'Eglise, les jésuites, les œuvres religieuses. Ce fut le beau temps du KuUurkampf, où la National-Zeitung^ appartenant au juif Wolff et se distinguant toujours par une haine diabolique contre l'Église, s'écriait: Es ist eine lust zu leben (Quelle volupté de vivre aujourd'hui 1) La chancellerie soutenait les agioteurs non

eulement par le Kulturkampf, mais aussi en mettant à la disposition des Bleichrœder, Hauseman, etc., de fortes sommes provenant des milliards français. Déjà avant 1870, le gouvernement prussien avait accordé des privilèges exorbitants à des banques hypothécaires dirigées par des Juifs (surtout la Centralboden Crédit-bank de M. Bleichrœder), qui ruinent les propriétaires auxquels on a enlevé les dernières institutions de crédit administrées par l'ordre équestre et reposant sur le principe de la mutualité.

» La Banque de Prusse avait été une banque d'État, administrée sagement dans l'intérêt de tous, et dont le capital avait été fourni en grande partie par les dépôts des fonds appartenant aux arrivants et autres. Elle fut transformée en Banque Impériale {Reic/isbankjy par actions, administrée, à Texemple de la Banque de France, par un conseil. Seulement, par suite des circonstances propres au pays, ce conseil fut composé de treize Juifs, tous banquiers, et de deux Chrétiens, dont un seul appartenaitàl'industrie. Aussi la Keic/isbank rend le plus de services aux Juifs » (1).

Voici même que maintenant Vassassinat rituel des Juifs commence à se faire jour en Allemagne.

Dernièrement (juillet 1891), racontait le Courrier

j Bruxelles, un petit garçon, fils d'honnêtes petits bourgeois, avait été assassiné dans une grange voisine de la maison de ses parents, à Xantem, près de Crefeld.

Toutes les recherches de la police sont restées infructueuses jusqu'ici ; par contre, l'autopsie et d'autres recherches ont fourni des renseignements

(1) RevHP du Monde catholique.

qui ont provoqué une émotion extrême dans toute la contrée.

La population accuse les Juifs d'être les auteurs du crime, qui serait un assassinat rituel.

D'après la Gazette de Francfort, journal favorable aux Juifs, la seule entrée par laquelle on aurait pu pénétrer, le jour du crime, dans la grange, se trouve du côté de la maison d'un boucher juif; de plus, le corps de la victime était entièrement exsangue; enfin, la blessure qui avait provoqué la mort avait évidemment été faite par quelqu'un ayant l'habitude de tirer le sang.

Aussitôt ces détails connus, la population s'est portée en masse devant les maisons juives deXmtem, et, sans l'intervention du clergé catholique, dit la Gazette de Francfort^ des excès regrettables se seraient produits contre les Juifs.

Depuis, les magasins des Juifs sont mis en interdit, et si les autorités ne parviennent pas bientôt à découvrir le coupable, il ne restera aux Juifs de Xautcm qu'à liquider leurs affaires et àémigrer, si toutefois le clergé réussit à maintenir jusque-là la population et à l'empêcher de faire un mauvais parti aux Juifs.

Ce nouveau meurtre rituel a inspiré au vaillant journal le Lillois (1) l'éloquent article qui suit, plein d'une indignation toute virile :

« Encore un assassinat rituel. — L'intervention de l'Église, en faveur des Juifs, vient de se manil\ -ter une nouvelle fois à Xantem, petite ville industrielle de la Prusse rhénane, où la population voulait les massacrer.

(1) 9 août 1891. Le rédacteur en chef en est M. Arthur Stoven, avocat.

•le docteur stœckkk Chef de rantisémistismc eu Allemagne.

» Tout récemment, un petit garçon — il faut toujours que la victime soit un enfant chrétien et un enfant mâle — a été trouvé assassiné dans une grange, près de la maison de ses parents, à Xantem, près de Crefeld.

» Toutes les recherches de la police pour retrouver le coupable furent d'abord infructueuses. Mais l'enquête des magistrats et l'autopsie de la victime ne tardèrent pas à fournir des renseignements effrayants, qui provoquèrent dans toute la contrée une émotion extrême.

» La population, convaincue que le crime avait été . ommis par les Juifs et que le petit garçon avait été victime d'un assassinat rituel, se porta en masse devant les maisons juives de Xantem, et sans Vintervention du clergé catholique^ dit la Gazette de Francfortj qui raconte tous ces détails, des excès regrettables se seraient produits contre les Juifs,

)) Il est à remarquer que la Gazette de Francfort est un journal inféodé à la juiverie. Son témoignage, par onséquent, ne saurait être suspect.

» D'après ce journal, la seule entrée par laquelle on aurait pu pénétrer, le jour du crime, dans la grange, se trouve du côté de la maison d'un boucher juif ou schechtei' (sacrificateur).

» Depuis que tous ces détails ont été connus et livrés à la publicité, les magasins tenus par des Juifs ont été mis en interdit — nous voudrions voir les

lirétiens agir de même à Lille — et si la justice ne iiiii pas bientôt son œuvre, il ne restera plus aux Juifs de Xantem qu'à liquider leurs affaires etàémi- :rer, si toutefois le clergé catholique réussit à maintenir jusque-là la population et à l'empêcher de faire un mauvais partiaux Juifs.

» La justice, sans aucun doute, achetée par l'or

juif OU empêchée par des hommes du gouvernement vendus, étouffera l'affaire, comme cela est arrivé Tannée dernière, lors de l'assassinat rituel du petit Abd-el-Nour, à Damas. Cela n'empêchera pas l'opinion publique de s'expliquer les épouvantables accusations portées contre la nation juive, contre le peuple sans pays, sans patrie, mais qui prétend quand même asservir tous les peuples.

» Qu'ils prennent garde, car le peuple, ému par ces événements tragiques qui se renouvellent si souvent (plus souvent qu'on ne pense, puisqu'on ne peut connaître que ce que leur imprudence n'a pas su tenir caché), pourrait bien un jour leur faire sentir sa fureur. Et les ministres de l'Eglise catholique qu'ils ont partout bafoués et qui sont seuls aies défendre pourraient bien ne plus avoir assez d'autorité pour les protéger encore !

» Après la Turquie, la Grèce et maintenant l'Allemagne les accusent d'assassiner les enfants chrétiens, parce que leur religion le leur prescrit. Mais si en France un crime pareil venait à se commettre ou plutôt à être connu, car il s'en commet comme ailleurs, puisque les Juifs cosmopolites sont partout les mêmes, soyez bien certains que la vérité ne pourrait pas être dévoilée. Tout est chez nous sous l'autorité des Juifs. Ils détiennent l'opinion publique par la presse, l'instruction publique est dirigée par eux ; ils occupent les plus hauts postes de la magistrature ; la moitié de nos préfets sont juifs ; enfin, pour comble de puissance, Rothschild tient entre ses mains le crédit, la fortune de la France.

» Le dernier meurtre rituel de Xantem, que les juifs n'ont pas réussi à cacher, nous montre que ce n'est pas seulement en Orient que les Juifs sont à ce point fanatiques, mais aussi sur les bords du Rhin, h

deux pas de chez nous, et partout. Enveloppons donc de la même haine les Israélites de tous les pays. Ils ne sont ni Français, ni Grecs, ni Turcs ; ils sont Juifs, Juifs errants, Juifs cosmopolites. Ils vont partout où il y a quelque chose à prendre. Le drapeau pour eux n'existe pas. Le grand rabbin de Bruxelles ne vient-il pas d'être nommé au grand rabbinat de Paris ? »

Nous n'avons rien voulu dire de ces faits avant que la justice n'ait parlé ; comme elle tardait, nous nous demandions ce qu'il fallait croire de l'affaire, lorsque les journaux du pays nous ont annoncé l'arrestation, en Hollande, du boucher juif Salomon Venneman, qui s'était enfui.

De plus, on lisait dans le Stadt und Landbote du 1 .') octobre : « Hier soir, à huit heures, la police locale a conduit à Clèves la famille Buschkoff, l'homme, la femme, la fille, accusés d'avoir trempé dans l'assassinat du petit Hegmann. Ces personnes ont été interrogées dans le cabinet du juge d'instruction.

D'un autre côté, on mande de Xantem au Courrier '^o Bruxelles :

« On a arrêté quatre Juifs qui sont soupçonnés de lassassinat du petit garçon : la famille Buschkoff, père, mère, fille, est arrêtée, ainsi qu'un autre Juif nommé Isaac, marchand. Ils demeuraient à côté de de cette grange où a eu lieu l'assassinat. Ils ont été conduits à Clèves. »

A quand le meurtre rituel en France et qui sait

d'ailleurs s'il ne s'y pratique pas? Souvent disparaissent des enfants. N'y a-t-il pas la main des Juifs làdessous avec leur homicide manie ?

Quand il s'agit des antisémistes la vengeance des Juifs allemands se fait lâche, cruelle, infâme. Voyez ce qui s'est passé au sujet du député Pickenhach, qui a été arrêté au mépris du droit des gens, en violation flagrante des lois, ainsi que le raconte le Petit Poitevin (1) sous ce titre :

Justice juive à Berlin. — Les poursuites dont a été l'objet de la part de ses créanciers juifs un des chefs des antisémites, le député Pickenback, ont causé de vives protestations dans les cercles parlementaires.

» Les juges auxquels se sont adressés les créanciers du député ont lancé contre ce dernier un mandat d'arrestation, et ce n'est qu'après de nombreuses et actives démarches que M. Pickenback a pu faire valoir les droits que lui confère l'inviolabilité parlementaire. Les juges qui avaient admis cette application illégale de la loi étaient Juifs.

» Les députés du Reichstag ont adressé une plainte collective au président de la Chambre et au chancelier. Ils demandent contre les juges un châtiment exemplaire. »

C'est aller un peu loin, messieurs les sémites, cl surtout un peu trop vite.

Que l'Allemagne y prenne garde, encore plus que la France, elle est en train de se judaïser complètement.

Si les Allemands remplissent encore les hautes Ji-

(l) Juillet ISDI.

i;n ALLE mac. ne ^M

gnités de l'Htat, il n'en est pas moins vrai qu'ils gouvernent avec les maximes des Juifs, qu'ils oublient la politique chrétienne et ouvrent davantage la porte aux Juifs. Le jour où les Juifs seront titulaires des dignités de l'Etat, il en sera Qni de l'Allemagne^

LES JUIFS

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