L'ANTISÉMITISME EN ANGLETERRE
En Angleterre les Juifs sont nombreux, très nombreux et très détestés dans le peuple. L'antisémitisme \ n'attend que des chefs et une occasion pour se
clarer (1).
Les Juifs ne tiennent pas comme en France ou en Autriche le haut du pavé; il n'y a comme banquiers juifs que les Rothschild, seulement les Juifs sont ici i<[)andus dans le peuple comme receleurs et voleurs. I! y a dans un quartier plusieurs ruelles occupées par
s Juifs sales et déguenillés qui vendent dans le jour et dans un endroit spécial, s'il vous plaît I les
1) En 1851, les Archives israélites constataient déjà que la poation juive de l'Angleterreélait de 35,000 individus sur lesquels/ V en avait lrf,000 à Londres 1 Elles ajoutaient que les Juifs étaient loul répandus dans la [cité où ils atteignaient déjà le chiffre > iisidérable de 12.000.
Les plus grandes maisons de navigation étaient alors aux mains ' »^< Juifs Salomon, Moses et Davis,
objets volés ou retrouvés par leurs coreligionnaires.
Depuis quelques années, là-bas, la race juive ne fait que croître et embellir (1).
Elle est d'ailleurs bien aidée.
La tartuferie protestante de l'Anglais donne la main à la tartuferie juive.
La belle héroïne française, la sainte Jeanne d'Arc est tournée en moquerie à Londres où les princes héritiers de couronnes courent après les jupons de Sarah, de Sarah l'enchanteresse, de la Sarah que les Juifs ont choisie pour faire une Jeanne d'Arc!
Du reste le prince de Galles a de belles relations avec la juiverie cosmopolite de France, et quand il vient à Paris, avant d'aller rendre visite au chef de l'Etat, il va tout d'abord se refaire l'estomac et se donner du ton et de la couleur chez son ami le bon Juifllirsch, dont la cave, paraît-il, atout cequ*ilfaut pourpîaire à un palais de race britannique. (2)
(1) L'accroissement de l'élément judéo-polonais à Londres va nécessiter la création d'un nouveau temple monumental dans le (juartier Est de la capitale, et pour lequel le coui^eil des synagogues a voté des fonds importants. La fédération des llcbrolh a fait choix, entre nombreux candidats, comme prédicateur, du docteur Lerner, rabbin de Winlzenhein (Alsace). {Annuaire des Archives isracliles, 1890-1891.)
Dans l'ordre du culte, écrit M. Prague, nous signalerons la fédération des nombreux Hêbroth en confréries disséminées dans le grand Londres, qui complète le mouvement unitaire inauguré par les United synagogue. Lord Rothschild en a été le président. (*4niiuaire des Archives israélites.)
(2) On lisait dans la Croix du 4 avril 1890:
« Le prince de Galles a déjeuné hier, rue de l'Elysée, chez io Juif richissime si connu, le baron de Hirsch. Il avait à sa droite Lady Lytton cl à sa gauche madame de Hirsch. Singulier spectacle que celui de ce prince sur le point de régner dînant chez un banquier Israélite! Les autres convives étaient : le prince Auguste de Saxe-Cobourg, le prince et la princesse de Léon, la marquise de Beauvoir, le général d'Abzac, etc.
» Drumontpeut collectionner leurs noms pour son prochain livre.
» A trois heures et demie, le prince est allé voir îkl. Carnot. Le
i:..^ ASuLETEhRE 253
Eu avril 1890, nous trouvons dans les journaux encore une autre preuve de l'amitié intime du prince de Galles envers le baron Hirsch.
« Le correspondant londonien du Freeman' s Journal annonce que lord Marcus Beresford, qui est en Angleterre une des « sommités » du monde du turf, va entreprendre « l'entraînement et le gouvernement des écuries du prince de Galles et du baron Hirsch. >^
» Le prince de Galles et le baron Hirsch sont un peu voisins par leurs propriétés dans le Norfolk, et il paraît, d'après le correspondant duFreemaîi'sJourna/, que le baron, qui passe pour un des hommes les plus riches d'Angleterre, est devenu persona grala dans le cercle familier de l'héritier du trône d'Angleterre.
» L'engagement que prend lord Marcus Beresford pour la direction des écuries du prince du sang et du prince de la finance, est contracté pour cinq ans. H recevra 3,000 livres sterling (75,000 francs) par an.
» Ce qui lui fera des honoraires supérieurs à ceux d'un ministre en France, mais inférieurs cependant à ceux d'un ténor en vogue.
)> Il faut ajouter que la chose paraît toute simple en Angleterre, où le turf (c'est-à-dire les courses de chevaux), est une manière d'institution nationale. »
Le Juif Disraeli (d7sraéh'), devenu depuis lord
aconsûeld et chef du gouvernement de la Grande-
:etagne,pour se soulever au pouvoir suprême, avait
idossé l'habit anglican. C'est lui qui s'écriait dans
s >ii livre fameux Coningbby : t Aucune loi pénale, au-
président est venu lui rendre sa visite après quatre heures, à 'hôtel Bristol, et, ne le trouvant pas, a laissé sa carte.
» Le prince est parti à six heures et demie pour Cannes par la
tre de Lyou. »
cun tourment physique ne pourra jamais faire qu'une race supérieure soit engloutie par uneraceinférieure. La race bâtarde et persécutrice (la race chrétienne \'j disparait, mais celle qui est de -pur sang, la persécutée (la race juive!), règne et dure. C'est donc en vain qu'ils frappent sur nous, Juifs, en nous souillant et nous humiliant sous leurs ruines, pendant des siècles, et des décades de siècles ; l'âme du Juif se relève, va devant, et de nos jours a déjà exercé sur l'Europe une influence dont le prodige est merveilleux^ Voilà ce qu'il ajoutait après avoir dit « que le moncTe est gouverné par de tout autres personnages que ne l'imaginent ceux qui ne voient point ce qui arrive dans les coulisses », et il voulait certainement dire par là que tout est gouverné en cachette par les Juifs.
Les Juifs d'Angleterre sont arrivés rapidement à une grande fortune.
Dans ce pays qui, par ses institutions, semblait garanti contre l'invasion juive, et où, en effet, ils ont eu jusqu'ici moins de prise, on a constaté que les 47,000 Juifs qui habitent Londres possèdent des richesses dont le revenu annuel n'est pas moindre de 3,808,430 livres sterling, soit plus de 95 millions.... (1)
(1) L'usure esl d'ailleurs pratiquée aussi sur une grande échelle en Angleterre par les Juifs, qui avaient trouvé un bon conseiller dans Adler.
Le feu grand-rabbin du Royaume-Uni, le docteur Adler, auquel a succédé son lils, se conformant à la coutume observée par ses prédécesseurs, a laissé un testament contenant ses instructions morales aux fidèles, qui vient d'être publié à Londres.
Ce testament, qui rappelle aux Israélites tous les principaux commandements de leur culte, contient la recommandation suivante.
«« Quelle quo soit votre profession, mes chers coreligionnaires, continuez à fuir toute sorte d'usure, car l'usure constitue, hélasl
Pour amener cette situation, la presse a été au Juif un puissant secours.
Nul n'ignore que le Times et le Daihj-News, qui sont les plus importants organes de la presse anglaise, sont complètement inféodés aux Juifs. Leurs rédac* teurs sont en moyenne partie des Juifs (1).
Un des faits les plus saillants de cette prépondérance juive a été la nomination comme lord-maire de Londres du juif Heny Isaacs (2).
Du reste, depuis plusieurs années, des nominations juives à des postes importants ont fait la joie de M. H. Pra.2:ue, des Archives israélites, qui les enregistre avec un grand plaisir.
En 1887 il écrivait :
« Les élections générales politiques ont amené au Parlement 7 Israélites, chiffre supérieur à celui de la précédente législature. La Chambre haute compte pour la première fois un Israélite dans son seiii ! Sir Nalhaniel de Rothschild a été créé lord.
cancer malfaisant qui ronfîe la vitalité de la maison d'Israël. »
Nous ne savons si les Juifs américains sont aussi étrangers à l'usure que le donne à croire le docteur Adler ; mais il reste son aveu sur l'ensemble des opérations financières des Juifs et cet aveu prouve bien que l'usure est la pratique commune de la tinauce juive.
(1) Dans ï'Annuaire des Archives Israélites de 1889-1890, M. Prague dit :
« La science juive, assez négligée dans ce pays, y est en sensible
rogrès. Une revue a été créée pour la publication des travaux
des savants Israélites anglais concernant le judaïsme. » Comme
si la science était négligée dans un tel pays parce qu'il n'y avait
pas de revue juive. L'aplomb juif est parfois bien amusant.
(*2) Le great aventde l'année que nous passons en revue, c'est ' élection d'un Israélite en qualité de lord-maire de la cité de
ondres. M. Henry Isaacs est le troisième Israélite revêtu de ces
lûtes fonctions honorifiques, et son choix indique que l'égaité des Juifs, dans la libre Angleterre, est absolue. {Annuaire des Archives israeliles.)
En 1888:
« En 1888, les élections générales avaient fait entrer au Parlement anglais 7 Israélites : MM. le baron Ferdinand de Rothschild, sir Juliar Goldschmidt, Henry de Worms, Arthur Cohen, Lionel Cohen, Samuel Monlagu et Serjeant Simon. »
Et en 1889:
«M. de Worms a été appelé au sous-secrétariat des colonies, poste d'une importance considérable qui a été pour la première fois dévolu à un Israélite. »
Donnons maintenant une nouvelle abracadabrante à propos des mesures que l'empereur de Russie croit devoir prendre contre les Sémites de ses Etats.
Voici ce qu'écrivait au Soleil son correspondant de Londres :
« Un meeting monstre a eu lieu avant-hier dans le Guildhall, sous la présidence du lord-maire, afin de protester contre la persécution à laquelle les Juifs sont en butte en Russie. La vaste salle était comble, et l'on comptait dans l'assemblée de nombreux personnages influents. Le lord-maire, en ouvrant la séance, exprima l'espoir que les orateurs respecteraient la personne du czar. Je dois dire qu'on se conforma assez généralement à cette recomiuandation. On n'en vota pas moins une résolution présentée par le duc de Westminster et appuyée par l'évéque de Ripen, affirmant que le meeting déplorait les souffrances au.xquelles les Juifs de Russie étaient livrés, par suite de lois d'exception et d'édits tyranniques. »
Ce meeting a quelque chose de stupéûant. Voyezvous le lord-maire de Londres (i) — qui, à l'exemple de ceux de ses compatriotes au pouvoir, regarde sans la moindre émotion les Irlandais mourir de faim et gémir, depuis des siècles, sous la plus intolérable des oppressions, — se lamenter sur le sort des Juifs auxquels l'empereur de Russie enlève le moyen de ruiner ses sujets ?
Comprenez-vous cet évéque héritique de Ripen s'associant aux douleurs sémitiques du lord-maire, et sommant Alexandre III d'être plus humain?
Le correspondant du Soleil ajoutait : « Il fut aussi décidé qu'un mémoire, signé par le lord-maire au uom des citoyens de Londres, serait présenté au czar
(1) Le meeting vota les deux résolutions suivantes, proposées par le duc de Weslnninsler:
« !• Le meeting déplore profondément les soufîrances qu'endurent de nouveau les Juifs en Russie, à la suite de l'application de lois et dispositions sévères et exceptionnel les. Il est d'avis que dans ces dix dernières années du dix-neuvième siècle, la liberté religieuse devrait être reconnue par toute communauté chrétienne comme un principe de droit humain.
» î» Le meeting décide d'adresser à l'empereur de Russie un mémorandum pour le prier respectueusement de rapporter toutes os lois et dispositions exceptionnelles et restrictives, concernant es sujets israéliie?, et pour le prier en môme temps de conférer aux Juifs en Russie des droits égaux à ceux dont jouissent ses autres sujets.
» Ce mémorandum devra être signé par le lord-maire juif, au nom des citoyens de Londres, el sera transmis par lui au tzar. •
» La czarine, de Russie en apprenant cette intervention intem- , estive, lit immédiatement savoir à la princesse de Galles que les 'lélé^ués anglais feraient bien de ne pas se déranger, car ils ne seraient pas reçus, et une démarche de ce genre ne ferait qu'irriter le czar davantage.
» L^ Xouveau Temps, de son côté, avait engagé messieurs les Anglais à se môler de leurs affaires plutôt que de celles de la iUissie. et il concUit en ces termes :
» Que l'Angleterre nous envoie des Irlandais partisans du /lame rule. Pour chaque Irlandais, nous lui enverrons deux Juifs 1 m
pour le prier d'abrogçr toutes les lois pénales et les édits rendus contre les Juifs et d'accorder à ceux-ci l'égalité civile et politique. »
De plus fort en plus fort, comme chez Nicolet ! Aussi, le même journal ajoute :
« C'est fort bien, mais les Russes ne sont pas ennemis d'une douce ironie. Il ne serait pas impossible qu'après avoir reçu le document en question^ le czar chargeât son ambassadeur de remettre au gouvernement de Sa Majesté britannique un mémoire rédigé à la suite d'un grand meeting tenu à Moscou, invitant M. Balfour à abroger les lois d'exception qui existent en Irlande, et à accorder aux habitants de l'île tous les droits civils et politiques dont jouissent les Anglais. »
La leçon serait méritée I
Le mémoire a été présenté au czar, mais le gouvernement russe a renvoyé purement et simplement cette pétition au lord-maire de Londres, qui est Juif, par l'intermédiaire de l'ambassadeur. Il paraît que le lord-maire est très déconfit de cet échec. Quelques journaux anglais sont scandalisés de cette façon d'agir de la Russie, et ils crient d'autant plus fort, que leur démarche n'a eu d'autre effet que d'attirer sur les Juifs des rigueurs administratives plus sévères.
Cela va peut-être calmer pour quelque temps les Juifs anglais, d'autant plus que des manifestations
(1) guaiul les Anglais prolt'sloreiii, le iVoroie yrcinia leur rappela avec beaucoup d'à-propos que la nation anglaise, qui a marlyrisé l'Irlande, déporté en masse lesHindousaiu Iles Andannan (où ils ont péri de faim ou ont été mangés par les fauves), aurait dû au moins avoir la prudence de se taire.
ouvrières ei arisiucratiques commencent à se faire jour (1).
« Il fallait voir comment ce lord-maire juif donnait au czar des leçons de générosité et de devoir! C'était du dernier comique, d'autant que cela se passait pendant que ce môme lord-maire couvrait Paris d'affiches illégales, pour sa société des « Grands Boulevards », et faisait le joli cœur devant l'argent des souscripteurs français, qui n'ont pas encore pu se faire rembourser. » {Rapport de la ligue nationale antisémitiqiie de France.)
Dans toute cette histoire se trouve compromis Tarchevéque anglican de Canterbury. « Ce pharisaïque personnage, qui possède 3^0,000 francs de revenu, ne donne pas un sou aux pauvres, et reçoit les liommages de la juiverie. Il ricane lorsqu'on lui annonce qu'un Irlandais, un Chrétien comme lui, est mort de misère, sur la route où les exécuteurs des hautes œuvres anglaises l'ont jeté; et il aurait versé des larmes sur les coreligionnaires de Rheinstein, en les plaignant sans doute d'avoir jusqu'ici manqué le Czar. » (2)
(1) Enfin en Angleterre des dispositions malveillantes se sont également fait remarquer aux deux antipodes de la société. Dans la classe ouvrière, il y a eu l'année passée une manifestation hostile aux tailleurs juj^jJisses et polonais ; et tout récemment on a pu lire dans Tes journaux que la reine, pour couper court à certaines tendances de l'aristocratie anglaise, a accepté une invitation du baron de Rothschild et a passé lajournée du 14 mai dans les terres du chef de cette famille à Londres... {Archives itraélites^ 12 juin 180J, p. 188.)
(2) le Courrier de Bruxelles (16 février 1891} raconte ainsi la lin de cette aventure :
« Le Czar et les sémites. — La Cité de Londres, très inféodée aux riches Juifs, est en ébullition. Le Czar {The Bussian Bear) vient de faire renvoyer, par vot« dip/oma^gaeet sans avoir daigné
Pour le Juif Henry Isaac, Londres faillit se mettre tout sens dessus dessous. A propos de sa nomination et de son installation, on lisait ceci dans les journaux de l'époque :
« Londres, 15 octobre. — L'installation solennelle du nouveau lord-maire, sir Henry Isaac, dans ses fonctions, aura lieu le samedi 9 novembre.
» Sir Henry Isaac, lord-maire élu, qui pratique d'une façon rigoureuse la religion juive, a résolu, pour ne pas rompre le sabbat, de faire à pied tout le trajet que doit parcourir la procession traditionnelle du lord-maire.
» La question a été discutée par la cour des alder-
la décacheter, la pétition que le lord-mayor lui avait adressée, par la poste, en faveur des Sémites.
» Cette pétition était signée par une foule de Juifs riches. Le beau-frère du prince de Galles a fait à ces Sémites —qui iront jamais protesté contre les persécutions des Chrétiens, et qui partout, au contraire, poussent à ces persécutions — l'affront mérité d'un • soufflet diplomatique » appliqué sur la joue du lord-mayor actuel, M.Joseph Savory, qui avait endossé des résolutions prises sous le régime de son prédécesseur sir Ijenri Isaacs, dont le nom trahit aisément la race et les sentiments.
» Le lord-mayor avait ohéi aux résolutions d'un meeting convoqué à Mansion-House, notamment par sir M^ses Montefiore et les Rothschild.
» Envoyer la pétition par voie diplomatique, on n'avait pas osé.
» Et ces « youtres » ont eu l'audace d'écrire au czar, par la poste, comme à leur commis.
■ Le résultat ne s'est pas fait longtemps attendre.
» On. pourrait leur dire « Mind youv own biisinest t » Occupezvous de vos propres affaires.
3» On se demande en effet quel accueil eût reçu à Downing Street une pétition rédigée par une municipalité russe en faveur des catholiques irlandais, persécutés par M. Balfour, l'^cos^ais fanatique qui gouverne la Verte Erin, aux applaudissements de la juiverie de Londres.
» Le czar n'a pas eu peur de froisser les financiers juifs qui placent sesemprunts à Londres et à Paris.
» C'est un trait de caractère. »
meD, qui ont désapprouvé la résolution prise par sir Henry Isaac.
» On a finalement conclu un compromis en vertu duquel le nouveau lord-maire n'ira à pied qu'en traversant les quartiers juifs et fera le reste du trajet à cheval. »
On n'aurait pas fait tant d'histoires si le lord-maire avait été catholique.
Ce coquin d'Isaac, l'ancien lord-maire juif de Londres, non content de faire des siennes à Paris, a cherché à en faire en Autriche-Hongrie où les Juifs paraissaient devenir trop puissants.
« Une autre affaire à sensation, racontait le Couv' lier de Bruxelles (1), c'est la campagne du journal catholique Vaterland contre une société anglaise dont le chef paraît être M. Isaacs, le lord-mayor de Londres, laquelle a acheté ou est sur le point d'acheter en Autriche les établissements nécessaires pour excercer une grande industrie littéraire. Plusieurs journaux, et entre autres le journal officieux Wiener Tagblatt, de M. Sceps, sont déjà à elle ; de plus elle a voulu s'emparer de l'organe des Jeunes- Tchèques, NarodniLisli, qui a refusé. Le prospectus de cette entremise fut puhlié à Londres et envoyé à beaucoup de personnes en Autriche pour leur l'aire prendre les actions de celte Société ; les propagateurs de la ÂJiglo-Austrian Printing and Publishing Union limited y prétendaient que le comte de Taaffe, linsi que le minisire du commerce, le marquis de Bacquehem, s'intéressaient vivement à cette entreprise, lui avaient promis leur protection et que le
(1) 8 mars 1891.
président du ministère avait nommé lui-même le président de la Société pour l'Autriche, le prince Serge Radziwill. Ces affirmations n'avaient rien de vraisemblable, vu l'intégrité et le patriotisme des ministres. Mais c'était jouer effrontément avec l'honneur de l'Autriche pour causer la hausse des actions, et le Vaterland voulut obliger au démenti de ces mensonges. Il a réussi au moins partiellement. La Société a publié un second prospectus dans lequel on affirme que le prince Serge Radziwill est nommé par le gouvernement autrichien ; le comte de Taaffe, interpellé parle député Steinnender, a déclaré au parlement qu'il n'avait promis aux entrepreneurs de ladite Société que la protection dans toutes les entreprises se conformant aux lois autrichiennes.
» Cette déclaration n'a pu calmer la panique parmi les patrons d'imprimeries et d'autres industries de cette branche à Vienne, souffrant déjà beaucoup de l'invasion d'entrepreneurs, grands capitalistes d'Allemagne. L'on craint un nouveau monopole anglais propre à écraser les industriels autrichiens, et le conseil municipal, en acceptant la motion du membre de l'oppositon, M. Grégorig, a résolu dt prendre des mesures de défense contre la Société anglaise. »
On sait que l'année dernière (juillet 1890) les Juifs d'Angleterre constituaient un comité qui, sous la présidence de leur grand rabbin, fut chargé de rédiger et de présenter une adresse de félicitations à S. E.le cardinal Manning à l'occasion de son année jubilaire.
Les Juifs anglais doivent bien cette preuve de reconnaissance à l'illustre prélat qui a prodigué son zèle et sou influence au profit de leurs coreligionnaires chassés de Russie, et ^ui dernièrement encore,
sur l'instarit appel de Tex-grand rabbin, M. Adler, prenait parti pour les Juifs anglais contre le livre « Le Mijstrre du Sang chez les Juifs{i), » Certes, rien n'est plus naturel que cette reconnaissance ; mais il n'est pas dit que, dans cinquante ans, les catholiques anglais éprouveront delà reconnaissance pour les Juifs, si gracieux maintenant.
Ils éprouveront même un sentiment contraire, si nous en jugeons par ce qui se passe aux États-Unis ; les Juifs admis aux libertés de la République de Washington sont aujourd'hui au premier rang des champions de l'école d'État ELfîutiiû£t at]léê contre les catholiques, qui ont la prétention d'avoir pour leurs enfants des écoles catholiques.
Nous trouvons ce détail dans un journal catholique de New-York, le Freeman's Journaly et il nous rappelle la conclusion du dernier livre de M. Drumont où l'auteur, par une vue anticipée sur l'avenir, nous montre le Juif, le Juif admis, grâce à la charité d'un prêtre, parmi les derniers catholiques français du Canada, puis pullulant dans cette communauté et la mettant bientôt dans le piteux état où il a mis la vieille France catholique.
Il existe à Londres une synagogue provisoire, la synagogue de Hampstead, organisée en mars 1890, où Ton chante des hymnes en anglais, après la prière en hébreu. Sous le pseudonyme de Baal Tekiah, un curieux publiciste a blâmé, au sujet de cette synagogue non ofTicielle de Hampstead, une brochure : « Judaïsm up to Data » (le judaïsme du jour). On sait que Ton n'ofTicie dans cette synagogue que le samedi après-midi. Eh bien, malgré ce court espace de temps consacré à la religion, le Juif qui officie trouve le
1) Par l'abbé Henri Desportes. (Savine, édit.)
moyen de ne pas oublier le « bedit goumerce » ; l'auteur, le Révérend Stiggenheim, a été mettre la tête dans l'aube pour répondre à une demande téléphonique de faire une partie de solowhist.
Lord Salisbury commence môme à s'inquiéter très sérieusement du mouvement antisémitique qui se produit dans toute l'Europe, à l'exception de l'Angleterre (1).
Jusqu'à présent, les sommes considérables dont disposent les établissements juifs de bienfaisance à Londres ont amplement sufTi à venir d'une façon efficace en aide aux Juifs qui, n'ayant aucune raison de se cacher, ont fait appel à la générosité de- leurs coreligionnaires; mais le nombre des émigrés juifs à Londres augmente dans de notables proportions, le premier ministre appréhende les dangers qui pourraient résulter d'une trop grande agglomération de Juifs dans les quartiers les plus pauvres de la cité. Les Juifs polonais et les Juifs russes ne sont pas vus d'un œil bienveillant par les ouvriers anglais ou irlandais. Dans ces circonstances, le gouvernement britannique s'est adressé aux banquiers et financiers israélites de Londres pour obtenir leur avis sur les mesures à prendre en vue d'empêcher tout désordre et toute complication. Lord Rothschild a été plusieurs fois consulté et a promis de veiller à ce que le sur-
(1) Une correspondance curieuse, adressée en mars 1890 au journal le Lorrain, signale cependant une agitaiion anlisémitique :
« L'antisémilisme a Londres. — On signale, à Londres, une agitation ouvrière ayant un caractère anlisémitique. Elle embrasse tout l'East-End qui comprend les quartiers les plus pauvres de la capitale et a pour objet d'exclure autant que possible l'élément Israélite du marché ouvrier de la métropole. Les promoteurs de cette agitation, qui ont tenu samedi dernier une réunion pour élaborer un plan de campagne, sont d'avis que les Israélites doivent ûtre rendus responsables de la détresse dans laquelle se débattent les classes ouvrières et de l'abaissement du taux des
croît d'indigence israélite à Londres ne devienne pas une cause de conflits et de désordres.
« Quinze mille Juifs de Russie ont émigré à Londres (raconte un journal indépendant) (1).
» Les Anglais ne peuvent pas les sentir.
» Le Rothschild d'Angleterre a cherché le moyen, pour s'en débarrasser, de les expédier en Italie, II a entamé à ce sujet des négociations avec le gouvernement italien « dans le but, dit-il, de diriger une par- » tie de l'émigration des Juifs russes vers les terres » incultes de l'Italie. » Les Juifs russes dont il parle, sont précisément ceux qui ont émigré à Londres, mais il ne l'avoue pas.
» Le richissime Israélite a promis de faire, s'il le fallait, de grands sacrifices d'argent pour faire aboutir ses projets.
» Le ministre Luzzati, leJLuiL.ennfîmi de la Papauté, celui qui plonge Rome dans la misère, a promis son appui à Rothschild.
>» Cette nouvelle a causé une grande émotion dans la presse italienne, où elle est l'objet des comment taires les plus indignés.
salaires. Ils comptent sur l'appui de M. John Burns et d'autres meneurs du parti socialiste. L'enquête de la Chambre des lords
"mité de lord Dunraven) sur le sweating (marchandage) a dé-
lonlré cependant que l'abaissement du taux des salaires ne tient
is exclusivement à la concurrence des immigrés juifs venus du lui de la Russie et qui se contentent de salaires dérisoires. »
On lit aussi dans le Lillois du 9 août 1891 :
• .4 Londres, quinze mille Juifs émigrés de Russie ont été reçus comme ils le méritent : comme des chiens dans un jeu de quilles. Ces bons messieurs les Anglais qui, il y a quelques semaines, s'indignaient si fort des mesures prises en Russie contre les Israélites, demandent maintenant qu'on les empoche d'arriver en Angleterre. Ils veulent bien tolérer les Juifs, mais à distance, chez les autres!
» Oh! tartuferie anglaise. »
(1) Le Lillois, 23 août 1891.
266 JUIFS ET ANTISÉNfITES EN ANGLETERRE
» VUnita Cattolica dit à ce sujet : « Luzzati est » Juif; il est bien naturel qu'il appelle en Italie les » Juifs expulsés de Russie. Ils deviendront les maîtres » de nos terres, pendant que les Chrétiens d'Italie » s'échappent de leur pays par milliers, afin de ne » pas y mourir de faim. »
» De la seule ville de Rome où les œuvres de bienfaisance étaient naguère si florissantes, sous le plus paternel des régimes, il est émigré, depuis deux mois, quatre mille hommes mourant absolument de faim, qui ont été expédiés dans la République Argentine. Voilà ce qu'un Juif a pu faire à Rome, où la misère, grâce à la munificence des papes, n'avait jamais été connue. »
Du reste, les Anglais aiment bien protéger les Juifs, mais à distance...
L'Angleterre a bien voulu assurer de son appui moral le baron Hirsch, à la suite de plusieurs entrevues que celui-ci avait eues avec le prince de Galles. Les journaux ont annoncé que le baron //irsc/i venait d'adresser au Docteur Lowenthal^ à Buenos-Ayres, un acte notarié par lequel il le charge d'acheter pour 10.000.000 de piastres de terrains destinés à des colonies juives.
Or ce bon Juif de Docteur Lowenthal n ( -t autre que le représentant de la cojir BritauniqjLie à^Bueuos- Ayres. Est-ce assez complet ! N'est-ce pas queTamitié du prince de Galles a du bon et peut servir ?
LES JUIFS
ET