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L'ANTISÉMITISME EN AUTRICHE-HONGRIE

Plus de dix fois les Juifs avaient été bannis des pays héréditaires de la maison d'Autriche. Ils y re- ./ vinrent définitivement en qualité de serfs du Saint- Empire, sous Ferdinand I" (1), célèbre par ses querelles avec le pape Paul III.

L'impératrice Marie-Thérèse modifia leur situation de serfs du saint-Empire en leur accordant des faveurs, qui varièrent d'ailleurs selon la province où ils étaient établis.

Par exemple, ils n'avaient pas le droit de séjour dans les^pays héréditaires allemands (2); en revanche, ils avaient le droit de séjourner dans les centres dé- . pendant de la commune de Saint- Venceslas, mais à la condition de n'être qu'en nombre déterminé.

Les Juifs du territoire de Trieste, de la République

(1) Le frère de Charles-Quint.

(2; Vienne excepté.

de Venise, des ports adriatiques, da duché de Mantoue, jouissaient du droit d'établissement sur ces territoires et étaient entièrement libres.

Dans les pays dépendant de la commune de Saint- Etienne, les Juifs jouissaient d'une tolérance assez vaste, mais l'immigration juive y était interdite.

Quand eut lieu le premier partage de la Pologne, partage dont furent cause les Juifs, les libertés tergestines furent accordées aussi aux Juifs émigrant de Pologne ou à ceux établis enGalicie.

A dater de 1848, année révolutionnaire, les entraves qui s'étaient jusqu'alors opposées à la diffusion de l'élément juif s'évanouirent peu à peu et en 1867 elles furent complètement abolies.

Là, comme en Pologne, comme en Allemagne, les Juifs ont eu leur manière habituelle de reconnaître le bien qu'on leur avait fait, et nombre de fois des soulèvements populaires ont montré qu'ils avaient trop su abuser de Thospitalité (1).

Grâce à cette hospitalité, les Juifs sont parvenus à s'implanter par trop en Autriche (2).

« Parmi les nations dominées par l'influence juive, dit M. Auguste Roussel (3), l'Autriche est celle qui nous en fournit le plus lamentable exemple. Dans ce

(U Un correspondant du Courrier de Bruxelles^ parlant du mouvement social en Autriche, s'écrie : iLe Juif et toujours le Juif, c'est la pierre d'achoppement contre laquelle se heurte toute tentative de réforme demandée par les populations chrétiennes. Sans rinlérèl financier et social qu'ont les Israélites d'Autriche à faire visiter par leurs enfants les écoles d'Elal, nous posséderions depuis longtemps déjà l'école confessionnelle, demandée dans des dizaines de milliers de pétitions par les catholiques de l'Autriche. » ^ (2) Il y a actuellement en Autriche 1,650,000 Juifs.

(3) La Presse Juive. Rapport présenté par M. Auguste Roussel au Congrès d'Angers.— Voir V Alliance anti-juive, 2* année, n" 3. Revue alors publiée sous la direction de M. Poutigny (Plista.)

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malheureux pays où la lèpre juive a presque fiai de ronger tout l'orgaDisme social, c'est à peine si Ton compte deux journaux, le Vaterland et le Deutsches Voîksblatt, créés tout récemment pour combattre l'action de la juiverie, qui soient rédigés en dehors de cette action. Aussi qu'est-il arrivé ? A l'exception de l'armée {le Juif n'aime pas le métier des armes), les '^ Juifs ont tout envahi ^ l'administration, le barreau, le corps médical, la magistrature. Ils en sont arrivés jusqu'à posséder une soixantaine de patronats ecclésiastiques, en sorte que, dans ces paroissesde patronat, le curé se voit forcé de demander au propriétaire juif une sorte d'investiture. Le Volksblatt, dont je viens «»' de parler, a fait un relevé duquel il résulte que 40 pour 100 des propriétés sont hypothéquées par eux, et s'ils n'ont pas mis la main sur le reste, c'est que^ ce reste appartient à l'Eglise, au domaine royal ou au fisc. Dans la capitale môme, à Vienne où, en 1848, pas un Juif ne possédait un immeuble, aujourd'hui ils possèdent presque tout. » —

Ajoutons un détail significatif : VUniversité de Vienne, qui est une des plus anciennes du monde, devrait être, d'après ses chartes de fondation, une Ilriiversité foncièrement catliolique. Eh bien^, la majorité des professeurs y est formée par des Juifs. [

En Hongrie c'est la même chose. Là aussi les Juifs (1) disposent d'une grande partie du sol qui atteintau moins le cinquième.

« Le Deutsche Volksblatt de 'Vienne, qui a fait une

(1) Les J»iif< de Galicie et des contrées voisines, dans le nord de la Hongrie, appartiennent en grande partie à la secte des nouveaux Hatsi-dim ou saints, partisans fanatiques du Zohar, doctrine pleine de superstitions grossières qu'ils mettent au-dessus de la Kabbale. (Le P. Oilivier).

revue de la situation économique des divers pays, donne à cette occasion un tableau statistique de l'élément juif, qui joue un si grand rôle dans la décomposition économique des peuples chrétiens de l'Europe .

)) De cette statistique il résulte que l'on compte, par 1,000 habitants, 45 Juifs en Autriche, \2 en Allemagne, 1,4 en France, 1 en Grande-Bretagne et 1,5 en Italie. Ces chiffres expliquent bien des choses, surtout le servage économique des classes rurales dans certaines contrées autrichiennes et la décomposition morale et intellectuelle des classes de la société où l'élément juif a pu pénétrer. »

En Autriche, c'est la province Autriche-Inférieure 1/ avec la capitale de l'Empire, Vienne, qui est le pays peut-être le plus antisémitique du monde.

Dans le Reichsrath (Conseil de l'Empire) il y a neuf députés antisémites (1), dont sept sont de l'Autriche-Inférieure, et deux de la Silésie autrichienne.

Les noms de ces députés sont :

Vergoni, Fûsh, Kaiser, D' Pattai, D' Lueger, Eichbrom (prêtre catholique), D' Fiegl, Fûrnkrant, Ursin.

Dans les élections pour la Diète provinciale de l'Autriche-Inférieure qui ont eu lieu le 25 septembre

(1) Une correspondance de Vienne, datée du 5 mars 1891, parlant d€s dernières élections au Reichsrath^ dit :

« Quatorze circonscriptions à Vienne ont élu 6 libéraux allemands et 4 antisémiles. Il y a quatre ballottages. Jusqu'à présent les antisémites enlèvent un siège aux libéraux allemands et deux aux démocrates. Parmi les élus se trouvent le docteur Herbst et le professeur Suen.

» A Hevnals, ancien faubourg de Vienne, le prince Aloys de Liechtenstein, libéral allemand, a obtenu 2,978 voix; M. Rrouandeliea, démocrate, f,736 ; M. Frassel, antisémite, l,0l3. »

C'est un bon et consolant résultat.

1890, pour les districts villageois, sur vingt députés élus, il y a eu treize antisémites (1).

Dans les conseils municipaux les antisémites arrivent à être très nombreux (2).

Les clubs antisémites sont nombreux à Vienne et dans la province ce sont surtout les commerçants qui en sont membres, de crainte de voir le commerce accaparé par les Juifs (3).

A Vienne les Juifs sont si détestés que les moindres troubles, les plus petites émeutes prennent un caractère antisémitique (4). Dans la Croix du 11 avril 1890, on lisait :

« Les troubles que nous avons racontés hier ont pris un caractère antisémitique très prononcé. Les émeutiers, qui étaient admirablement disciplinés et obéissaient aux ordres des meneurs, ont tenu en échec la police pendant toute une journée. Un poste a été envahi, et les vingt sergents de ville qui s'y trouvaient ont en vain déchargé leurs revolvers sur les assaillants. Ils auraient été tués jusqu'au dernier, si un escadron de hussards n'eût chargé, bride abattue, pour les dégager. Malgré ce secours opportun, tout l'ameublement du poste a été détruit. On a

(1) Un député au parlement hongrois, M. Victor Isloczy, a dit <\we Vienne était le centre de l'antisémitisme européen.

(2) « La faction antisémite au conseil municipal et au Parlement redouble d'audace, disent les Archives. Déployant une activité ligne d'une meilleure cause, elle intervient dans tous les débals, rouvant moyen d'y introduire des attaques passionnées contre

les Israélites. » {Annuaire des Archives^ \890-S9l.)

(3) Le mot krach est un mot juif qui nous vient des Juifs de Vienne.

(41 En 1883, une petite ville d'Autriche, Zala-Egerzlzey, fut mise i sac et plusieurs Juifs furent tués.

En 1887, à Szerdaleby, le feu fut mis au quartier juif qui fut brûlé tout entier.

aussi pillé un bureau de télégraphe. Les émeutiers criaient : // faut piller les Juifs.

» Hier, des gamins ont voulu recommencer les troubles de la veille. Ils ont été dispersés sans peine. Jusqu'à 10 heures du soir, des patrouilles de cavalerie ont parcouru les rues, et de^ bataillons ont bivouaqué sur les principales places de la ville. Les rues offraient un aspect morne et triste ; les devantures des boutiques étaient brisées, des marchandises détériorées encombraient le sol. On dit que le préfet de police va donner sa démission. »

Un correspondant du Matin écrivait :

« Vienne, 15 avril. — Par service spécial. — L'effervescence dans les faubourgs se manifeste encore à la moindre occasion.

» C'est ainsi qu'aujourd'hui, dans l'arrondissement de Brigittenau, deu.\ ouvriers ayant, dans une rixe, brisé une vitre de la boutique d'un marchand de vin juif, se refusèrent à payer les dégâts et ameutèrent la foule en criant : A bas les Juifs ! Bientôt plusieurs centaines de personnes, dont un certain nombre d'étudiants, se joignirent à eux en poussant les mêmes cris; puis, de plus en plus surexcitée, la foule assaillit l'établissement à coups de pierre. La devanture fut brisée ; les vitres et les bouteilles furent cas-ées.

» La police arriva sur ces entrefaites et arrêta quatre des plus exaltés, parmi lesquels un étudiant qui haranguait les ouvriers avec véhémence, et les excitait au désordre.

» La foule se dispersa ensuite. »

Les Juifs profitent de ces émeutes pour essayer de

gagner encore de l'argent, de réclamer des dommagesintérêts.

En août 1890 on lisait dans les Archives israélUes :

« Plusieurs négociants israélites de Vienne dont les établissements ont été saccagés par les pillards antisémites ont adressé au Parlement, par l'entremise du docteur Plener, une demande de dommagesintérêts, rendant ainsi l'État responsable des dégâts commis. Lasommetotaleréclamée est de 11, 000 francs. A'oilà les premiers et les plus clairs résultats du mouvement anlisémitique. »

Ce qui fait dire comme réflexion à un rédacteur de V Anti-Juif :

« Ce n'est pas la faute aux antisémites si le

qui gouverne l'Autriche laisse faire de semblables demandes. Gageons qu'il remboursera. Les antisémites n'ont pourtant fait que ce qu'ils devaient faire, en confisquant et en faisant rentrer dans la collectivité les sommes et marchandises volées par les Juifs de Vienne. Si le papa à Rodolphe, l'archiduc qui aimait tant les Juifs, était un être au cerveau plus vigoureux, il approuverait ce qu'ont fait ses sujets et enverrait promener les Juifs. »

/Les Juifs d'Autriche ont toujours parmi eux beaucoup d'espions.

En juillet dernier la Gazette de la Croix, de Berlin, rapportait ce récit d'un officier de l'armée : « Durant la guerre de 18*0, j'ai été adjoint au 10" corps, commandé par le général Voigts-Rhetz. Le général recevait 100,000 thalers pour payer les espions. Mais il retourna à Berlin avec la somme intacte, puisqu'il ne

réussit pas à en enrôler parmi les Français. Au lieu qu'en 1866, quand il combattait contre TAutriche, les choses se passèrent tout autrement : les Juifs accouraient en foule, et à vil prix nous vendaient la reconnaissance des ressources de Tarmée impériale : ces Juifs étaient sujets de l'Autriche et par conséquent espions volontaires » (1). (

La Hongrie serait un bien beau et riche pays.

« Malheureusement pour le peuple des Arpads, il y a un Juif ifongrois, dit le P. Ollivier (2). C'est encore une race mal définie, mâtinée d'Allemand et de Slave: mais enfin, elle s'affirme et prendra bientôt place à côté des plus résistantes et des plus envahissantes. Et, il faut bien le dire, la faute en est aux Hongrois eux-mêmes, surtout à leur noblesse. Il y a déjà longtemps qu'existait le dicton : a Chaque famille » de magnat à sa Juive. » Latraditionnelle beauté des filles de Juda fait, depuis des siècles, plus de ravages dans la noblesse magyare que le sabre des Ottomans. Israël n*a pas négligé d'utiliser cette ressource contre les Chrétiens : il l'a fait sans vergogne ni mesure, et les Chrétiens lui ont ouvert la porte de leur demeure avec une imprudence cruellement punie de nos jours. Le dicton a pris une autre forme et dit maintenant :

(1) «Parlons du patriotisme des Juifs dit M. II. Kuhii. En 1833, la liourtede Vienne, domuiée par les Juifs, évaluait chaque défaite de l'armée autrichienne par une hausse formidable. Après la paix, (les journaux juifs de Vienne étaient à la solde du gouvernement de Victor-Emmanuel pour plaider la pertedela Vénélie. En 186G, latliludo des Juifs ne fut guère meilleure, ce qui n'a pas empoché les ministres liemt, Giska et autres de leur faire conférer des litres /..^nobiliaires à foison. » (Kevue du tnonde catholique^ 15 octobre 1881.)

(J) Les Juifê en Hongrie, Correspondant, année 1883.

a Chaque famille de magnat a son Juif. » A Pesth, quand on longe, en flânant, les boutiques de la Varsi- Utesa, l'œil s'arrête avec ravissement sur les splendeurs étalées aux vitrines : colliers, aigrettes, ceintures, armes, harnachements étincelants d'or et de pierres précieuses, qui ont une légende et dont l'éclat semble venir des lointains historiques. Tout cela est à vendre, amené là ou détenu par la main des Juifs auxquels toutes ces merveilles appartiennent par droit de conquête. Mais autrefois quand une aigrette changeait de tête ou un glaive de ceinture, c'était au soir d'une bataille contre les Tartares, les Turcs, les Allemands, où le vainqueur avait perdu sa coiffure ou brisé son épée.

» Aujourd'hui les combats se livrent autour des tables de jeu, et les échanges se font aux portes des boudoirs. Le Juif est toujours derrière les combattants et à portée des marchés; rien n'est changé pour le détrousseur de cadavres, mais quelle pitié de voir la part qu'on lui fait et la liberté qu'on lui laisse ! Jadis on le comparait aux corbeaux que la nuit amène sur le champ de bataille, et que les goujats de l'armée devaient écarter à coups de bâton ; le plein jour et l'espace lui appartiennent maintenant et le goujat baise la main, que serre le chevalier. C'est afi'aire de goût sans doute, j'avoue sans détour que tel n'est pas le mien.

» Lanoblesse hongroise est tributaire des Juifs et préparelasujétion du peuple à la même domination (1).

(l) • Le royaume de Bohême est le pays d'Autriche qui a les plus grandes propriétés. 11 en est qui contiennent jusqu'à 40,ooo hectares.

« La Deutsche VolksblaU^ de Vienne, dit que les Rothschild ont acheté en Bohême, depuis I80i, les grandes propriétés de plus de soixante maisons de la haute aristocratie, de sorte qu'ils possèdent

» Par la force des choses, le clergé résiste à cet envahissement et le peuple en dit franchement sa joie : la propriété ecclésiastique, étant inaliénable, ne peut passer aux mains des Juifs, et il reste ainsi aux petits une garantie de protection et d'aide qui n'est plus aux mains des magnats. Que ceux-ci prennent garde! Le jour où leur arpent de terre aura été échange contre la dernière avance de l'usurier, — ce qui ne parait pas long à venir, — ils auront cessé d'être une part utile de l'Etat, et leur histoire se fermera sur une page déshonorée. Ils ne sont déjà plus nécessaires; à quelques-uns même ils paraissent de trop. La noblesse a sa raison d'être dans les services qu'elle rend bien plus que dans les services rendus jadis; et Ton cesse d'être noble dans l'estime publique le jour où l'on accroche un nom qui ne représente plus aucune grandeur, dans l'antichambre d'une courtisane ouïe vestiaire d'un tripot. Que Dieu garde les fils des fondateurs de la Hongrie, puisqu'ils ne savent plus se garder eux-mêmes. »

En Hongrie on lutta longtemps contre l'envahissement d'Israël; le célèbre patriote Kossuth défendait son pays contre le fléau sémitique, mais malheureusement, vers 1867, la Hongrie aida au mouvement général en faveur de l'émancipation des Juifs (1). Ce fut son malheur.

aujourd'hui en Bohême huit fois plus de propriétés que la maison impériale d'Autriche.

» Notons encore qu'en Bohême la grande propriété donne voix et siège tant au Landtag de la Bohême qu'au Reichsralh autrichien, ainsi qu'à de nombreux patronats ecclésiastiques et scolaires. » (I\'um(>ro du iô juin 1871.)

(1) Déjà en 1843, les Archives israélilet disaient qu'il y avait à Prague dix synagogues et que « les Juifs de Hongrie avaient plus de liberté que ceux du reste de l'Autriche. » Elles ajoutaient qu'à Vienne les Juifs payaient un droit de séjour (p. 481}.

a C'est une triste chose, disait un patriote hongrois, de devoir constater que de nos jours, en Hongrie, le mouvement antisémitique est dans un état de stagnation. »

L'affaire de Tisza-Eszlar (1) avait donné, en 1882, au mouvement antisémitique subitement un grand élan ; l'idée antijudaïque dominait alors presque exclusivement les esprits.

Les élections parlementaires donnèrent dix-sept députés antisémites, mais depuis ce grand mouvement, d'année en année, l'anlisémitisme fit des pas rétrogrades, si bien qu'àprésent le mouvement semble bien tranquille. A qui attribuer les causes de cette décadence ?

A deux causes :

Premièrement, au caractère du peuple hongrois

(1) On doit se rappeler l'histoire de cette jeune Esther Solymosy. qui fut mise à mort par les Juifs à Tisza-Eszlar, en Hongrie, il y a une huitaine d'années, et du procès qui s'ensuivit. Les ' iifs de New-York ont voulu prouver l'innocence de leurs corelinnaires en exhibant une Esther bien vivante. Parmi les pussa- ^^ers récemment venus d'Allemagne, il y avait plusieurs personnes de la Hongrie; un complot fut monté pour faire passer une de- • -oiselle Rosa Kohlmaayer pour la véritable E>ther. La jeune >a eut beau démentir cttte assertion; on ne voulait tenir aucun ;iipte di ses dénégations.

La police de New- York crut devoir s'en mêler. Le coroner lit àr un interrogatoire à Rosa, des témoins furent appelés et tous ent qu'ils reconnaissaient parfaitement dans Rosa la petite iher, de Tisza. Les journaux s'occupaient de l'aflaire, et le doute s'élevait dans beaucoup d'esprits sérieux. Enfin Rosa Kohlmaayer a pu démontrer d'une manière évidente qu'elle n'avait li de commun, si ce n'est peut-être quelque ressemblance dans traits, avec Esther; et les Juifs en sont restés pour leur honte, ont dû renoncer à cette invention : quoiqu'en aient dit les triiiaux, l'opinion publique l3s accusera toujours d'avoir versé le ig de la jeune Esther, comme ils l'ont fait pour tant d'autres fauts chrétiens.

(Univen, 16 avril 1891.)

3U2 JUIFS ET ANTISEMITES

qui s'enthousiasme facilement, mais qui se refroidit aussi vite dès qu'il voit de grands obstacles. Le Hongrois tombe alors dans un fanatisme oriental. On croyait à l'époque de l'affaire Tisza-Eszlar (4) que les Juifs pouvaient, en quelques années, être chassés du pays et comme cela n'est pas arrivé, les Hongrois courbent la tête sous le despotisme et le terrorisme juif sans presque oser murmurer {'2).

La seconde cause est celle-ci : le gouvernement (heureusement déjà déchu) de Coloman Tisza, par complaisance pour Robleschier, employait tous les moyens possibles pour opprimer l'antisémitisme qui se faisait jour. Plusieurs de ses adhérents furent poursuivis au moyen de procès criminels faits sous des prétextes futiles, furent diffamés par les journaux juifs ou judaïsants. De plus, aux élections parlementaires de 1887, la pression officielle la plus inouïe et la corruption pratiquée sur les électeurs, rendirent

(1) Lire à ce sujet le travail du Père Ollivier, publié dans le Correspondant et la France juive d'Edouard Drumoi •

«Eu Hongrie, disait M. de Mazade en 1883, les d, les

haines populaires contre les Juifséclatent dans un drame assez mystérieux qui se dénoue à cette heure même devant la justice, et qui ressemble à quelque scène du moyen âge exhumée devant l'opinion contemporaine. Ce qui ajoute à la gravité de ce triste procès, c'est qu'il n'est qu'un épisode dans ce réveil des animosilés contre les Israélites, dans ce mouvement antisémitique qui éclate plus ou moins un peu partout, même dans la paisible Suisse, dans cette honnête petite ville de Saint-Oall, où tout récemment un Juif, pour avoir écrit une brochure un peu gauche sur l'exposition de Zurich, s'est vu attaqué et pillé dans sa maison. Là comme ailleurs les manifestations se sont produites avec ces mots d'ordre: « A la porte les Juifs! Chassons les Juifs! » De sorte que, dans bien des pays aujourd'hui, sans parler môme de la Suisse et de ses petites échaulïourées, en Autriche, en Allemagne, en Russie, la guerre au Sémite a recommencé avec une intonsiti!' lariicléris» tique et contagieuse. »

(2) Du reste, là-bas, dans le peuple, c'est le ^ . . . 'lui domine et non le socialisme chrétien.

EN AUinitHE-HUNGRIE 303

impossible l'élection ou la réélection des candidats antisémites.

En outre, tous les autres partis qui nagent dans la juiverie se lièrent avec le gouvernement contre les antisémites, de telle sorte que c'est un vrai miracle que, malgré ces obstacles, six antisémites pourtant soient parvenus à se faire élire. Ces six députés sont : MM. le docteur Rombossy (curé catholique; Jean Cudlik (curé catholique); Joseph Veres (pasteur aposolique); Geza Ouody ; Georges Szendray; Victor Istoczy. Mais réduits à ce petit nombre, découragés par l'indolence du peuple, ils ne peuvent pour le moment développer une activité de quelque importance, tandis que le bruit du mouvement antisémitique de l'Autriche, de l'Allemagne et de la Russie se fait entendre à leurs frontières.

Il faut dire aussi que le paysan hongrois fait tout ce qu*il peut pour être la proie des Juifs.

« Le paysan hongrois manque des qualités qui préservent le paysan français : l'assiduité au travail, la prévoyance, la simplicité et la sobriété. Il travaille,

)mme l'Oriental, seulement quand il est réduit par ui nécessité : il jouit du présent sans penser à l'avenir et jette son argent par les fenêtres d'un cabaret avec une parfaite insouciance delà misère qui l'attend à la porte. Il s'est habitué à vivre ainsi aujourd'hui dans l'abondance, un autre jour dans la gêne; ou plutôt,

onformément à la nature humaine, il lui faut tou-

I iiirs de l'abondance, encore qu'il ne la veuille pas

ilemander au travail ou qu'il ne puisse l'attendre de

'conomie. Aussi fait-il quelquefois peine à voir dans

a gaieté bruyante et son élégance tapageuse, quand on vient à songer aux difficultés du lendemain. Le verre qu'il lève en criant : « Eljen ! » a été rempli

5U4 JUIFS ET ANTISEMITES

d'eau-de-vie frelatée par le Juif; les rubans qui tressent les cheveux de sa compagne ont été pris à crédit chez le Juif; ou bien demain la bourse vide, il viendra contracter un emprunt, demander un emploi chez le Juif dont ses défauts le rendent esclave. Ce n'est pas la règle générale, j'en conviens ; c'est trop souvent la règle, surtout en certaines parties de la Hongrie. » (Le Père OUivier, Les Juifs en Hongrie.)

Et pourtant les Juifs sont bien nombreux en Hongrie (1).

La presse antisémitique y est malheureusement presque insignifiante.

Il y a à Buda-Peslh' le Mogagor Attarié^ journal catholique quotidien qui s'occupe de temps à autre de l'antisémitisme. La feuille hebdomadaire Rereszhein Magy aroissay (Hongrie chrétienne) est Tunique journal antisémitique hongrois à Buda-Peslh.

hes Cahiers {[2 brochures) du député Victor Istoczy font ce qu'ils peuvent dans leur format restreint.

Dans la province il y a un seul organe anti-juif, le Westungarischer Grcnihobe, à Presbourg, journal quotidien en langue allemande, propriété d'Ivan Simonys, ancien député antisémite.

Du reste, en Autriche- Hongrie surtout, les Juifs audacieux et sans scrupule réussissent merveilleusement dans le journalisme. On voit cette chose stupéfiante : des gens dont on n'avait jamais entendu parler, n'ayant aucun passé, sans savoij, sans études préalables, qui ne savent rien, n'ont jamais rien vu, rien pesé, qu'on n'oserait prendre nulle part comme employés et qui tout d'un coup prennent une plume

(1) • Pesth compte autant de Juifs que la France tout entière >, dit le Port' OUivier.

EN AUTRICHE-HONGRIE 30o

et, sans autorité, se lancent en plein dans la lutte, combattent tout le monde, se moquent de la religion séculaire d'un pays, insultent tout le monde. Et ces journalistes juifs, ces gens-là de si peu de fonds, sont parvenus à terroriser un pays comme l'empire d'Autriche ! C'est à n'y pas croire.

Quelle fin de siècle pour la vieille Europe î En Galicie l'extension juive est effrayante :

« La Galicie, dit M. Kuhn, compte plus de 500,000 • Juifs, soit un dixième de sapopulation. Dans plusieurs parties de la Pologne, la proportion est encore plus forte. La population de nombreuses villes est composée, pour un quart, un tiers et jusqu'à la moitié de Juifs ; à Brody (Galicie) et dans quelques autres centres, les Juifs forment même la majorité. A quelques exceptions près, tous ces Juifs s'occupent de commerce et d'usure. Sous ce rapport, ils sont allés jusqu'aux limites du possible. Sans leur intervention, lepaysan ne peut rien acheter ou vendre, même s'il le veut. Il va au marché, les Juifs sont là en masse pour acheter son blé et ses bestiaux et les revendre aux consommatears. Le paysan cherche à acheter ce dont il a besoin, mais tout, même jusqu'aux objets les plus infimes, est aux mains des Juifs qui ont déjà acheté tout ce que les producteurs industriels ont pu amener sur le marché. Les Juifs sont seuls àfaire le commerce de nouveautés, de mercerie, d*épicerie, etc. Le débit des boissons est entièrement dans leurs mains, et leur sert admirablement à exploiter le paysan et l'industriel par l'usure. Tout le monde est leur débiteur, donc personne ne peut se passer d'eux ni s'affranchir de leur joug. Tous subissent des exactions incroyables sans nombre, et néanmoins les Juifs ne trouvent pas à satisfaire leur amour du gain et à s'enrichir

autant qu'ils le voudraient; ils sont trop nombreux. Force leur est donc de chercher à satisfaire leur besoin de lucre ailleurs. Comme ils ne sont pas libres de s'établir comme ils veulent dans toutes les provinces de la Russie, il ne leur reste que l'Allemagne, l'Autriche et la Roumanie. »

De temps en temps il arrive, quand les Juifs sont par trop Juifs et usuriers, que le peuple se soulève un peu, mais cela n'est rien et le Juif n'est pas rancuneux du moment qu'il peut faire bien son aflaire.

« Les histoires de Juifs rossés ne sont pas rares en Hongrie » a dit le Père Ollivier. De quoi les Juifs tiennent peu décompte ; c'est leur habitude, et ils y attachent peu d'importance »...

Que leur importent les coups s'ils en espèrent un profit (1).

Voici encore une preuve convaincante de l'influence des Juifs en Autriche.

En avril 1890 on lisait dans une correspondance adressée au journal VUnivers :

« La confiscation des journaux qui déplaisent au ministère autrichien a été employée assez souvent ces derniers temps. Mais ce ne sont pas les feuilles juives et antireligieuses, les organes de la corruption et de l'immoralité, qui sont frappées; ce sont des feuilles catholiques et vraiment autrichiennes, comme

(l) « Ce que je vois ici, me disait un magyar peu suspect de tendresse pour le treizième siècle, m'explique les révoltes de l'opinion publit|ue contre les Juifs au moyen Age. Je ne suis pas prophète, mais je tiens pourcerlain qu'avant trente ans, les Juifs de Hongrie auront succombé dans quelque catastrophe du même genre. » (Le Père Ollivier.)

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le Vatcnami Je Vienne; des feuilles antisémitiques, comme le Deutsche Volksblatt^ organe des chrétiensunis, etc.

» Le Vaterland vient d'être de nouveau poursuivi et, le croirait-on? c'est d'outrage à la religion catholique qu'était accusé ce journal si religieux, et connu comme tel chez les catholiques de tous les pays de langue allemande. »

Voilà qui est bien significatif: c'est pour avoir réfuté la thèse d'un abominable Juif attaquant odieusement F Eglise catholique et qui est rectormagni ficus de rUniversité.

Le Vaterland, à cette occasion, se plaignait de ce que la faculté de théologie qui devait élire le dernier rector, ait renoncé à son tour d'élection par peur des Juifs.

En efTet, les autres localités élisent toujours un Juif et on n'a pas osé rompre avecla tradition ; voilà où en est l'empire d'Autriche.

Si en France les Juifs saccagent les forêts de l'État, en Hongrie il en est à peu près de môme. Les plus belles forêts de la Hongrie, de la Polynie, de la Croatie sont maintenant saccagées sans scrupule, pour' faire de l'argent, par un parvenu juif (1), le baron Von Poppe (de Vienne). Une nuée d'ouvriers, mal payés par ce Juif, ont abattu des centaines de milliers d'arbres. Il y a là un tort énorme fait au pays; cela a rendu le climat mauvais et par suite amené la destruction ou l'abandonnement des populations. Ces forêts étaient un rempart naturel contre les inondations (2).

(1) La moitié d'un district ou comité lui appartient.

(2) Le sans-gène du Juif >st incroyable. Ce baron a exposé à l'Exposition de Vienne tous ses procédés de destruction, ses scies

La déchristianisa,iioQ de l'Autriche est un but ardemment poursuivi aussi par les Juifs d'Autriche.

<( Dans les journaux juifs d'Autriche, dit le journal Das Wolk (le Peuple), ils conspuent journellement la religion chrétienne. La puissante presse juive aune immense influence de déchristianisation et de démoralisation. »

Dans les provinces et à Vienne même, des Juifs, chefs de grands établissements industriels, font travailler les dimanches et jours fériés et donnent congé les jours de fêtes juives et le samedi; ils remercieraient sans pitié les ouvriers qui refuseraient de travailler les jours chrétiens fériés et qui voudraient travailler les jours de congé des Juifs.

Comme en France la liberté religieuse parait ne vouloir exister que pour les Juifs, cela n'empêche pas la chrétienne impératrice d'aimer les Juifs.

Quand, en 1890, l'impératrice d'Autriche vint en Francs, elle traversa Paris dans le plus sévère incognito. Cela n'empêcha pas de savoir ce qu'elle faisait, et le Figaro publiait l'écho suivant, qui est un précieux commentaire de tout ce qu'a raconté Drumont sur les Juifs à la cour d'Autriche :

a Maintenant que l'impératrice d*Autriche nous a quittés, on peut donner ce détail :

» Le lendemain de son arrivée, l'auguste voyageuse est allée au cimetière Montmartre, où elle a déposé une couronne sur la tombe de Henri Heine, dont Sa Majesté sait les poésies presque entières par cœur. »

à vapeur, les résultats acquis à l'exposition agricole et forestière. De la ruine d'un pays il se fait un titre de réclame et de gloire. C'est en parlant de lui que le Deutsch Soziale Blatter disait « que l'Etat ne devrait jamais abandonner les forêts à persoiine. »

Pauvre femme ! Sait-elle aussi par cœur le De Profundis qu'on a chanté sur le cercueil de son fils, l'archiduc Rodolphe, mort victime de ses amis les Juifs? C'est tout de même une triste destinée, que celle de cette mère qui partage sa vie entre la tombe de son fils 'et celle d'un vilain poète malhabile, prophète maudit, habile metteur en scène des bassesses, des trahisons et des laideurs morales dont son fils mourut victime (I).

Du reste, dans la Maison d'Autriche, l'amour pour les Juifs semble être devenu une attraction hypnotisante.

« Les archiduchesses de la cour d'Autriche ne paraissent pas se douter du discrédit que fait rejaillir sur leurs personnes la fréquentation d'un certain monde.

» Dans les derniers jours d'octobre, le Vaterland annonçait que la souveraine de Roumanie venait d'écrire une pièce de théâtre en quatre actes, et qu'elle avait profité de son passage à Vienne pour y organiser un cercle déclamatoire, afin d"y lire sa pièce.

» Le grand journal viennois donnait ensuite les noms des personnes conviées à cette représentation. C'étaient les archiduchesses Marie-Thérèse et Marguerite, M. Besecny, intendant des théâtres et menus plaisirs; M. Burkard, directeur de théâtre ; les deux acteurè juifs Sonnenthal et Lewinsky, ce dernier accompagné de sa femmp^ également comédienne^ et plusieurs comédiens et comédiennes » (2).

(1) Lire les lignes consacrées à l'arctiiduc Rodolphe par Drumont dans sa Fin du Monde.

(2) L'Allianc9 anli-juive, n» 4.

Au commencement de février 1890, la Chambre des députés au Reichsrath autrichien s'est occupée longuement de là question juive, et les débats de cette discussion ont été très passionnés.

Il s'agissait d'un important projet de loi ayant pour objet l'unification de la situation des Juifs dans la monarchie autrichienne.

Les principaux orateurs antisémites, MM. Lueger, Pattaï, Turk, ont pris la parole ainsi que le rabbin Bloch et M. Zucker, .

Malgré les interventions passionnées des meilleurs orateurs sémites, la discussion n'a pas tourné droit au profit des Juifs. D'après le projet de loi soumis au Reichsrath, les Juifs devaient se grouper en synagogues, dont la délimitation se serait faite par voie administrative. Les synagogues auraient été pourvues chacune d'un rabbin et d'un conseil de synagogue élu par tous les Juifs majeurs appartenant à la synagogue. La nomination du rabbin aurait dépendu du conseil de synagogue, mais ce choix devait être ratifié par le gouvernement. Le rabbin devait, comme autrefois, procéder aux mariages et reconnaître les divorces, mais le droit de discipline avait été des plus restreints. Par contre, le conseil des synagogues aurait pu établir des taxes sur ses coreligionnaires et invoquer l'aide du bras séculier pour l'encaisse de ces taxes.

Les grandes villes devaient établir plusieurs synagogues et, alors, s'il y avait lieu, tenir compte des rites en usage (1).

La discussion de cet important projet de loi a

(1) Ce projet de loi a eu pour but de parer à ce qui manquait à rorganisation intérieure des Juifs émancipés, car avant son adoption les conditions juridiques de la confession judaùiue et les rapports avec ri:nt n'étaient nullement déterminés.

EN AUTRlCnE-HONGRIE ^\i

occupé plusieurs séances de Reichsralh autrichien devant une nombreuse assistance. Les débats ont été fort vifs.

Un des leaders juifs, M. Zucker (1), député au Reichsrath et au Landtag de la basse Autriche, s'est écrié avec entrain :

« On nous parle de la domination universelle des Juifs, et pourtant notre pouvoir ne va même pas jusqu'à pouvoir user des droits garantis par la constitution! Trop souvent nous sommes désarmés et mis hors la loi par une persécution qui prend parfois des allures du moyen âge. »

A cette sortie, M. Lueger, le grand orateur des congrès catholiques autrichiens, a vivement répondu aux nombreux applaudissements des assistants :

« Est-ce que nous nous plaignons à tort? La domination universelle des Juifs est-elle une fable? Regardez la France... Regardez la Hongrie! Dans ce dernier pays, le plus infime Juif a plus d'influence que le cardinal, primat du royaume. Et chez nous, en Autriche, qu'en est-il donc? N'est-ce pas un signe de ladomination juive de voir que l'affaire de la Compagnie du chemin de fer du Nord a été réglée comme on sait ? (2).

» Le député Zucker aurait-il oublié la question du pétrole? (3). Aurait-il oublié que nos charbonnages

(i) Professeur à VUniversUé catholique de Vienne.

(S) M. Lueger faisait alors allusion à la prolongation, des plus 'îiéreuses pour l'Etat autrichien, du privilège de celte compagnie dont la plus grande partie des actions appartient à la famille Rothschild, prolongation consentie à la place du rachat auquel lEiat avait le droit et le devoir de prétendre.

(3) C'était une allusion à un accaparement de cette marchandise i>ar la maison Rothschild.

se trouvent presque exclusivement dans des mains juives? N'est-ce pas un signe de leur domination quand le président du Reichsralh invite notre collègue Pattaï à ne pas parler de Rothschild afin de ne pas faire baisser les cours de nos emprunts ?

» Rappelez-vous que nos écoles sont flans les mains juives, que nos instituteurs chrétiens sont poursuivis sur la moindre dénonciation juive, que nos fonctionnaires n'ont pas le droit de se proclamer chrétiens s'ils ne veulent pas être poursuivis, que nos feuilles rédigées dans le sens chrétien sont constamment soumises à la confiscation, comme cela est arrivé au Deutsche-Volksbîalt, saisi six fois dans un court espace de temps ! »

La réponse des orateurs juifs a été si violenle, qu'un scandale a éclaté dans les tribunes et il a fallu les faire évacuer (1).

Le débat général a été terminé le 13 février ; les défenseurs juifs du parti libéral avaient encore raison de se montrer satisfaits, cardes orateurs antisémites, MM. Turck et Lueger, ont prononcé de véritables réquisitoires contre le judaïsme envahisseur. De plus ils ont largement discuté l'affaire des saignées rituelles de Damas et de Tisza-Eszlar, et aucun de leurs contradicteurs n'a pu fournir des arguments capables de les désarmer.

Les débats ont d'ailleurs prouvé une fois de plus que le mouvement antisémitique de l'Autriche entière n'est pas du tout dirigé, comme les Juifs se plai-

(1) L'aplomb des Juifs est d'ailleurs devenu si grand en ce pays qu'il n'y a pas longtemps un conseiller municipal juif de Vienne répondait, en plein conseil, à un conseiller chrétien qui se plaignait de l'extension inuuïe de l'élément sémitique : « Les chrétiens n'ont qu'à émigrer si la situation leur paraît intolérable. »

sent à le répéter, au point de vue confessionnel ou de race, mais simplement au point de vue de leur domination sociale, économique et politique ; situation absolument intolérable dans une monarchie chrétienne.

Le projet de loi à été finalement voté à une très faible majorité. Peu s'en est fallu que le Reichsrath n'ait pas eu le nombre suffisant de volants, car un certain nombre de députés se sont dérobés au vote par leur départ.

En définitive, cette victoire n'en est pas une véritable pour les Juifs.

Les Juifs ont obtenu, il est vrai, le droit de s'organiser comme confession du culte judaïque ; ce à quoi ils avaient peut-être le droit de prétendre, puisqu'on les a émancipés. Mais le vote de la loi a servi de prétexte aux antisémites pour démontrer, d'un côté, les dangers d'une domination juive, et, d'un autre côté, la nécessité du mouvement anlisémitique, non pas sur le terrain religieux et de race, mais sur le terrain économique, politique et surtout social (1).

Les principaux chefs antisémites. (2) de l'Autriche

(1) Les Juifs eux-mêmes sentent si bien qu'il s'agit d'une question sociale, que l'un d'eux, M. Prague, écrivait dans un numéro des Archives itraélites d'avril 1890 :

« Les scènes de désordre et de pillage qui, la semaine dernière, ont jeté la terreur dans les faubourgs de Vienne, démontrent péremptoirement que l'antisémitisme, dans sa forme brutale, n'est autre chose qu'un succédané de l'anarchisme et des pires doctrines révolutionnaires; aus<i, tout gouvernement toucieux d'asturer l'ordre et la paix àa.ns le pays, doit-il traiter les antisémites non comme un parti politique, mais comme de vulgaires perturbateurs de la tranquillité publique, et leur appliquer, dans toute leur rigueur, les ié vérités de la loi. »

La question sociale leur fait peur et, craignant une liquidation, ils demandent des mesures de rigueur.

(2) Dans les Archives Israélites, le Juif Singer déclare qu'il a envie de leur casser le nez.

sont, à rheure actuelle : MM. Schneider, Vergoni, Pattai, Cornélius Veller, Louis Plenner.

Le dernier de ces antisémites a particulièrement le don d'agacer les douces Archives. Il est vrai qu'il déteste la grande Révolution qui a tant été utile aux Juifs (peut-être à eux seuls).

Le docteur Louis Pfenner a prononcé, dans une réunion de l'association Ghristlieh-Sozialc-Verein (Société chrétienne de réformes sociales), le 17 septembre 18G0, un discours dans lequel il a dit, après avoir rappelé qu'il n'y a pas de Juifs ouvriers ni marins, et que les Juifs ne produisent rien :

a ... D'après la statistique de M. le professeur Brachelli (1889), le nombre des Juifs vivant en Autriche- Hongrie est de i,C4G, 525. Mais comme il est démontré que les Juifs savent se soustraire fort habilement à toutes sortes de devoirs, et qu'ils déjouent sans grand' peine le contrôle exercé par la police, nous sommes certains que le chiffre donné par M. Brachelli est de plusieurs centaines de mille au-ibissoas de la vérité.

» Quoi qu'il en soit, nous consentons à accepter comme exact le chiffre officiel, établi en 1889, de i, 646,525. — Or les Juifs étant improductifs, et un grand nombre d'entre eux vivant sur un très grand pied, il n'est pas exagéré de dire que chaque Juif coûte à la nation, en Autriche-Hongrie, 50 kreutzers par jour {soit 1 franc). Cela fait donc 300Jà00,630 florins par an. — Mais ces Juifs, tout en étant improductifs, ne se bornent pas à vivre; un grand nombre d'entre eux s'enrichissent au détriment des producteurs. On est autorisé à admettre que 50 florins (100 fr.) sont la moyeiine de la semaine dont cha-

cun de nos 1,646,525 Juifs augmente annuellement son pécule.

» Total : 82,326,250 florins qu'ils nous volent, pour arrondir leur bourse.

» Ajoutons à cette somme l'argent nécessaire à leur entretien (<oientles300,490,630florinsplus haut cités), et nous obtenons la somme énorme de 382,816,880 florins que les Juifs improductifs soutirent annuellement aux producteurs austro-hongrois. — On évalue la fortune de la totalité des Juifs de l'Autriche- Hongrie à 20 milliards... Ces 20 milliards produisent au bas mot, et l'un dans l'autre, 5 0/0 d'intérêt. Ilfaut donc ajouter encore un milliard au chiffre de 382,816,880 florins que l'on vient de lire. — Notre nation doit fournir cette somme colossale, à laquelle viennent encore se joindre des impôts écrasants. — Vous voyez messieurs, que la lutte entreprise contre les parasites juifs est nécessaire ; il ne s'agit pas de religion, mais d'économie nationale ; je dirai plus, il s'agit d'une question de vie ou de mort. »

Les Archives, qui sont avides de liberté, d'égalité et de fraternité, s'indignent violemment :

« On savait depuis fort longtemps que les doctrines antisémites sont inconciliables d'une manière absolue avec les idées de liberté et d'égalité qui sont la LTloire de notre siècle.

» Qui. dit antisémite dit réactionnaire, rétrograde, partisan du retour à l'état de choses qui a dominé, éclairé par les lueurs du bûcher, pendant la triste époque du moyen âge. Le programme de ces messieurs n'est-il pas en dernière analyse celui que les rois les plus despotiques ont, dans les siècles précédents et dans des contrées variées, appliqué

avec une férocité que seul le pouvoir absolu et sans contrôle dont ils jouissaient leur permettait ?

En vain voudraient-ils arborer des opinions libérales et donner à leur entreprise antisémitique une couleur économique, ils n'arriveront pas à donner le change au public que son bon sens met en garde contre ces allures hypocrites.

» D'ailleurs, les antisémites de Vienne, avec une franchise dont il faut leur savoir gré, ont, dans une circonstance récente, montré qu'il y a, entre les principes modernes et leurs doctrines, antinomie absolue.

» Un des leurs, M. Cornélius Velter, a proposé au Conseil municipal de la capitale autrichienne d'organiser pour 1889 une manifestation pour protester contre la célébration du centenaire de la Révolution française. Cette motion a quelque peu déconcerté le bourgmestre, qui n'a pas su couper court à cette démonstration anti-libérale. Mais il faut l'avouer, les antisémites viennois sont dans leur rôle quand ils montrent le poing à la splendide aurore de 1789. Sans le grand mouvement qui éclata à l'occasion de la réunion des Etats-Généraux, mouvement admirable de tolérance, de progrès et de justice, jamais les Israélites n'eussent été appelés à participer aux droits civiques et n'eussent vu tomber d'abord en France, puis successivement dans les autres pays d'Europe, les barrières que durant des siècles la haine et le fanatisme avaient élevées autour d'eux, les enfermant dans une monstrueuse réprobation. Aussi cette date mémorable, objet de malédiction pour les antisémites, doit être saluée par nous, Israélites, sous quelque latitude que nous habitions, d'acclamations de reconnaissance. Et, en attendant que nous célébrions le centenaire exact de notre émancipation, le

22 septembre 1891, nous devons nous associer à toutes les manifestations que le centième anniversaire de 1789 va provoquer en France. Dans ce concert de louanges, de glorification, nos voix doivent se mêler à celles de nos concitoyens, car si 1789 n'a pas consommé notre émancipation, il a créé l'état d'esprit qui deux ans plus tard devait provoquer cette grande mesure libératrice et justicière. »

La liberté pour eux et non pour les autres est aussi une devise pour les Juifs d'Autriche, aussi intolérants pour les catholiques que les Juifs en France. Rien de plus curieux en ce sens que certaines délibérations de la Chambre des députés. Voici ce qui se passait, par exemple, en février 1890 :

a La délibération d'une loi réglant les relations extérieures du culte mosaïque à la Chambre des députés a donné au chef des « Chrétiens unis », M. Luëger, l'occasion de demander pour l'Eglise catholique un peu de liberté accordée à la religion mosaïque et de se plaindre de la domination actuelle des Juifs en Autriche, dont il cite quelques exemples très significatifs. Il excita une vraie fureur dans les rangs des libéraux allemands, étroitement liés avec la Juiverie, ' et le mécontentement des Polonais, qui n'aiment pas qu'on touche à leurs Juifs. Le président polonais rappela à l'ordre l'orateur et fit éloigner le public des galeries qui avait témoigné son antisémitisme par des applaudissements.

» On ne peut pas s'étonner que même la population tolérante et bienveillante de Vienne en soit arrivée là. Depuis une quarantaine d'années, les Juifs ont exercé en Autriche une iufluence si funeste, se sont tellement faits les maîtres de la population chré-

tienne, sur le terrain économique comme sur celui de la politique, ont tellement persécuté le christianisme et ses institutions les plus sacrées, qu'on ne peut plus s'étonner si le peuple les regarde aujourd'hui comme la personnification du mauvais principe. Mais peu de personnes ont le courage de dire leur opinion ouvertement, car une persécution acharnée est la suite d'une telle franchise » (1).

Pour voir à quel degré sont montés les esprits en Autriche-Hongrie à propos de la question juive, il suffit de lire ce simple compte rendu de la séance de la Chambre des députés de Vienne, à la date du 28 avril 1891 :

« Vienne, 28 avril. — Dans la séance de la Chambre des députés, M. Smolka, président, fait remarquer que plusieurs députés l'ont invité à rappeler à 1 ordre M*, liloch, qui aurait crié à M. Schneider que sa place était au bagne.

M Le président a ajouté que cette apostrophe ne figure pas au procès-verbal sténographique, et que, par conséquent, il ne peut pas considérer Tes paroles en question comme ayant été prononcées.

» M. Bloch se plaint que le règlement ne soit pas ap[}li(]ué d'une manière égale pour tous les députés. 11 dit que les Juifs ne sont pas du tout protégés.

y> L'orateur déclare qu'il a réclleinciit repondu hier à une interruption de M. Schiici^irr on *ii-ant à va derniei (juc sa place était an ba^jnc ilravo^ et a|i])huulii>>enients à gauche; cris île : ^ Fi dune 1 » a l'exlrenie L;auche.)

» Le laesiilcnt rappelle M. DJoch à l'ordre.

^1) Courrier de Ihu.velles, 8 mars 1890.

» M. Schneider, que tous les membres de son parti invitent à parler, s'écrie : « Je renonce à la parole, parce que c'est seulement un Juif qui ment de par^ 1er, » (Longue agitation. Cris : « C'est inouï! »)

» M. Schneider a été aussi rappelé à Tordre par le président Smolka. »

Depuis quelque temps, le parti antisémitique semble vouloir prendre un grand élan.

En décembre 1890, les antisémites autrichiens ont exécuté leur projet de convoquer une grande réunion anlisémitique à Vienne. Des invitations avaient été envoyées dans les principaux pays, mais la date ayant été mal choisie pour faire un voyage aussi long, le comité dirigeant, présidé par M. Vergani, directeur du journal le Deutsche Volksblatt de Vienne et député au Reichsrath autrichien et au Landtag de TAutiiche-Inférieure, s'est borné à convoquer une simple réunion populaire, à laquelle un seul hôte étranger a pris place : M. Boeckel, membre du groupe antisémitique du Reichstag allemand.

La réunion a eu lieu le lundi 8 décembre à la salle Dreher, une des plus vastes de Vienne.

Aux premières places se tenaient les députés et onseillers municipaux du parti des chréliens-unis.

M. Boeckel a prononcé un discours sur l'action cintisémiiique en Allemagne et a invité les antisémites autrichiens à se placer sur le même terrain que ceux d'Allemagne, sur le terrain économique et social, leur recommandant surtout de veiller à la onservalion des intérêts des classes rurales.

Après le discours de M. Boeckel, le président, M. Vergani, donna la parole à M. Luëger, le vaillant député catholique dont nos lecteurs se rappellent le

grand discours au dernier congrès catholique de Vienne.

Le célèbre champion de la cause chrétienne, après avoir remercié M. Boeckel, l'hôte allemand, a parlé des tendances antisémitiques au point de vue patriotique.

« Je tiens à constater avant tout — dit-il — que les partis politiques chrétiens sont toujours d'une fidélité absolue vis-à-vis de l'Etat dans lequel ils vivent. Bien qu'on nous montre dans les sphères officielles fort peu de sympathie, nous sommes des fidèles citoyens de la patrie qui nous a vus naître.

» Tout comme les antisémites allemands sont de hons Allemands, les antisémites allemands et slaves de l'Autriche sont de bons Autrichiens et fidèles à leur monarchie ; nous sommes unis dans nos idées et dans notre fidélité envers le peuple et la monarchie dont nous faisons partie.

» Il se peut qu'à nos prochaines assises, nous verrons aussi des Français; nous les saluerons de tout notre cœur, car la France aussi souffre, et elle souffre encore plus que nous, car de nom elle est gouvernée par des valets de juifs, et défait parle juif Rothschild. Même les Anglais, ces spéculateurs par excellence, le peuple le plus trafiquant parmi les peuples ariens, ont dû apprendre à leurs dépens ce que c'est que de se trouver sous le joug des Rothschild. »

Ensuite, M. Luéger fait un appel à l'union et recommande d'éliminer sur-le-champ, du parti antisémitique, quiconque voudrait troubler cette union.

Le Deutsche Volksblatt de Vienne donne le texte de tous les discours prononcés.

Le soir, une grande fête populaire antisémitique

EN AUTIUCHE-HONGRIE 321

a eu lieu dans- les vastes salles de l'établissement Schwender, au faubourg de Sechshaus, fête troublée par la police, dit le Vaterland. Ce journal écrit à ce sujet :

« L'intervention de la police n'empêche pas les milliers de participants de faire des ovations enthousiastes à l'hôte étranger, M. Boekel, et aux deux nouveaux chefs alliés, MM. Lueger et Vergani. La musique des vétérans a joué trois marches en l'honneur de ces trois chefs du mouvement. M. Boeckel a répondu à l'ovation par un triple vivat en l'honneur de l'empereur d'Autriche. De nombreux membres d'associations catholiques politiques ont pris part à la fête. »

Les antisémites ne peuvent que se féliciter des résultats moraux qu'ils ont obtenus.

D'ailleurs, quelque temps après, le parti des chré' tiens unis remportait au Conseil municipal de Vienne un succès qu'il est bon de noter, en obtenant le vote d'un crédit de 10,000 florins consacrés à remettre en place les crucifix des écoles populaires de Vienne qu'on avait fait disparaître il y a quelques années pour ne pas froisser ^5S regards des Juifs.

En avril 1891, les antisémites de Vienne viennent de reniporter une victoire au troisième collège électoral municipal.

Le Deutsche Volksblatt, l'organe des chrétiens-unis, est d'avis que la brillante victoire remportée par le troisième collège est un puissant stimulant pour les électeurs municipaux du second et du premier collège. Puis il ajoute : « Que les feuilles juives continuent leur belle besogne en répandant ce mensonge que notre parti fomente la violence et la haine de

race, le peuple sait que nous ne voulons que la vraie liberté el l'indépendance du peuple chrétien. Nous formons la résistance actuelle contre l'esclavage politique et économique dans lequel notre peuple a été jeté par les artifices vraiment diaboliques d'un parti qui a couvert ses desseins infâmes du manteau du libéralisme... »

Pour se soustraire à l'influence destructive du sémitisme, contre laquelle il existe en Autriche un mouvement dont l'importance grandit dejouren jour, on a fait de nombreux et louables efforts. On s'est appliqué à créer de nouvelles institutions ayant pour objet d'empêcher que les sucs vitaux du peuple ne fussent livrés à l'absorption parasite des -Juifs. La Voce délia Venta nous fournit les détails suivants au sujet du travail qui se fait en Autriche dans ce but. La lutte sera longue et difficile ; il est à souhaiter que les catholiques ne se découragent pas (1).

Le mot d'ordre : « Kauft nur bel Christen », ce qui signifie : N'achetez que chez les Chrétiens, proclamé journellement par les organes antisémitiques, est observé par des multitudes toujours plus considérables,

(1) Un correspondant da Courrier de Bruxelles, parlant de la défense contre les Juifs en Autriche, montrait ce (lue devraierit faire les Gaiholiipu's.

« l'armi les Innd iiinns récemment créées sur ces bases, il faut compter VUnio caiholica ayant pour objet l'assurance contre les risques d'incendie et contre divers autres risques. Le Correspondanl dn clergé autrichien dit à ce sujet : Le clergé catholique doit éviter d'enrichir de son argent, môme pnr voie indirecte, la pardo maçonnique et juive qui veille aux portes du Vatican. » Et ce que le Correspondant dit pour le clergé, les Politische Fragmente de Vienne, appuyés chaleureusement par d'autres organes conservateurs et antisémitiques, l'appliquent à tous les catholiques en général. C'est ainsi qu'on recommande instamment de ne point faire assurer les immeubles ou toute autre chose par des Sociétés notoirement dirijjôes par des Juifs ou des judaïsants, ou fonclioniiaiil .1 ItMir prolit. »

et secondé par la création de coopérations nouvelles, toujours plus ingénieuses, ayant pour objet d'assurer aux acheteurs chrétiens de grands avantages en écartant toute espèce de dommage. A toutes les entreprises accaparées par V « affarisme » juif on en oppose d'autres, s'inspirant des principes chrétiens.

Pour ce qui regarde les édifices du culte, etc., appartenant au clergé séculier ou régulier, il existe en Autriche environ 16,000 paroisses avec un nombre presque double d'églises et de chapelles; il y a en outre un nombre considérable de couvents, d'abbayes, d'institutions hospitalières, d'écoles, de palais épiscopaux.

L'assurance de tous ces immeubles coûte annuellement 1,200,000 florins. Or, sur cette somme, 800,000 florins au moins formaient un bénéfice net pour les sociétés d'assurances, d'après le relevé des statistiques des incendies et des autres désastres dans lesquels les sociétés ont dû intervenir.

« L'Un/o catholica a été fondée principalement dans le but de constituer une Société par le moyen le laquelle toutes les Eglises de l'Empire se garanliont mutuellement contre les dommages éventuels, lecueillant les primes dans une caisse commune au bénétice des églises elles-mêmes et au bénéfice des Juifs.

» Une société du môme genre existe à Londres entre les églises du culte anglican et, en Autriche- Hongrie même, entre les Compagnies de chemins de fer. Les économies ainsi réali sées sont considérables ; d'ailleurs, fait observer le journal cité plus haut, si l'on veut les appliquer à quelque mot utile, on n'a que l'embarras du choix. La presse catholique, par

exemple, manque encore des moyens indispensables pour se développer autant qu'il serait à désirer, et elle est pour ce motif un objet de mépris pour ses adversaires. »

LES JUIFS

ET

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