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L'ANTISÉMITISME EN RUSSIE

Le Juif russe n'est guère comparable aux autres Juifs.

«Considérez que le pire Juif des autres payi est un parangon (l'tronoeur, de loyauté et de désintéressement auprès de son eorelii,'iuanaire de Russie. Ce dernier ■'exerce, à de rares exireptions prés, aucune profc-8'*i'-.n avouable. Il s'inst/ille dans un village et mène defruntia vente des boissons alcooliques et le prêt à la p-stite semaine, l'un aidant l'autre. Au bout d'un certain t.Miips, les pnysans sont expropriés et vendus â la requête du Juif. Alurs il va s'installer plus loin, et rccominenue nés Ibcratives opérations. Partout oti il passe, il fait table rase. I^s sauterelles qui désolent l'Algérie no frnt pas plus de mal et ne procèdent pas autrement.» {Eclair, 2 juin

Ainsi que cela a lieu aujourd'hui pour la France,

[^Allemagne, l'Autriche, la question juive en Russie

st une question purement sociale et non une

question religieuse ou de haine de leurs riches-

328 JU1F5 ET ANTISEMITES

ses, comme les Juifs se plaisent à le dire euxmêmes (1).

Les Russes ont été de tout temps d'une tolérance instinctive envers les croyances et les pratiques religieuses des autres peuples.

Dès le treizième siècle il y eut de nombreux Juifs en Pologne (2) et eu Lithuanie, mais ce ne fut que

(1) C'est une erreur manifeste, comme le disait un puMiciste :

« Quant à attribuer ces mesures à l'intolérance religieuse, l'erreur est manifeste. Il n'est pas de peuple moins fanatique que le roumain. Eh bien! Il y a beau temps que la Roumanie s'est vue forcée, dans un intérêt exclusivement économique et social, d'édicter des lois pour se garantir des effets de l'invasion sémite, lois à l'élaboration desquelles les passions religieuses sont restées complètement étrangères. Elles n'ont pas eu de part non plus, j'en ai la conviction, aux mesures prises par le gouvernement russe. Les masses peuvent, en Russie comme ailleurs, se laisser guider par des haines de religion; mais il est inadmissible que des hommes d'Etat obéissent à des sentiments et à des considérations de cet ordre. Les Juifs sont un peu partout victimes de la condition que les préjugés leur ont faite; mais il faut convenir que, de leur côté, ils ne lonl rien de ce qu'il faudrait pour modifier le jugement un peu ^évère, mais justeaprès tout, que l'opinion porte sur eux et sur le rôle qu'ils jouent dans la société moderne. El, je le répète, on ne peut se flatter de connaître le Juif russe, roumain ou hongrois sur les spécimens que les Français ont sous les yeux. Le Juif français, anglais, italien est, comment dirais-je ?... un Sémite atténué. » {Eclair, 2 juin 1891 )

(2) La Pologne, dès le douzième siècle, avait donné Khospitalilé lux Juifs de l'Allemagne.

La lièie aristocratie polonaise donna la gestion de ses finances publiques et privées à ces Juifs, ce qui provoqua dès le dix-septième siècle le premier démembrement de la Pologne, li défection des Cosaques, le hetman Bogdau Klunelnitzky s'étanl définitivement placé sous la suzeraineté de la Russie. Le résultat de cette défection fut le traité de paix d'Androssofîen (1667), par lequel la Pologne faisait la cession de l'Ukraine à la Russie.

En 1884, M. C..., un voyageur écrivait :

« Témoin oculaire d'une émeute antisémitique, il y a treize ans, dans une ville du midi de la Russie, je fus frappé de l'entrain avec lequel des bourgeois pacifiques et point ivres, accompagnés de nombreux enfants et chantant de gaies chansons, cassaient les vitres et brisaient les meubles dans les maisons et dans les bouti- (jues des Juifs, en commençant toujours par les cabarets et les

vers la Un du seizième siècle que les historiens commencèrent à faire mention des Juifs (1).

C'est ainsi que les Juifs payèrent leur tribut de reconnaissance (2).

Pendant les dix-septième et dix-huitième sièles les rigueurs administratives contre les Juifs se iîornèrent à leur interdire l'entrée de l'Empire, et à expulser ceux qui y pénétraient clandestinement (3).

L'impératrice Elisabeth, sur un rapport de ses mi-

lieux de débauche, sans jamais se porter à des voies de fait envers les personnes, sans faire le moindre mal iwn plus à leurs établissements, synagogues, maisons de prières, écoles et hôpitaux. Point de pillage non plus; les meneurs y veillaient et punissaient sommairement sur place toute tentative de vol. Il y en eut qui éparpillaient dans l'amas de meubles ruinés l'argent qu'ils y avaient trouvé, sans permettre d'y loucher.

» Rage svstématique de destruction et de désintéressement complet. »

« Malgré les punitions infligées aux coupables, les mêmes émeutes se sont renouvelées périodiquement dans plusieurs villes du midi et de l'ouest de l'Empire. On en a vu dans les stations de chemin de fer même... »

(Les Juifs en Hussie, étude historique, législative et sociale, par M. C....y. Paris, Imprimerie du Palais-Royal. A. Warmont, 1884.) Bibliothèque Nal.,8 M 3-432:. ,

(i) • Le territoire russe, sous les premiers Romanof, était en-' ore interdit aux Juifs; la Russie, aujourd'hui, renferme plus de

Liifs qu'aucun autre Etat. C'est un héritage de la Pologne, devenue, au moyen âge, le centre d'Israël. » (Emile Gère.)

(2) L'habitude de confier la gérance de leurs biens à des Juifs <'est si profondément enracinée dans les mœurs polonaises, que

le nos jours encore il est peu de propriétaires polonais semblant ouvoir se passer d'intendants juifs.

(3) Du reste les Juifs savaient fort bien se maintenir clandestinement aussi, car en 1740 l'impératrice Anne, ayant prescrit une .Miquête pour constater le nombre des Juifs établis frauduleusement dans les provinces méridionales, le résultat donna 573 Juifs hommes et femmes, chiffre dérisoire montrant que les autorités locales avaient été elle-mèmes corrompues par l'or dei Juifs.

nistres, avait écrit de sa main : « Je ne veux pas de deniers de provenance juive dans mon trésor » (1).

En 1742, 1743 et 1749 elle rendit des ukases ordonnant, en termes péremptoires, l'expulsion des Juifs de tous ses domaines.

Malheureusement, au dix-neuvième siècle, ils sont arrivés à envahir la Russie. La Russie aujourd'hui renferme plus de Juifs qu'aucun autre Etat (2).

La faute première en revient à Alexandre I'*".

Alexandre I", en arrivant au trône, s'était fait recevoir franc-maçon. En donnant officiellement asile à la franc-maçonnerie, il encourageait la manie des sociétés secrètes et apprenait aux Russes à se grouper. De là à l'invasion juive et à la naissance du nihilisme, il n'y avait qu'un pas (3).

Aujourd'hui les Juifs dansTempire de Russie sont au nombre d'environ 5 millions.

Les reporters anglais se sont toujours trompés en donnant des chiffres faux.

Un article du journal le Nord, paru en novembre 1890, disait :

(1) \rchives delà cour de Saint-Pétersbourg.

{•^)Ddns une correspondance de^Moscou, du G avril 1891, nous lisons :

ce Moscou, 6 avril. — Le général Kistanda, gouverneur général intérimaire, a fait procéder, sur un ordre reçu de Saini-Pétersbouig, au recensement des Israélites résidant à Moscou.

» Leur nombre atteindrait 120,000 sur 800,000 habitants que compte la ville.

» La moitié d'entre eux n'auraient pas le droit de rôsidence légale. On va vérifier immédiatement leur droit de séjour et on assure que les mesures visant Texpuision seraient prises contre ceux qui se trouvent dans une situation illégale. »

(3) Au contraire, l'impératrice Catherine, sollicitée de leur fain^ bon accueil en échange de la prospérité qu'ils vaudraient à TÉiat, répondit; • Des ennemis du Christ, je ne désire aucun avaniai:»^ l>écuuiaire. »

« La Russie possède à elle seule deux fois plus de Sémites que toute l'Europe ensemble ; ils y sont répandus à profusion. Tandis que l'on ne compte qu'un Sémite sur 1,100 individus de race latine, il y en a une cinquantaine sur chaque millier de Russes.

» Leur synagogue à Saint-Pétersbourg est un monument plus imposant par ses dimensions qu'aucune église de cette capitale ; à Moscou, ils croissent et mulliijlient à vue d'œil ; à Odessa, ils sont 56,266 sur une population de 239,713 âmes.

» Ce chiffre de 5.000.000 concorde d'ailleurs, à peu de chose près, avec les précieux renseignements recueillis par un savant, M. Vennkoff, qui les a communiqués à la Société de géographie commerciale de Paris.

Gouvernements de :

Popul. totale.

Juifs. I

>our 100.

Minsk . 1.570.000

Grodno ....

Kowno . . .

Podolie. . . .

Mobile \v. . .

Volhynie . .

Vilna

Kiew ....

Vitebsk . .

Kersoij. . . .

Tchernigow.

Poltava. . . .

Yékathérinos

law .

Tauride.. .

Kharkow .

Ville d'Odessa. . .

— de Kertch. .

— de Séba

slopol

n On trouve encore des colonies juives dans les deux capitales de la Russie, Saint-Pétersbourg et Moscou, où les Israélites, commerçants et artisans, sont très nombreux. Le Caucase et la Sibérie contiennent aussi beaucoup de Juifs. En les supposant, pour toutes les localités, au nombre de 100.000 âmes, nous arrivons, comme total général des Israélites en Russie, au chiffre de 3,020,000, ce qui représente 3,2 pour cent de toute la population de l'empire.

» Dans le royaume de Pologne, les Juifs sont au nombre de 760,000 au moins, c'est-à-dire qu'ils y forment 11 pour cent de la population.

» En somme, il y a 3,780,000 Juifs sujets du tzar russe.

» Les principaux centres de cette population nombreuse sont :

Varsovie 85.000

Odessa 75.000

Berditchew 56.000

Vilna 25.000

Dunabourg. 23.000

Brest-Litovsk 22.000

Jitomir 20.000

Lublin 17.000

» D'ailleurs la plupart de ces chiffres sont un peu problématiques, carie recensement des Juifs est une chose extrêmement difficile, surtout depuis l'introduction en Russie du service militaire obligatoire pour tous.

» On peut dire que 80 pour tOO ^des Juifs russes habitent les villes et seulement 20 pour 100 la campagne. »

Depuis 1806 la Russie, grâce à la question juive, passe par de dures épreuves.

« Le tzar n'éprouve pas moins d'embarras sur ce terrain difficile que n'en avait rencontré l'empereur des Français en 1807.

» La Russie, généralement très tolérante à l'égard de ses races orientales, cherche, depuis bientôt un iècle, à transformer ses sujets juifs en bon citoyens russes, en comblant de privilèges et d'exemptions ceux qui font mine d'abandonner les voies du judaïsme. Que n'a-t-on pas fait pour transformer les mœurs et les coutumes juives ! Rien de moins réussi que ces tentatives » (1).

Dans une correspondance datée de Saint-Pétersbourg, le 14'i26 juillet 1890, nous lisons :

« En arrivant à Péterhof, retour de Finlande, la première chose que fit l'empereur Alexandre fut de mander, auprès de lui, le ministre de l'intérieur et le comte Pahlen, ancien ministre de la justice sous le règne du précédent tzar, et aujourd'hui président de la fameuse commission juive. L*empereur a été frappé de ce fait que, parmi les révolutionnaires, 0 0/0, au moins appartiennent à la religion israélite, el il a été décidé d'iïgir contre eux avec une extrême rigueur.

» Vous pensez bien que la conversation qui a eu lieu entre le souverain et ses ministres n'a pas été communiquée; cependant, grâce aune indiscrétion, je puis vous donner quelques renseignements sur les me.<^ures qu'on pense prendre contre les Juifs. Une

(1) La Russie juive, 1 vol. par Kalixt de Wolski. Albert Savine, diteur, Paris. Nouvelle Librairie parisienne.

loi va être promulguée ordonnaut de punir plus sévèrement le criminel ou le malfaiteur de religion juive, de sorte que le fait d'appartenir à la race Israélite constituera une aggravation du crime ou du délit. On a aussi reparlé de l'ancien projet des colonies juives dans les gouvernements éloignés et surtout dans la Sibérie.

» Un essai de colonisation de ce genre fut déjà tenté sous le règne de Nicolas I", mais sans aucun succès. On envoya des enfants de Moïse dans les gouvernements de Wiatka et de Perm ; mais ils ne voulurent pas travailler la terre et abandonnèrent le sol pour aller faire du négoce avec les gouvernements voisins.

» Le dohlad (rapport) du gouverneur général de Perm au tzar sur les colonies juives est resté légendaire : « J'ai tout fait, disait-il, j'ai usé de tous les moyens pour faire des Juifs de bons moujiks (paysans), mais rien ne réussit. Ma mesure paternelle consistait à appliquer chaque samedi (shabes) vingt coups de bâton à chaque père de famille juif, pour lui inculquer l'amour de l'agriculture. Elle est restée sans résultat I »

» Il faut espérer que notre gouvernement va prendre d'autres mesures pour relever la nation juive et en tirer de bons citoyens, car les mesures de répression prises jusqu'à présent ont donné des résultats contraires à ceux qu'on poursuivait. »

Il faut entendre les cris d'écorchés que jettent les Israélites.

« Des bruits qui transpirent il résulte que le régime rigoureux appliqué aux Israélites, loin de recevoir certaines atténuations, serait encore aggravé.

» Les universités ne font seulement qu'entre-bàiller leurs portes à la jeunesse Israélite studieuse qui, là où on la laisse librement développer ses facultés vraiment supérieures, étonne par les succès qu'elle nhficnt. M. Leroy-Beaulieu, dans le savant travail i consacré à l'empire des Tzars^ a montré les ressources merveilleuses de cette race méprisée que la rigueur des lois et l'hostilité de l'autorité frappent de stagnation » (1).

A un rédacteur del'Ec/air qui interviewait, M. Drumont parlait ainsi de la question juive en Russie ;

« Chez M . Drumont). —Le père du tzar actuel, nous dit l'écrivain antisémite, a admis les Juifs dans les universités. Ceux-ci ont profité de leur admission dans les laboratoires pour fabriquer des bombes explosibles et assassiner leur bienfaiteur.

» Il ne faut pas oublier en effet que la plupart des nihilistes sont Juifs. La mesure actuelle n'est donc qu'une mesure de précaution bien naturelle.

'> Mais cet acte de politique intérieure se rattache aussi à la politique extérieure de la Russie.

» Le parti antisémitique hongrois a été dissous il y a quelques années par suite de certaines cii'constances. Pendant cette relâche, ce sommeil de trois ans, les Juifs ont fait des progrès inouïs dans les grandes villes et ont augmenté par exemple de 40 0/0 à Buda- Pesth, tandis qu'ils n'augmentaient dans les campagnes que de 50/0.

» Ils se sont trouvés maîtres de toutes les carrières et actuellement la Hongrie est absokmient ravagée par eux.

(i) Annuaire des Archives israélites. 1890-1891.

» D'autre part, vous savez que des troupes très nombreuses sont massées sur la frontière de la Hongrie et de la Russie. Le tzar n'a qu'à rendre les biens volés en Hongrie par les Juifs, et, en cas de guerre, l'armée hongroise ne marchera pas contre la Russie.

» D'ailleurs, l'empereur Guillaume II est entre les mains des Juifs, et, le jour où la guerre éclatera, le tzar profitera de tous les mouvements de haine qui lui donneront une force énorme.

» La seule raison de la disgrâce du prince Dolgorouki, comme gouverneur général de Moscou, est la sympathie du prince pour les Juifs. Ce trait-là est significatif.

» Les Juifs sont d'ailleurs très encombrants en Russie. Vous avez vu ce qui s'est passé pour l'Exposition française de Moscou.

» C'est une affaire manquée, dont la France ne sortira que diminuée, toujours grâce aux Juifs.

» Quant à Tidée du baron de Hirsch, je la trouve excellente. Il est évident que les Juifs créent partout des crises économiques et qu'ils en viendront à être repoussés de partout.

» Allez donc proposer à l'Angleterre, qui fait pourtant des meetings en leur faveur, d'accepter les Juifs sur son territoire? Les Anglais, qui font pour eux de beaux discours en invoquant le grand mot de liberté, n'en veulent à aucun prix.

» Quant à la France, elle a accepté depuis vingt ans ce rôle chevaleresque autant qu'absurde de défenseur de la juiverie. » (i)

Le gouvernement russe doit aussi prendre en 1891 quelques autres mesures dont nous trouvons le projet

{\) Éclair, 31 mai, 1891.

dans une correspondance adressée de Saint-Pétersbourg à la République Française.

a Saint-Pétersbourg, 11 décembre. — La nouvelle loi sur les Juifs, élaborée par une commission spéciale en Russie, sera probablement promulguée en 1891. Les plus importantes questions de cette loi seraient ainsi conçues :

« 1° Il est défendu de vendre, de louer ou d'hypothéquer aucune propriété foncière aux Juifs dans tout l'empire.

» (Jusqu'ici, cette défense n'existait qu'en Pologne.)

2" On prendra des mesures en vue de déposséder les Juifs de toutes les propriétés foncières qu'ils peuvent avoir entre les mains.

» S'ï Jusqu'ici, les commerçants juifs, après avoir payé, pendant une période de dix ans, la taxe commerciale de la première guilde, jouissaient du privilège de pouvoir acheter les propriétés foncières en dehors des limites assignées à la population juive en général. Mais les dispositions de la nouvelle loi auront pour effet de supprimer ce privilège et de forcer les Juifs à vendre toute la propriété foncière qu'ils avaient pu acquérir jusqu'ici.

» 4* Les artisans juifs vont être privés de certains droits dont ils jouissent à présent; ils ne pourront sortir des limites assignées à la population juive, et ceux qui s'étaient établis ailleurs seront obligés d'y rentrer.

» 4** Des mesures de répression seront prises contre les Juifs qui enfreindront les nouvelles dispositions, ainsi que contre les sujets chrétiens qui seraient complices de ces infractions. »

Ces mesures sont justifiées et pour plusieurs raisons. D'abord, les criminels juifs sont nombreux, trop nombreux en Russie. — A chaque instant on entend

parler d'assassinats qu'ils commettent et le vol est le mobile le plus fréquent (1).

On les trouve dans tous les complots. Dans des conciliabules tenus dans de petits restaurants de Saint- Pétersbourg, le Juif Goldenberg s'oiTraiJ; de tuer l'empereur Alexandre II en 1879.

C'est un Juif qui, le 4 mars 1880, attente à la vie du con.te Louis Melikof, ministre de la police ; il s'appelait Ulodestki.

Dans un des derniers complots contre le czar, on trouve des Juifs allemands: Rapporfort, Mendelsohn, Rheinsten, Lavionus, Bomberg.

En 1880, Hessa Helfman fut condamnée comme complice de la mort de l'empereur de Russie.

Hessa Helfman, d'origine juive, était une femme du peuple. Elle gagnait sa vie comme couturière à Kief quand elle entra dans le mouvement révolutionnaire. Accusée d'avoir prêté son concours à l'échange de correspondances, entre révolutionnaires, elle fut condamnée à quatre années de prison. C'est là qu'elle devint foncièrement nihiliste. Sa peine achevée, la police l'interna dans le gouvernement de Novgorod. EUesesauvaàPétersbourgle 14 octobre 1819. Depuis lors elle fut la messagère attitrée du parti nihiliste ; elle se chargeait notamment de la distribution du i OUI nail Narodnaia Volya et autres publications de l'imprimerie clandestine. Son mari, Nicolas Kololke-

(1) « Juifs assassins en Russie. — La cour d'assists deWilebsk a jugé, en mars 1S90, sept Juifs, accusés d'à voir assassiné on de leurs coreligionnaires, pour proliter de l'assurance sur la vie qu'ils avaient contractée à son nom. Sur les six prévenus reconnus coupables, cinq ont été condamnés aux travaux forcés, et le sixième à trois ans et trois mois de prison.» {L'Alliance anti-juive, deuxième année, n» 4.)

En 18H3 les Juifs avaient maille à partir avec le peuple, à Ekatberiiioslef, à cause d'un meurtre dont on les accusait. {Figaro^ lettre de Russie, 15 août 1883.)

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vitch, arrêté comme terroriste en 1881, fut condamné à mort un peu plus tard. Hessa lielfmau était enceinte au moment de l'assassinat d'Alexandre II; pour celte raison sa peine fut commuée en celle des travaux forcés, mais seulement le 9-21 juillet 1881, plusieurs mois après l'exécution de ses complices. Elle mourut en prison le 13 février 1882. Un numéro de la Narodnaïa Volya du mois de mai en donne la nouvelle.

Le nihilisme est une secte qui a été fondée par les Juifs (l). Les Juifs y sont nombreux, mais fout peu de chose par eux-mêmes. Le Juif est d^un naturel capon, mais saiL très bien pousser les autres dans les aventures dangereuses.

Parmi les nihilistes arrêtés, on en a trouvé 62 sur 100 qui sont Juifs ; et parmi les àfiliés, sur 100, 48 sont Juifs et il y a deux Russes orthodoxes. Dans les nihilistes arrêtés à Paris en 1889, on a trouvé les Juifs Reinstein Boris, Stanislas Mendelsohn, Beroustschoswesky Nahun.

Ils ne se contentent pas d'être assassins, d'être régicides, ils sont aussi espions.

«Le 16 février 1879 on découvrit à Moscou, dans une chambre d'hôtel, le cadavre d'un jeuue homme, le corps troué de coups de poignard avec un papier sur lequel était écrit: « Traître! espion! condamné et justicié par nous socialisteset révolutionnaires russes. Mort aux Judas et aux traîtres! » Ce jeune homme était. le Juif Nicolas Reinstein, espion fort habile au service de la troisième section, très connu dans les cercles révolutionnaires sous le nom de Petit Nicolas. Le journal Terre et Liberté ne manque pas de relever la cause de l'assassinat : <t Reinstein, Juif polonais, a

(1) Les nihilistes et assassins sont presque tous originaires de la Petite-Russie ou de la Pologne.

révélé à la troisième section la demeure de deux de nos typographes. Pour cela, nous l'avons tué le 9 mai dernier à Moscou, dans l'hôtel Marmenlof. »'

Pendant la guerre russo-turque, beaucoup d'espions juifs-russes au service de la Turquie furent passés parles armes.

Comme partout d'ailleurs, le Juif fait tout ce qu'il peut pour essayer de se soustraire au service militaire en Russie. Dans beaucoup de régiments, quand ils sont forcés de partir, ils se mettent de la musique : C'est moins dangereux et moins fatigant (I).

Il n'est pas de ruses que les Juifs ne cherchent pour échapper au service .

Citons quelques exemples:

(( Un Juif mort et vivant.- — D'après un rapport officiel adressé au gouverneur de Courlande, on vient d'arrêter, à Dunabourg, « un mort qui était dans le pays depuis quinze ans. » Voici l'explication de ce rébus :

» Il y a quinze ans passés, un jeune Juif nommé Davidson, pour échapper à la conscription, obtint, contreune somme de 5,000 roubles (environ 20,000 fr.) , payés à ses coreligionnaires, un certificat attestant qu'il était mort et enterré selon la loi juive. Il porta lui-même ces papiers à l'autorité russe, et se vit ainsi rayer des cadres de l'armée. Il se maria ensuite et se trouve aujourd'hui à la tête d'une nombreuse famille.

)) Malheureusement, ces jours-ci, il eut une vive discussion avec les fonctionnaires de la synagogue à

(1) 0 Les Juifs en avant! commandait SkobelefT à Plew, ce qui signifie : Faites avancer la musique, parce que presque tous les musiciens appartenaient à la race israélite... » (Vassili Vereschagin. Souvenirt, p. 270. Al. Savine, édit.)

cause d'un poste honorifique qu'il croyait devoir occuper, et ceux-ci, pour se débarrasser de ses prétentions, le dénoncèrent tout simplement au représentant du gouvernement.

» Davidson a été..*wèté et va être poursuivi par le tribunal militaire; mais les dénonciateurs seront impliqués dans le procès comme complices. »

<•< Hernies frauduleuses des Juifs soldats en Russie. — Les Juifs qui habitent la Russie manifestent une extrême répugnance pour le service militaire.

» Pour se soustraire aux obligations de ce service, ils ne reculent pas devant des mutilations volontaires et des infirmités durables, cataractes, hernies...

» Du 1" janvier au 10 août de Tannée dernière, dans un même régiment, dix Israélites se sont présentés porteurs de hernies inguinales du côté gauche. Une enquête faite à cette occasion n'a pas donné de résultats précis. On soupçonne néanmoins qu'il s'agissait de hernies produites expérimentalement, avec un instrument semblable à celui qui sert à ouvrir et à dilater les gants.

» Un médecin militaire, Aroff, a signalé la fréquence des hernies frauduleuses chez des conscrits juifs. Il croit que ces hernies sont produites par introduction de l'intrument en question dans le rectum ; cette circonstance serait de nature à expliquer pourquoi ces hernies siègent toujours à gauche (1).

En Russie les patrons des maisons de prostitution sont tous des Juifs (2).

(1) L'Alliance anti-juive, deuxième année, n» 4.

(2) Du reste ce sont les Juifs qui fournissent les harems et les lupanars de l'Orient.

342 JUIFS ET ANTJSKMITES

Abâtardir les peuples par la débauche est encore un procédé juif.

Au congrès de Montpellier, en 1879, M. Podolnisky disait que les Juifs propageaient ]a syphilis en favorisant la prostitution dans certaines contrées pendant la culture des betteraves. Ilparaîtraitméme que l'état sanitaire de la population du gouvernement de Kiew n'est rien moins que satisfaisant (1).

Jadis le paysan était le serf du seigneur dont il incendiait le château ; aujourd'hui il est le serf du Juif dont il pille la maison » (2).

Il suffit que le Juif russe apparaisse au sein d'une population rurale honnête et tranquille, pour que celle-ci soit bientôt dévalisée et ruinée.

Fuyant le travail agricole, aimant les métiers interlopes, cabaretier et prêteur à la petite semaine dans les villages, changeur, marchand à la toilette, usurier... voilà ce qu'il fait pour arriver à sa fin suprême : ramasser le plus d'or possible, et faire aux non- Juifs tout le mal dont il est capable (3).

L'âprelé au gain des Juifs en Pologne est inouï ; on en jugera par le fait suivant :

« Depuis que la loi sur le taux de l'intérêt légal a été abolie dans toute l'étendue de l'empire, les usuriers en profitent sans se gêner. Les bureaux publics de prêts sur images, autorisés par l'administration,

(1) Dans son Traité pratique des maladies vénérienne* (Pans. 1888), le docteur Louis Julliei> confirme ceci et ajoute qu'un correspondant lui a dit : Le vrai fléau c'est le Juif.

(2) V. Tissot, La Russie et les liasses, première partie, » h. vu, p. 105.

(3) « A l'aide de l'eau-de-vie le paysan est l'éternel débiteur du Juif, qui tient en main tout son avenir... Pour l'eau-de-vie prise à crédit, le paysan paye des intérêts incroyables. » (Ed. Joukowsky.)

sont au nombre de vingt-quatre, dans la seule ville de Varsovie, pour une population de 450,000 habitants. Sur ces vingt-quatre exploiteurs de la misère publique, il y a quatre Chrétiens et vingt Juifs, qui prati(iuent l'usure sur la plus vaste échelle.

Au commencement de Tannée 1890, voulant venir en aide à la classe nécessiteuse de la population de. Varsovie, le colonel Kleigels avait tenté une démarche officielle auprès de ces prêteurs, et obtint des allégements relativement importants pour le taux de l'intérêt à percevoir. On ne devinerait jamais jusqu'à quel degré ces Shylocks consentirent à abaisser leurs prétentions... Ils promirent de se contenter de prendre à ravciiir 42,3 pour 100, par mois, soit 560 pour 100 par ani

Ce.s Juifs de Pologne sont d'une férocité rare. Tous les journaux ont raconté ce fait :

a La scène se passe à Bralystok. Le docteur Granowsky, père de huit enfants, voyait son jardin dévalisé journellement par une bande de jeunes maraudeurs juifs. Lorsqu'on avait le malheur de les déranger au milieu de leurs exploits, ils s'en vengeaient en lançant des pierres sur les enfants du médecin.

» Un jour, une de ses filles, charmante enfant de cinq ans, fut atteinte à la tête par un projectile, qui lui fit une profonde blessure, et, cinq jours après, la pauvre enfant succombait à la suite d'une congestion cérébrale.

» Le lendemain de ce tragique événement, l'infortuné aperçoit sur un arbre, dans son jardin, un de ces affreux Juivaillons, âgé de quinze ans, en tiain de voler des cerises.

» 11 saisit aussitôt ce youpin, et pour toute punition se contente de lui inscrire sur le front et les joues.

avec une substance chimique InofTensive, le nom de voleur, en russe, en allemand et en hébreu.

» Deux jours après cette correction, bien méritée et fort légère, on enterrait la petite Chrétienne tuée par la jeune juiverie... Une infamie révoltante, qui dépasse toutes les bornes, se produisit alors...

» Sur tout le parcours, àtraversla villede Bralystok, le convoi funèbre se voit hué et accablé d'injures par une immense foule de Juifs ; et, au moment où il est obligé de traverser des ruelles étroites, il est littéralement assailli par une grêle de pierres, dont un grand nombre profanent le cercueil de la petite morte. »

Tel est, en abrégé, le récit publié, après enquête préalable, par le Nouveau Temps, le Grajdanine et la Saint-Pétersburger-Zeitung , organe de la colonie allemande, et, par conséquent, peu suspect de partialité contre les Juifs.

Il semble que, dans tous les pays civilisés, une presse qui se serait respectée aurait dû protester avec énergie contre de pareilles abominations de la part des Juifs (1).

Or sait-on ce qui arriva, notamment en France?

Grâce à Tinfluence d'Israël, la plupart des grands journaux parisiens, du genre du Figaro, du Temps et consorts (sans parler des fous dangereux comme la Lanterne) éclatèrent en indignations contre la monstrueuse barbarie du médecin polonais, et demandèrent vengeance au nom de la civilisation et de l'humanité.

(1) Ou croirait vraiment lire un épisode datant du moyen \^e. Nous pouvons rappeler qu'au moyen ;\ge la Pologne était le centre d'Israôl. C'est certainement pour cela que la Pologne n'est plus un état indépendant. En It^guant ses Juifs à la Russie, la Pologne ^'est peut-être vengée.

EN UUbSIE 345

CcLii wu<iutc des Juifs de Pologne ne date pas d'aujourd'iiui. Si nous consultons l'histoire, nous pouvons trouver de leur part plus d'un fait ignoble.

Il y avait peu de temps que la France avait décrété l'émancipation des Juifs. Or voici comment les Juifs se montrèrent reconnaissants une vingtaine d'années après.

C'était pendant la grande retraite de Russie, en 1812. « Les Lithuaniens, que nous abandonnions après les avoir tant compromis, écrit M. de Ségur, recueillirent et secoururent quelques-uns de nos soldats; mais les Juifs que nous avions protégés repoussèrent les autres. Ils firent bien plus; la vue de tant de douleurs irrita leur cupidité. Toutefois, si leur infâme avarice, spéculant sur nos misères, se fût contentée de vendre au poids de l'or de faibles secours, l'historien dédaignerait de salir ses pages de ce détail dégoûtant ; mais qu'ils aient attiré nos malheureux blessés dans leurs demeures pour les dépouiller, et qu'ensuite, à la vue des Russes, ils aient précipité par les portes et les fenêtres de leurs maisons ces victimes nues et mourantes; que là, ils les aient laissé mourir de faim et de froid; que même ces vils barbares se soient fait un mérite aux yeux des Russes de les y torturer : des crimes si horribles doivent être dénoncés aux siècles présents et à venir » (1).

\ Ils sont d'ailleurs toujours nombreux en Pologne.

M. Grant, consul anglais à Varsovie, a fait un

curieux travail statistique au sujet des Juifs habitant

(1) Histoire de Napoléon et de la Grande armée, pendant 1812, tome II, livre xii.

cette ville et la Pologne. Selon lui, « les Juifs forment les 40 0/0 de la population de Varsovie; dans certaines autres villes de la Pologne, i's comptent pour 50 0/0. Dans les villages, cette proportion tombe à 7 0/0; aucun Juif ne demeure dans les campagnes.

» Les commerces et les industries dans la ville de Varsovie sont presque entièrement dans les mains de la population israélite. Dans les plus hautes branches de commerce, la proportion est de 16 Juifs contre 3 Chrétiens; dans les branches moins élevées, de 19 Juifs contre 3 Chrétiens; dans les agences et parmi les courtiers, de 43 Juifs contre i Chrétien. 63 0/0 des grandes entreprises industrielles de la ville sont dans les mains des Juifs, 18 0/6 seulement appartiennent à des chrétiens indigènes.

» Pour ce qui regarde les ouvriers et les domestiques, la proportion est inverse à Varsovie : onze mille Juifs seulement, c'est-à-dire les huit pour cent de la population juive totale, se livrent à ces occupations, contre 43,000 Chrétiens formant les 20 0/0 de la population chrétienne de la ville. ^>

En 1890, il s'est joué à Londres une véritable comédie à propos des Juifs de Russie (1). Le lordmaire de Londres, l'Israélite Isaacs, avait convoqué un meeting en vue de protester contre de soi-disant dispositions administratives que le gouvernement de l'empire de Russie aVait l'intention de prendre pour empêcher les Israélites des provinces russes occidentales de pénétrer et de se répandre dans l'intérieur de l'Empire.

(1) Si on marche sur le pied d'un Juif en Russie, c'est un Juif de l'Amérique du Nord qui crie, {Das Volk,5 août 1890.)

Le Times du 13 août avait insinué que le Juif Isaars avait décommandé le meeting sous prétexte que le gouvernement impérial de Russie lui aurait envoyé l'assurance que les mesures en question ne seraient pas exécutées. Cela n'est nullement prouvé, et il est plus que certain que le gouverneur du czar Alexandre III se moque un peu des piailleries de la bande anglo-juive.

Il n'y a pas jusqu'aux Juifs de France qui ne se soient remués et aient essayé de faire intervenir le rouvernement franc us auprès du czar. En juin 1891, il France nouvelle disait tenir de source certaine que M. de Rothschild avait tenté récemment une démarche auprès de MM. Ribot et de Freycinet pour les prier d'intervenir auprès du czar en faveur de ses coreligionnaires, ou mieux, de ses compatriotes îles, h' Observateur français dit à ce propos :

« La démarche en elle-même, bien qu'elle ne témoignât pas d'une grande perspicacité chez un homme habitué à économiser... son temps, n*avait ritjn que de fort honorable, et nul ne songera à reprocher au banquier de la rue Laffitte ses sympatlii' - pour les gens de sa race, non plus que l'effort tente en vue de protéger leurs intérêts en Russie.

» On ne s*étonnera pas davantage que M. Ribot ait hésité à prendre une décision, ni que M. de ' reycinetait enguirlandé de toutes sortes de séduc-

)ns de langage une fin catégorique de non-rece-

>ir

y> Jusque-là rien d'anormal.

» M. de Rothschild est Israélite et Allemand avant d'être Français, je le veux bien. Il n'en est pas moins pourvu de ses lettres de naturalisation, et ces lettres

Tobligent à faire son devoir de Français à Tégal de tout citoyen.

» Mais ce n'est pas tout. Notre confrère ajoute que M. de Rothschild quitta le président du Conseil en lui laissant entendre qu'à l'avenir il cesserait de s'occuper delà conversion de divers emprunts russes qu'il avait accepté de favoriser jusqu'à présent.

» Que dirait-on des catholiques français qui s'abstiendraient de prêter leur appui à leur pays, sous prétexte qu'ils sont persécutés? (On dirait qu'ils sont des traîtres, et on aurait raison.)

» On serait bien embarrassé d'en trouver un seul, môme parmi les plus humbles, les plus effacés, qui refusât à sa patrie la moindre molécule de ses forces de combativité, la plus petite parcelle de ses facultés effectives, quels que soient d'ailleurs les procédés employés pour violenter ses croyances.

» Le plus haut baron de la finance Israélite nous prouve, par son attitude — assez étrange en un moment où chacun s'applique à resserrer les liens qui nous attachent à notre allié du Nord — qu'il reste Juif, rien que Juif, en dépit de ses lettres de naturalisation.

» Nous nous en étions toujours douté. »

Et nous donc!

Et les Allemands aussi s'en sont mêlés. Les nombreux articles publiés dans les correspondances de l'époque en font foi. On pouvait lire sous ce titre :

» Les Juifs de Russie et l'impératrice d Allemagne. — - Berlin, 31 mai. — L'impératrice Victoria s'est mise à la tête d'un comité de dames, fondé en vue de recueillir des secours pour les Juifs expulsés de Uus.^ie, qui arrivent journellement en masse à la

gare de Charlotlenbourg et sont dépourvus d'argent, de vêtements et de nourriture.

» En raison de la haine des Juifs qui anime l'aristocratie allemande et de l'influence de la noblesse russe à Berlin, on veut voir dans cette initiative de l'impératrice une démonstration contre le tzar bien plus qu'une tendance charitable. Par suite, de nombreuses grandes dames de Berlin ont refusé d'entrer dans ce comité, présidé par l'impératrice, qui a surtout rencontré le concours des riches épouses de banquiers et boursiers, israéliles pour la plupart » (1).

Le 15 août 1890 le Journal des Débats, par l'organe de M. Leroy-Beauîieu, prenait parti pour les Juifs de Russie. Malheureusement les allégations de M. Leroy- Beaulieu ne sont pas exactes. Il écrit que les Israélites sont en Russie au nombre de 5 millions, alors que les statistiques n'ont jamais accusé que 2 millions à 2 millions et demi au plus.

D'après M. Leroy-Beaulieu, les Juifs de Russie, artisans ou boutiquiers, sont contraints de se faire les uns aux autres une concurrence meurtrière. »

C'est là un raisonnement d'économiste, qui perd toute sa valeur en raison de l'organisation kaholienne qui régit les Juifs de Russie. Dans ces pays, le prolétaire juif vit exclusivement de l'exploitation du noii-juif, et il ne s'y livre Jamais qu'en vertu de contrats d'IIasaka et de Méropié qui le mettent à Tabri de toute concurrence.

Il est un point qui embarrasse un peu M. Leroy- Beaulieu :

(1) Observateur français, 2 juin 1891.

« Que reproche la Russie, dit-il, à ses sujets israélites?Elle se plaint justement de ce que, dans un pays essentiellement agricole, ils ne prennent presque aucune part aux travaux de la terre, et, comme si elle voulait les en écarter à jamais, elle leur interdit l'achat ou le louage de la terre et les expulse des campagnes. »

Le gouvernement russe a cependant fait beaucoup et dépensé à plusieurs fois des sommes énormes pour fonder des colonies agricoles juives. Tout cela n'a servi à rien, le Juif ne voulant pas cultiver la terre là plus qu'ailleurs. Ils aiment mieux être cabaretiers :

« Brafman cite un document d'une authenticité incontestée, dans lequel les Juifs de la Russie Blanche recommandaient à leur agent à Pétersbourg de ne rien épargner pour qu'il ne leur fût pas défendu de vendre en détail de Veau-de-vie dans les cabarets des campagnes, source de beaucoup de maux, parce qu'ils dépravent par Vimognerieet ruinent complètement les paysans. »

Dans TétudedeM. Leroy-Beaulieu, il est cependant un point intéressant à élucider. Il semble être dans le vrai quand il reconnaît que les provinces occidentales sont empoisonnées par les Juif^.

a Déjà médecins et statisticiens déplorent les lamentables conditions hygiéniques de toutes ces chélives cités de l'Ouest, pour la plupart sans égouts et sans eau. Il faut pour y vivre l'immunité des Juifs à nombre de maladies. Que sera-ce lorsque dans les puanteurs de ces foyers d'infection en aura jeté à rim-

proviste 300,000 ou 400,000 familles sans ressources et sans abri?...

»... Il faudra plaindre les fonctionnaires russes contraints de résider dans ces pestilentielles Jérusalems et les infortunés moujiks en contact forcé avec elles. »

Il est un fait connu de tous, c'est qu'en dépit des ukases, les Juifs qui ont empoisonné la partie de l'Empire qui leur avait été assignée comme ghetto commencent à faire de même pour les contrées voisines et rien d'étonnant aux mesures que semble vouloir prendre le czar pour préserver les autres provinces de ?on Empire (1).

Il ne faut, d'ailleurs, toujours accepter qu'avec la plus grande réserve les nouvelles concernant les persécutions subies par les Juifs de Russie. Elles sont exagérées.

On met en circulation trop souvent dans le public que les pauvres Juifs sont expulsés, qu'ils émigrent en masse ; toujours ces nouvelles sont fabriquées dans les officines juives d'Angleterre et d'Allemagne, et transmises par les agences télégraphiques juives. Il est étonnant de voir avec quel ensemble les journaux

(i) Je rae souviens a'uné conversation que j'ai eue en 18S9 avec un consul de France en Russie. Il me disait que les Juifs étaient, dans presque tous les villages, établis comme cabaretiers, qu'ils invitaient les paysans à boire, et que. quand ils étaient aux trois quarts ivres, ils leur faisaient signer des papiers de vente de leurs bestiaux, de leurs terres, de leurs cabanes, en sorte qu'au bout de peu de temps tous les habitants d'une contrée étaient la proie des Juifs. Le même consul me racontait qu'on « était obligé de traiter là-bas les Juifs à coups de cravache • ; le Juif sautait alors par la fenêtre et rentrait par la porte ; il venait lécher la main qui l'avait frappé, c'était tout au plus s'il ne s'abaissait pas à lécher les bottes.

français, même conservateurs, s'empressent de reproduire ces nouvelles sans le moindre contrôle.

Voulez-vous avoir une idée du genre de ces nouvelles?

Ecoutez les étonnantes dépêches que le Figaro dit avoir reçues de Saint-Pétersbourg :

(( A la suite des lois antisémites de Russie, en six mois plus de 80,000 Juifs de la Pologne, de la province d'Odessa et de l'Ukraine ont émigré en Amérique. »

Et quelque temps après :

« En trois mois, malgré la défense du gouvernement, 300,000 paysans et Juifs polonais ont émigré au Brésil. Beaucoup de villages ont été presque complètement désertés. »

Ces dépêches sont loin d'être un rapport exact, mais on n'y regarde pas de si près.

Lisez ce que l'on est censé adresser de Saint- Pétersbourg au XIX* Siècle : Voici une nouvelle qui ne manque pas d'originalité. Jusqu'à présent, les Chrétiens éclairaient, et les Juifs eu profitaient. Le gouverneur du gouvernement de la Courlande vient, par un ordre du jour, de changer tout cela dans la province qu'il administre :

Voici l'arrêt qu'il a rendu :

« Les Juifs ne sont pas des Chrétiens; donc ils vivent dans les ténèbres, ne connaissant pas la lumière de la religion chrétienne. Il est donc juste que les Juifs supportent tous les frais de l'éclairage et les frais du gaz dans les villes de Mitau, Lebau, Windau, etc., etc., pour que, deleur côté, ils éclairentles Chrétiens.

» Donc, tous les frais d'éclairage des villes susnommées seront dorénavant supportés par les Israélites résidant dans ces villes. »

Par exemple, ou ne peut s'empêcher de rire lorsqu'on songe à ces 300,000 émigrants en trois mois: ce qui fait 3,333 Juifs embarqués tous les jours pendant trois mois et ce qui a dû nécessiter l'emploi d'au moins 400 vapeurs.

Uu peu plus tard on a pu lire encore une dépêche du même genre, envoyée soi-disant de Hambourg :

« Hambourg, 26 décembre,

» La Packet Gesellschaft, de Hambourg, compagnie de transports, prend des dispositions pour l'embarquement de trente mille Ju/ls russes, à destination du Brésil. »

Il faudrait être bien naïf pour avaler de pareils canards !

La vérité, c'est que, dans le courant de l'année 1890, il y a eu environ six cents Juifs qui émigrèrent de Russie dans l'Amérique du Sud.

Le gouvernement du czar ne veut pas que là-bas l'argent devienne comme en France le monopole de quelques-uns, d'une association, d'une secte.

De là à une persécution religieuse il y a loin.

Les journaux russes, tout en réclamant Tapplication stricte des lois, protestent avec la plus grande indignation contre les pensées persécutrices qu'on prête au gouvernement du pays.

Nous ne pouvons mieux faire, pour mettre nos lecteurs-au wourant de cette question délicate, que de reproduire une partie d'un article important, adressé

à M. Rosenlhal (!}, qui signe Jacques St-Cère dans le Figaro (2), article qui résume admirablement la question :

«Vous parlez de persécutions antisémitiques en Russie, vous les supposez même venir de la part du gouvernement russe, vous prêchez une nouvelle et tout à fait originale croisade de l'Europe civilisée et humaniste contre les Russes chrétiens en faveur des Juifs opprimés par eux ! C'est très nouveau et très hardi, comme question internationale, mais il se trouve que ce que vous ne savez pas est le principal et le plus important : le gouvernement en Russie n'a pas songé à prendre la moindre mesure oppressive contre les Juifs, et d'autre part ce sont les Juifs eux-mêmes qui ont imaginé et lancé dans tous les organes de la presse européenne cette fable, de peur que le gouvernement en Russie ne se décide un jour à faire la revision des millions de cas où les Juifs, sous tous les prétextes, ont frauduleusement violé, dans le courant de ces trente années, les lois existantes.

» Et celte peur est fondée : c'est en cela que gît le fin mot de la chose. Il y a un proverbe russe qui dit : « Le chat sait toujours à qui est la viande qu'il vient » de manger. » Les Juifs en Russie savent très bien de quoi ils doivent avoir peur. De mesures oppressives? Certes, non; mais de mesures qui les obligeraient à respecter les lois. Le gouvernement en Russie est occupé à mettre l'ordre dans la vie sociale de toutes les insliiutions et de toutes les classes; les Juifs le savent et le voient, et prévoyant que leur tour à eux de rendre compte des infractions à la loi et des

(l) Un Juif.

(i) 25 août 1800.

désordres approche, ils ont inventé le procédé ingénieux de donner le change, en criant aux persécutions antisémites. J'affirme qu'ils voudraient même pousser leur stratagème jusqu'à susciter des rixes entre eux et les Russes, pour inventer une Saint- Barthélémy juive, et intimider le gouvernement par les fantômes de haines religieuses et nationales.

» Les Juifs en Russie, sachez-le, mont-ieur, n'ont rien à craindre ni rien à perdre des persécutions dont ils feignent d'avoir peur; ils ont tout à craindre et tout à perdre des mesures qui doivent les amener au respect de la loi et de l'ordre établi. Ils savent très bien quelle valeur représentent leurs infractions à la loi. Ils savent très bien qu'une grande partie du commerce, de l'industrie et du crédit en Russie sont entre leurs mains grâce à ces infractions, et produisent dans tout le pays un malaise auquel le gouvernement ne saurait être indifférent. Ib savent mieux que personne que le but de la civilisation en Russie pour une masse de Juifs est de combattre les idéaux de notre peuple, et les causes de notre force et de notre grandeur nationales : l'Église et l'autocratie chrétienne! et si vous en doutez, sachez, monsieur, que que le chiffre d'inculpés et de compromis juifs dans les procès politiques d'attentats et de complots contre la moiiaichie en Russie, après avoir été 0 en 1850, a atteint en 1889 la proportion monstrueuse de 90 pour 100 sur 100 inculpés au midi de la Russie, et augmentait à mesure que le gouvernement facilitait aux Juifs l'accès aux études sérieuses.

D Vous avouerez, monsieur, que ce chiffre effrayant suffit à lui seul comme argument à l'appui de quiconque voudrait s'en faire une arme de défense loyale et légale, non pour persécuter les Juifs, comme vous le dites U-és injustement, mais pour les obliger à res-

pecter les lois et les intérêts d'an pays qui, seul dans l'univers, leur a donné une hospitalité large et humanitaire. »

De plus, le gouvernement russe a fort affaire avec les Juifs étrangers.

« Un article du Recueil des lois de Vempire russe proclame que l'accès du territoire de l'empire russe reste interdit à tout Israélite étranger, sous peine d'expulsion immédiate, à moins d'autorisation spéciale et préalable. »

Mais cet article ne semble pas servir à grand'chose : « Les Juifs le transgressentpresque journellement, au moyen de la fraude naturellement, en se munissant d'un passeport national où leur confession est qualifiée de « réformée ». Ils se fixent à leur gré, établissent leur petite industrie qui est généralement celle de prêteur sur gages, se marient et prospèrent. De temps à autre la police, en compulsant les registres des synagogues, découvre la fraude et met en demeure les prétendus réformés de quitter le pays à bref délai. Là-dessus, plaintes et récriminations. Le représentant diplomatique intercède, tout Israël crie à la violation du droit des gens, les reporters juifs s'empressent de télégraphier que le gouvernement russe agit avec la dernière barbarie, que l'honnôte industriel est ruiné par la police, que sa femme est enceinte ou sur le point d'accoucher, etc. Tout ce tapage n'aboutit qu'à faire accorder un certain délai au délinquant pour la liquidation de ses affaires et, finalement, force reste nécessairement à la loi » (1).

(1) Rappelons que la Russie n'esi pas le seul pays où pour des raisons de self-defencey on refuse l'entrée eu masse d'un peuple étranger. Dans ses possessions australiennes, l'Angleterre a mis à l'index toute la race jaune, et les F.tats-Unis la race chinoise.

Les Juifs dénaturent toujours et partout les causes pour lesquelles on les combat. Des journaux à leur solde ayant parlé, en avril 1890, de persécutions reli^ gieuses contre les Juifs de Russie, le Nord (l) leur répondait ainsi :

a II n'y a pas de persécution religieuse dirigée contre les Sémites de Russie : la meilleure preuve, c'est que le gouvernement y tolère son organisation théocratique, son kagal , lequel , avec l'Alliance israélite universelle, est au fond le seul pouvoir au» quel le sémitisme obéisse véritablement. 11 n'y a pas non plus d'oppressions d'aucun genre. Tous ces maréchaux de noblesse qui convoquent les Juifs notables de leurs villes et leur déclarent « qu'à l'avenir ils seront punis de peines corporelles » — (comme si les maréchaux' de noblesse pouvaient s'occuper d'autres choses que de celles de leurs attributions spéciales), tous ces préfets qui lancent des circulaires abondant dans le même sens (comme si les préfets pouvaient légiférer et rapporter, à coup de circulaires, les décrets du pouvoir suprême), tous ces tribunaux recevant ordre « d'appliquer à tout inculpé juif le maximum de la peine » (comme si l'inamovibilité des juges était suspendue dans la monarchie russe à l'instar d'autres pays et comme si la jeune magistrature russe, en pleine lune de miel de son indépendance, pouvait lui être infidèle), tout cela, sans parler de la « défense de monter dans les tramways » constitue autant de contes à dormir debout, inventés pour toucher les âmes sensibles, peu au courant de ce qui se passe en dehors de leur zone habi-

(1) Le Nord, 13 août 1890. C'est le journal officieux de la Chancellerie russe.

tuelle et acceptant de confiance les fantaisies, dont on assuve avoir les preuves en main...

» Il n'y a rien de pareil en Russie ; mais voici ce qu'il y a :

» Il y a en Russie, comme presque partout maintenant, l'envahissement de l'Aryen indigène par le Sémite qui s'est abattu sur le pays dans ses migrations et ses pérégrinations. — Certes, en Russie, comme partout, on trouve parmi les Sémites nonseulement des natures d'élite, des hommes d'une haute valeur intellectuelle, mais encore des cœurs charitables et généreux. La masse, la foule, ce ramassis d'errants séculaires aux appétits inassouvis, n'est pas toutefois faite à leur image. Elle a sa physionomie propre. Le Sémite de la foule, très intelligent, très retors, peu scrupuleux, âpre au gain, ne se gêne pas avec le peuple russe qu'il exploite avec toute ringéniosité de sa race. Fuyant le travail agricole, très expert dans les métiers interlopes, cabaretier et prêteur à la petite semaine dans les villages, changeur, marchand à la toilette, usurier, patron des maisons Tellier, expéditeur du personnel pour les harems et les lupanars d'Orient dans les villes, courtier sous toutes les formes, sans entrailles partout, voilà le commun de ses vocations.

» Quand il monte par les professions libérales, il ne s'élève pas toujours moralement. De plus, il se dérobe au service militaire à l'aide de tels procédés et dans des proportions telles, que la loi est obligée de combattre cette désertion préventive par des mesures spéciales ; enfin, il fournit au nihilisme, qui va à rencontre de toutes les croyances et de toutes les traditions du peuple russe, un contingent que la presse évalue à 80 pour 100. Sur ce fond habituel se brodent des incidents tels que l'exploitation mons-

trueuse de l'armée et du peuple russes pendant la campagne de 1877-78, l'exploitation incroyable, épique !

)> Mais le fond habituel suffit : si le gouvernement russe, en tenant la main, comme on lui en prèle l'intenlion, à la stricte exécution de la loi qui assigne pour domicile aux Sémites les seize provinces de leur première installation en Russie, peut empêcher leur dilTusion et limiter ainsi les effets particuliers du sémilisme, il ne peut en changer la nature, il n'est pas en son pouvoir de l'aire que le sémilisme n'ait déposé, dans les villes comme dans les campagnes, un levain de ressentiment emmagasiné depuis des siècles.

» Le sémilisme réclame tout naturellement, inconsciemment, contre les mesures qui mettent hors de sa portée ceux qu'il croit devoir être sa proie légi» time. Mais que ces réclamations eussent trouvé un écho diplomatique I Le résultat en serait tout opposé à ce que paraissaient en espérer les instigateurs « des démarches » en question. Le gouvernement russe se serait, évidemment, borné à décliner toute intei-vention avec une politesse froide et correcte. Mais le peuple? La foule a des entraînements, et les j Sémites auraient pu ne pas se féliciter du succès de \ leurs ambassadeurs auprès des puissances... A coup sûr, le gouvernement russe ne pennellrait pas au ; ressentiment populaij-e de se donner carrière, mais il i serait peut-être forcé de recourir envers le sémitisme, cet élément de trouble dans les esprits, à des mesures plus sérieuses que celles visées par les réimants, et qui concilient les principes d'humanité avec les besoins du peuple russe, et son droit d'être maître chez lui. »

Quelque temps après on lisait encore dans le Nord (1).

« Le sémitisme militant est excessivement adroit, sa tactique est ingénieuse, ses procédés sont variés. Il a commencé par crier à la persécution des Sémites en Russie. On lui a démontré que personne ne les y attaque, qu'on n'y fait que de se défendre contre leur envahissement.

» Alors, il change de batteries. Qui est-ce qui s'en plaint? dit-il. Certes, la Russie possède à elle seule deux fois plus de Sémites que toute l'Europe ensemble, ils y sont répandus à profusion ; tandis que l'on ne compte qu'un Sémite sur onze cents individus de race latine, il y en a une cinquantaine sur chaque millier de Russes ; leur synagogue à Saint-Pétersbourg est un monument plus imposant par ses dimensions qu'aucune église de cette capitale ; à Moscou, ils croissent et se multiplient à vue d'œil ; à Odessa, ils sont 56,266 sur une population de 239,713 âmes ; et si leur nombre est grand, leur action dans toutes les branches de la vie n'est pas moindre. Mais qui est-ce qui s'en plaint? Il n'y a que le gouvernement qui paraisse se préoccuper de cette situation. La nation, elle, s'en trouve très bien et la reconnaît excellente. L'opinion publique en Russie est pour les Sémites, contre les mesures qui en entraveraient la diffusion et en gêneraient l'épanouissement définitif.

» Et à l'appui de cette thèse on parle d'un grand mouvement qui se produit en Russie en faveur du sémitisme. C'est sous cette nouvelle face que la question est présentée dans quelques feuilles. Un télégramme, publié par un journal de Paris, la résume

(1) Décembre 1890.

IN liUàSIK 3GI

aiu^ : « La censure vient d'interdire absolument » aux journaux tous commentaires concernant une » vaste pétition qu'ont signée récemment un grand » nombre d'écrivains et d'autres personnalités dis- » tinguées de Russie, pour protester contre Toppres- )) sion exercée dans cet empire à l'égard de la partie » Israélite de sa population. »

Après avoir dit que la nouvelle concernant l'interdiction de tout commentaire aux journaux russes était fausse, le Nord continuait ainsi :

(( Du reste, les « personnalités distinguées » auront beau faire, elles ne sauraient changer l'opinion en Russie, qui est fixée dans un sens absolument contraire. L'idée dominante sur la question est à peu près celle-ci : En Russie, comme partout, le Sémite est inoffensif, utile même, à condition de devenir le véritable enfant du pays. Que s'il ne l'habite que matériellement et cela en trop grande quantité, il est nuisible. Ce n'est plus un élément indifférent, un ferment de vie, c'est un poison. L'organisme doit l'éliminer ou le neutraliser, sous peine de maladie ou de mort (l). La Russie a mis du temps à s'apercevoir de cette vérité ; aujourd'hui qu'elle reconnaît son erreur, elle cherche à la réparer ; charbonnier est maître chez lui. Les Sémites, d'autre part, habitués à

(l) Le Sénat semble partager cet avis. Ea janvier, il était chargé de décider si les Juifs avaient le droit d'acquérir des immeubles dans tous les endroits situés à cinq verstes au moins de la frontière occidentale de l'Empire ou b'ils pouvaient seulement en acquérir sur le territoire des villes et bourgs où ils étaient inscrits avant le 27 août 185».

D'après le \ovoié Vrèmia, le Sénat a formulé un avis en vertu duquel les Juifs ne pourront devenir propriétaires d'immeubles sur le territoire des villes et bourgs ci-dessus dé^ilJrné>.

la dominatioD, sont étrangement surpris de se la voir contester ; mais quand ils reconnaîtront bien la situation, ils s'y soumettront et s'y adapteront. »

La République Française ayant contesté l'affirmation du journal le Nord, d'après laquelle des Juifs russes auraient une tendance marquée à s'adonner exclusivement à des professions nuisibles, le Nord (1) lui répond comme suit :

« La presse parisienne s'inscrit en faux contre l'allégation — qu'elle s'étonne de rencontrer chez nous — suivant laquelle les Juifs de Russie auraient une tendance marquée à se spécialiser dans des professions interlopes et nuisibles, et à former des ligues à cet effet. Nous en sommes bien fâchés, mais nous ne pouvons abandonner notre dire, car c'est là précisément que git l'enclouure, c'est là qu'est tout le mal. C'est parce que les Israélites de Russie, surtout dans les classes inférieures, fournissent un contingent énorme au parasitisme économique et social qu'on est contraint de les soumettre à des lois d'exception. Sans cela, sans le danger qui en résulte pour la population nationale, pourquoi n'aurait-on pas continué à fermer les yeux sur la transgression de ces lois? Recrudescence de fanatisme confessionnel! riposte la République Française.

» Mais si c'était le cas, pourquoi les négociants et les véritables artisans Israélites, tous ceux en un mot qui présentent des garanties par leur position sociale ou professionnelle, auraient-ils toute liberté de circuler et de s'établir dans l'Empire? Le fanatisme forait-il une distinction entre cette catégorie d'élite et

(1) Juin 1891.

les autres Jaifs? Et quel singulier fanatisme que celui qui se bornerait aux Israélites et se transformerait en tolérance absolue, en bienveillance à l'égard des musulmans, de ces mômes musulmans russes dont la République Française TéclaLine le traitement et les privilèges en faveur de ses clients sémitiques. Mais, à ce propos, la France n'a-t-elle pas en Afgérie deux millions d'Arabes soumis à un régime de refoulement et de cantonnement des plus rigoureux, à un système de dénis de justice qui, récemment encore, provoquait chez plusieurs journaux parisiens les critiques les plus vives ?

» Nous évoquons ce fait non pour nous associer à ces blâmes, non pour réclamer, au nom de l'humanité et de la civilisation, que les musulmans d'Algérie soient traités sur le même pied que les Juifs du pays, qu'un trait de plume de leur coreligionnaire Crémieux, à son passage au pouvoir, en 1870, dota précipitamment de tous les droits de citoyens français. Dieu nous garde d'une telle présomption I Nous rappelons simplement cette analogie de situation pour montrer que la France aussi a chez elle un problème social et ethnique à résoudre, et qu'il est loin d'être résolu. Pourquoi donc s'étonner et s'indigner qu'on en soit au même point en Russie pour le problème juif?

» Nous avions dit qu'une des causes des fâcheuses -spécialités de la masse Israélite en R ussie, le plus grand obstacle à son assimilation dans un pays essentiellement agricole, était sa répugnance pour le travail de la terre. La République Française a contesté le fait, attribuant l'échec des colonies juives d'agriculture fondées par l'empereur Nicolas non à cette répugnance, mais aux fautes de l'administration russe. Et cependant un organe que la feuille de M. Reinach ne

récusera pas, VAllgemeine Zeitung des Judenthums^ nous donne raison contre notre confrère. Cet organe vient de se prononcer énergiquement contre l'idée de colonisation israélite qui est en ce moment à l'ordre du jour. « Les colons, dit-il, aussitôt que leur » situation économique sera un peu améliorée, s'em- » presseront de revenir à leurs occupations tradition- » nelles. Ils vendront leurs terres et s'établiront dans » les pays voisins. Pourquoi exiger que les Juifs » russes s'occupent de choses qui leur sont entière- )) ment étrangères ? Est-ce parce qu'on les considère » comme des paresseux, en raison de leur peu de » sympathie pour l'agriculture? Forcer un peuple quia » joué un rôle éminent dans l'histoire du commerce » universel à s'occuper d'une chose dont il s'est déta- » ché depuis deux mille ans — c'est là en vérité une » idée sans exemple dans l'histoire de la colonisa- » tion. »

» Cette déclaration du journal juif le plus répandu paraîtra sans doute topique. Comprendra-t-on mieux maintenant l'hésitation du gouvernement russe à permettre la diffusion, dans un empire de paysans, de quelques millions d'individus qui ne veulent pas vivre sur la terre, mais sur le terrien, et qui, lorsqu'ils s'occupent de propriétés rurales, le font uniquement à titre de marchands de biens, de spéculateurs et de préteurs hypothécaires?

» La République Française nous demande si, en parlant des « infâmes calomnies » du Times et consorts, nous entendons contester aussi l'exactitude de? récits qui se trouvent depuis un mois dans les journaux autrichiens. Mais assurément I Prenons-en quelques-uns comme échantillons : Les médecins militaires juifs auraient été placés entre l'abjuration ou la perte de leurs places ; la synagogue de Sain -

EN nussiE 365

Pétcir-uum^ ciui.iii, clé fcrméc par la raison, donnée adniinislrativement, que comme il ne doit plus y avoir de Juifs dans la capitale, il n'est plus besoin du temple... Eh bien ! tout cela est faux, et non seulement faux, absurde. La première de ces histoires est, comme invention, de la force d'un racontar suivant lequel, pour entrer désormais dans ladminislration publique en France, il faudrait être reçu francmaçon. Quant à la prétendue fermeture de la synagogue et aux motifs de cette fermeture, cela ne tient pas debout, puisque, en tout état de cause, il y a à Saint-Pétersbourg une nombreuse colonie juive autorisée à y demeurer.

» Mais nous ne pouvons prendre une à une, pour les réfuter, toutes les sottises auxquelles la malveillance systématique ou intéressée peut donner la volée. Contentons-nous d'afûrmer, pour l'édification de ]a République Française et de nos lecteurs, qu'il n'y a pas en ce moment en Russie d'expu'sions sémitiques « en masse », ni d'expulsions « brutales », ni d'expulsions <c d'ouvriers et d'artisans », mais simplement de gens qui se sont inscrits sous ce titre pour pratiquer, à l'abri de la police, les petits métiers interlopes que Ton sait ; qu'il n'y a pas d'expulsions de Juifs russes en dehors du territoire russe, mais simplement intimation aux Israélites non autorisés à habiter dans tout l'Empire, de réintégrer les provinces de leur premier établissement ; qu'il n'y a pas enfin de nouvelles « persécutions antisémitiques », mais simplement application des lois existantes — formule qui n'est pas pour sonner mal aux oreilles de notre confrère parisien. »

On fait tout ce qu'on peut pour vaincre l'envahissement et l'oppression des Juifs.

Une feuille de Wilna raconte le fait suivant qui démontre une fois de plus qu'en Russie on s'y est pris à temps pour secouer l'oppression juive et qu'une fois leur morgue abattue, on mène les fils d'Israël par le bout du nez.

a La scène se passe dans un chef-lieu de district du Nord-Ouest. La femme du gouverneur revenait de la promenade lorsque sur la route elle rencontra un riche youtre; celui-ci, non seulement ne s'écarta pas, mais coudoya la dame de telle façon qu'elle glissa dans la boue. Un agent de police arrêta immédiatement ce brutal personnage et le mena dans la prison où il reçut sur l'ordre du gouverneur trente coups de knout.

» Le lendemain matin un avocat juif se présente au palais du gouverneur et somme Son Excellence de lui communiquer la copie exacte du procès-verbal concernant la peine subie la veille par son coreligionnaire.

« — Il vous faut la copie exacte, monsieur Levi ? « — Oui, Votre Excellence !

« — Parfait. Adressez-vous au commissaire de police ; je donnerai mes ordres pour qu'il vous renseigne le plus exactement possible.

« Deux heures après, l'avocat se présentait chez

le commissaire.

« —Tiens, vous voilà? Nous allons vous mettre au courant.

« — Conduisez monsieur où il doit être, dit-il à un agent.

)) Et l'on mena le youtre... dans la môme salle où son client avait subi sa peine le jour précédent, et là

pour copie conforme on lui administra trente bons coups de knout sur sa carcasse de Juif » (l).

Une feuille allemande (2) contait aussi dernièrement un trait demœurs juives relatif à Odessa: « Dans le Talnuid, on trouve souventdes traces de l'insolence des Juifs. Les Européensont pu admirersouvent cette insolence juive ; mais ce qui est nouveau et ancien, c'est de voir des autorités être obligées de publier un décret pour rendre les Juifs moins insolents. C'est pourtant ce qui est arrivé. Le gouverneur d'Odessa a publié dans le Journal d'Odessa le décret suivant :

« Beaucoup de citoyens honorables de la ville se sont souvent adressés à moi pour me prier d'empêcher la grande insolence des Juifs là où le public se réunit et surtout quand il s'agit de prendre place dans les chemins de fer. Selon le témoignage des demandeurs, lesjeunesgensjuifs se jettent fièrement dans les wagons, et au lieu de se montrer respecteux envers l'uniforme et envers les gens âgés, ils se permettent d'insulter les voyageurs par actes et par paroles de façon que ceux-ci sont obligés de céder à leurs méchancetés. — Une telle conduite des Juifs, qui reste habituellement impunie à cause du tumulte qu'elle occasionne, provoque une haine légitime contre le Juif et pourrait occasionner des voies de fait. Par suite, je déclare, pouréviterdesoccasions de désordre, que chaque Juif qui se permettra de semblables provocations et sera insolent envers qui que ce soit, sera aussitôt condamné à une sévère punition administrative. En même temps, j'invite le maître de police d'Odessa à faire surveiller les endroits où les Juifs

{i)le Lillois, 15 février 1891.

(2) Feuilles socialistes allemandes (Deulsch Soziale Biatter) — 1890, n. 103—3 août 1890, page «7).

se réunissent et à m'en faire rapport aussitôt. — Le Gouverneur de la Ville d'Odessa : Contre-amiral Zelenoï. » (5 juillet 1890.)

L'amiral Zelenoï n'est pas le seul à sévir.

Le maréchal de la noblesse de Mohilew a convoqué en août 1890 les Juifs notables de la ville et, après leur avoir reproché leur manque absolu de respect envers les autorités russes, il leur a nettement déclaré qu'à l'avenir ils seraient punis de peines corporelles. Le gouverneur de Mohilew a aussi lancé une circulaire qui abonde dans le même sens.

Il n'est pas jusqu'à la Crimée pour laquelle on prend des précautions.

« On sait que le port mixte de Sébastopol va être transformé en port exclusivement militaire. Une décision du czar porte que le séjour de cette place de guerre sera interdit aux Juifs dès que cette transformation aura été opérée,

» La Crimée avait été jusqu'ici un des points de l'Empire russe dans lequel les juifs étaient autorisés à faire leur domicile permanent » (1).

Parfoisles Juifs de Russie parviennent à corrompre des fonctionnaires avec de l'argent.

La Pall Mail Gazette rapporte que, d'après les informations de Saint-Pétersbourg, les Israélites ont tenté de corrompre M. Dournowo, ministre de l'intérieur. Voici le récit que publie à ce sujet le journal anglais, et que nous reproduisons à titre de curiosité et sous toutes réserves :

(1) Archivtt ùraélitet du t octobre 1890.

H Le baron de GuDzbourg, un des principaux banquiers de Saint-Pétersbourg, se présenta un de ces jours chez le ministre de l'intérieur et lui tint ce langage :

'< Nous savons qu'il ne dépend pas exclusivement » de vous de donner une solution, conforme à nos dé- » sirs, à la question juive qui préoccupe actuellement » le gouvernement, mais nous savons aussi qu'il est )) en votre pouvoir d'ajourner toute solution finale de » cette affaire. C'est ce que nous demandons, et, en y) cas de succès, nous vous en serions trèsreconnais- ') sants. »

» En disant cela, le banquier remit au ministre une enveloppe fermée et se retira.

» L'enveloppe contenait un chèque payable à l'ordre de M. Dournowo pour la somme d'un million de roubles, endossé par la maison Mendelssohn et C'^de Berlin.

» Le ministre demanda aussitôt une audience au tzar et lui fit part de la démarche du baron de Gunzbourg. Le souverain ordonna l'arrestation immédiate du banquier et chargea un de ses aides de camp de faire une enquête. Questionné par l'aide de camp, le baron Gunzbourg confirma qu'il avait tenu le langage que lui attribuait le ministre. Quant au chèque, il dit que c'était une affaire à part, qu'il avait reçu le chèque au nom de M. Dournowo, de Berlin, et qu'on pouvait en trouver la preuve dans les livres de sa maison de banque.

» Ce fait ayant été confirmé par l'examen des livres du baron Gunzbourg, celui-ci fut remis en liberté.

» Mais il restait à donner une destination au million de roubles que M. Dournowo ne voulait pas ac-

cepter el que le baron Gunzbourg ne désirait pas reprendre.

» Ce fut le tzar qui trancha la question : il ordonna de remettre un demi-million à la société de la Croix-Rouge et Taulre moitié aux fonds réunis, pour venir en aide aux paysans nécessiteux des provinces de l'empire. »

Il y a quelques années à peine, des Juifs ont fondé la Société du travail agricole et industriel des Juifs en Russie. Cette association, à cause de sa forme trompeuse, fut reconnue en 1880. Son but principal est d'introduire en Russie les Juifs par masse et d'y envahir le commerce et les finances.

Si le gouvernement russe n'y met bon ordre, il arrivera que le flot envahisseur, n'ayant plus d'entraves, le commerce de Moscou sera soustrait aux Russes et entièrement dans les mains d'un élément sémite, étranger et hostile.

Aussi les Juifs font-ils tout pour se défendre et, de crainte même de voir venir de nouveaux Juifs en Russie, ils en viennent à demander aux gens slls ont re(;u le bî^tême.

Dans le Radical (mars 1891), on lisait dernièrement:

« Un négociant français, désireux de participera l'exposition de Moscou, est allé, cette semaine, demander au consulat de Russie à Paris de lui viser son passeport.

» Ce visa lui a été refusé parce qu'il ne pouvait fournir... un certificat de baptême/

» On devine aisément pourquoi cette condition est imposée : elle a pour but d'empêcher les Juifs de pénétrer en Russie. »

ssiE 371

AÏQsi le baptême ici vient servir de passeport! — Bravo! messieurs les Russes, vous ue sauriez trop vous défendre.

On sait ce qui est arrivé à propos de l'exposition de Moscou où les Juifs ont fait tout leur possible, réuni tous leurs ellbrts pour la faire avorter. Un de nos confrères, M. G. Corneilhau, a publié à ce sujet dans le Petit Poitevin (1) un article des plus intéressants et des plus patriotiques, qui montre ce que les Israélites ont voulu faire et le cynisme dont ils ont fait preuve en cette circonstance :

« -4 propos de V exposition de Moscou.

» Il existe à Paris, au n<* 9 de la rue de Berlin, une maison sans grande apparence, autour de laquelle on remarque souvent un va-et-vient d'individus à mines louches, à nez crochus, à têtes exotiques et patibulaires et dont les promenades piquent la curiosité du voisinage.

'> A cent mètres à la ronde, ce qui est beaucoup pour Paris, les concierges, gens perspicaces par métier, appellent cette maison une «boîte à mouchards » et ils ont raison.

» C'est dans cette « boîte » en effet que se rédige, sous le nom d'Archives israélites^ un immonde petit canard qui est la gazette oîficielle des Juifs allemands de France.

» Le jargon hébraïco-tudesque de cette feuille ne laisse d'ailleurs aucun doute sur son origine.

» Certains de n'être lus et surtout compris que par des Juifs, les nommés Prague, Cahen et quelques autres pouilleux venus d'Allemagne, n'hésitent pas à

(1) 17 juin 1891.

montrer le bout de leurs longues oreilles sémitiques et bavent à cœur ouvert dans leur sale petit torchon.

» Celte répugnante lecture est parfois instructive, comme on va le voir, quand on veut étudier le Sémite sur le vif.

» Prenez des gants, et ouvrez les Archives Israélites. Vous y verrez que Prague et Gahen, qui mangent le pain de France, se chauffent à notre soleil et se prétendent citoyens français, ne manquent aucune occasion de souffler la trahison et d'applaudir aux filouteries de leurs congénères et aux embarras qu'ils nous créent de tous côtés.

» Tout le monde se souvient delà fuite récente du banquier juif Jouanno, qui laisse un passif de dix millions sur la place de Paris et dont les trafics sur les tickets avec le Juif Grûnewald ont failli faire échouer l'Exposition française de Moscou.

» Voici en quels termes enthousiastes les youpins allemands des Archives racontent les prouesses [de leurs amis Jouanno et Grûnewald, à la date du 21 mai 1891 :

« Le X/X' Siccle reçoit de Moscou l'avis que M. Grû- » nev^ald, Israélite, s'est présenté à l'Exposition fran- » çaise, réclamant, en qualité de représentant du » commanditaire M. Jouanno, banquier français, à » Paris, la remise de 1,200,000 billets d'entrée. Ces » billets lui ont été livrés, *et M. Grûnewald, qui est » naturalisé russe, a annoncé qu'il allait prendre la » haute direction de l'Exposition française. Cette » déclaration a scandalisé ces bons fonctionnaires » russes, qui n'en croyaient pas leurs oreilles. Ils ont » télégraphié immédiatement au ministre de l'inté- » rieur, qui, non moins stupéfait de voir un Juif » diriger une entreprise de cette importance, em-

» ploie les grands moyens pour faire cesser pareil » scandale.

« S'il est vrai que le comité français ait traité avec n le juif Griine\<ald qui est sujet russe, celui-ci, en » vertu des lois existantes qui régissent les Israélites » en Russie, devra être immédiatement expulsé de » Moscou, et CExposition française devra être fermée » sans délai.

» Boum! »

» Entendez-vous ce « boum» triomphal poussé par cette fripouille juive?

» Si l'on pouvait brouiller la France et la Russie, quelle aubaine pour l'Allemagne I Bouml

» Boum! vive la Triple Alliance!

» Boum ! vive Rothschild que Timpératrice d'Allemagne vient voir à Paris. Vive Rothschild qui refuse de prêter à la Russie les milliards qu'il a volés à la France, son alliée, et qui les réserve à l'Italie pour faire massacrer des Français! Boum!!!

» Et ils exultent, ces voyoutres allemands, ces traîtres qu'on devrait circoncire au groin, comme le compagnon de saint Antoine, pour permettre à tout Français de les reconnaître et de s'en méfier » (1).

(1) Les Archives Israélites da 7 mai 1891 avouent cyniquement ia chose :

« Une dépréciation brusque el considérable s'est produite avanthier mardi, à la Bourse de Paris, sur le marché des Emprunts Russes. On l'atlribuail à la résolution qu'aurait prise ou fait entrevoir la plus puissante maison de banque du monde, de se désintéresser prochainement de ces fonds, à la prospérité desquels son intervention avait si largement contribué; l'on rattachait cette détermination aux persécutions inouïes dont les Juifs sont depuis quelque temps victimes en Russie, persécutions qui contrastent» si douloureusement avec les sympathies et Talliance tacite qui existent entre le grand empire du Nord et la France.»

Le gouvernement russe a été obligé de compter avec les Rothschild.

Dans un vigoureux réquisitoire contre la politique du tzar, on trouve cependant les constatations suivantes : « Il existe une profession, celle d'intermédiaire, pour laquelle le Juif semble particulièrement bien doué. Dans tout le sud-ouest de la Russie et dans la Pologne, il est presque impossible de conclure une affaire sans l'intervention du facteur juif, comme on l'appelle. Qu'il s'agisse de louer une maison, d'acheter ou de vendre des grains, de faire le bail d'une ferme, d'engager un domestique, le facteur juif est toujours de V affaire et réussit à en tirer quelque profit. Il est souvent utile, mais c'est un personnage évidemment déplaisant, et qui contribue beaucoup à l'impopularité de la race » (1).

Une revue anglaise (2) dit fort judicieusement : « Dans les limites du territoire d'établissement, les paysans russes ne sont-ils pas entièrement aux mains des Juifs ? Est-il à désirer, dansTintérèt bien entendu de l'Empire, que la démoralisation des classes rurales s'étende ? A-t-onle moindre sujet d'espérer que les Juifs, libres d'établir leur domicile dans toute l'étendue de la Russie, prendraient goût à l'agriculture ! »

On sait que le Kabal (3) (le nom même de la communauté juive) a une grande puissance en Russie.

Malgré les lois, les édits, le Kabal a encore une grande influence :

(1) Blackwood's Edin burgh Magazine, octobre 1890.

(2) Coniemporary Ji^wieiv, mars 1891 The Tsar'and ihe Jens.

(3) Consultez à ce sujet l'ouvrage d'un Juif converti : Livre du Kabal. Matériaux pour étudier le judaïsme en Hussi^ et son influence sur les populations parmi lesquelles il existe, par J. Brafmau, traduit par T. P. Odessa, 1873. L'apparition de cet ouvrage a ému si vivement les Israélites qu'ils en ont fait disparaître le plus grand nombre d'exemplaires possible. Une deuxième édition a paru à Saint-Pétersbourg en 1875 et, dans son livre sur la Jiussie Juive (Saviue, 1887), M.Kaliste de Woloki lui a fait de nombreux emprunts.

BN RUSSIE 375

« Dernièrement, dans une ville de district, un Juif fut accusé d'avoir mis le feu à une maison. Comme il était trop pauvre pour se payer un avocat, le Kabal de cette ville décida d'en faire venir un de Kief et, pour subvenir aux frais, ii décréta que pendant toute une semaine les prix seraient élevés sur toutes les marchandises et denrées vendues aux chrétiens » (1).

Messieurs les Russes, n'agissez pas comme les Français ; ayez de la mémoire I Défendez-vous ; l'aveuir de votre grand empire dépend de votre énergie et de votre prudence.

(1) Revue Britannique, '}m\lei 1891.

Eq octobre 1891, nous trouvons cette note dans les journaux:

Le Standard raconte le fait suivant, qui se serait passé ces jours derniers à Alexandrovo (Pologne russe) :

« Vingt Juifs auraient attaqué un voyageur qui se trouvait seul ; ils l'auraient dépouillé de son argent, après une lutte d'une dizaine de minutes, et l'auraient jeté par la portière ; comme ils se trouvaient prèb d'une station, ou remarqua ces faits et on arrêta quatorze de ces Juifs. Les jours de la victime seraient en langer. »

APPExNDIGE

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