‹ Jules César tragedie ShakspeareChapitre 101 sur 113 · DARDANIUS · texte numérisé non relu

DARDANIUS

Gliiusl

GLITUS.

yu'eit-ce qu'il te propose?

DAKDANÎUS.

lie le tuer. ^ Regarde : il inédite.

ou TUS.

Son cœur,

Comme un vase trop pleiu, épanche sa douleur.

BRUTUS

Viens, bon Yolumnius, viens me prêter l'oreille.

VOLUMMIUS.

Parlez, seigneur.

BRUTUS

Un mot. A l'heure où tout sommeille, Deux fois, Tune à Sardis, la dernière en ces lieux,

ACÏii V, SCÈiNii V.

Le spectre de César s'est offert à mes veux.

Je sais donc à présent que mon iieure est sonnée.

YOLUMNIUS.

N'en croyez rien, seigneur.

BKUTUS.

Ma tâche est terminée Vois en etiet comment tout se passe ici-bas : Les vainqueurs nous ont mis, de combats en combats, Jusqu'aux bords de la lusse; or, ami, sans secousse n vaut mieux y tomber que si Ton vous y pousse. Mon bon Volumnius, ne te souviens-tu pas Quelle amitié d'école uuii nos premiers pas ? Eh bien, qu'en toute épreuve elle soit témoignée : Prends ce glaive, de grâce, et tiens-m'en la poignée. Pendant que sur le fer je me laisserai choir.

YOLUMÎÎIUS.

Âh 1 seigneur, d'un ami tel n'est pas le devoir.

(Le bruit du combat appioche.) CMT0S.

Fuyez, seigneur, fuyez... Cherchons un autre asile ; Celui-ci n'est pas sûr.

BRUTUS

C'est un soin inutile*'.

(a. YoluBmiiis.)

Adieu, chers compagnons, — Adieu, mon vieil ami ; — Et toi, mon bon Straton, qui restais endormi. — Mon âme» en vous quittant, sent cette joie en elle.

Qu'aucun attachement ne lui fut infidèle;

J'obtiendrai plus de gloire en ce jour désastreux

Qu'Octave et Mare-Antoine " en leur succès affreux.

Adieu donc à vous tous ; car je sens que ma bouche

A fini le récit de tout ce qui me touche ;

La nuit à ma paupière apporte le repos,

Seul bonheur qu'aient jamais couToité mes travaux.

(La brait dneombtl ndouUe. Oa «Bleml des voix qni erimt t t Fayaif lUyett t)

Fuyez, fuyez...

CLIXUS.

Seigneur, consentez à la fuite.

Pars, Clitus, je te suis. Straton, reste à ma suite. Tu fus toujours pour moi plein de soumission ; Ta vie a mérité quelque distinction.

Prends donc nion glaive, ami, puis détourne la face :

Je vais tomber dessus.

* (Sortent ClituS| Dardauius et Voiumnius.) STRATOV.

S'il faut que je le fasse, Donnez-moi votre main. — Adieu donc, mon seigneur.

BRUTUS

Adieu, mon bon Straton, fidèle serviteur. — Que ton ombre, ô César ! maintenant s'adoucisse, Ta mort me fut cent fois un plus grand sacrifice.

(Il se précipilc sur sou épée et meurt.)

(Une alarme. — T iie retraite. — Entrent Octave, Antoine et leur armée, Uessala et Lucius.)

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