DARDANIUS
Gliiusl
GLITUS.
yu'eit-ce qu'il te propose?
DAKDANÎUS.
lie le tuer. ^ Regarde : il inédite.
ou TUS.
Son cœur,
Comme un vase trop pleiu, épanche sa douleur.
BRUTUS
Viens, bon Yolumnius, viens me prêter l'oreille.
VOLUMMIUS.
Parlez, seigneur.
BRUTUS
Un mot. A l'heure où tout sommeille, Deux fois, Tune à Sardis, la dernière en ces lieux,
ACÏii V, SCÈiNii V.
Le spectre de César s'est offert à mes veux.
Je sais donc à présent que mon iieure est sonnée.
YOLUMNIUS.
N'en croyez rien, seigneur.
BKUTUS.
Ma tâche est terminée Vois en etiet comment tout se passe ici-bas : Les vainqueurs nous ont mis, de combats en combats, Jusqu'aux bords de la lusse; or, ami, sans secousse n vaut mieux y tomber que si Ton vous y pousse. Mon bon Volumnius, ne te souviens-tu pas Quelle amitié d'école uuii nos premiers pas ? Eh bien, qu'en toute épreuve elle soit témoignée : Prends ce glaive, de grâce, et tiens-m'en la poignée. Pendant que sur le fer je me laisserai choir.
YOLUMÎÎIUS.
Âh 1 seigneur, d'un ami tel n'est pas le devoir.
(Le bruit du combat appioche.) CMT0S.
Fuyez, seigneur, fuyez... Cherchons un autre asile ; Celui-ci n'est pas sûr.
BRUTUS
C'est un soin inutile*'.
(a. YoluBmiiis.)
Adieu, chers compagnons, — Adieu, mon vieil ami ; — Et toi, mon bon Straton, qui restais endormi. — Mon âme» en vous quittant, sent cette joie en elle.
Qu'aucun attachement ne lui fut infidèle;
J'obtiendrai plus de gloire en ce jour désastreux
Qu'Octave et Mare-Antoine " en leur succès affreux.
Adieu donc à vous tous ; car je sens que ma bouche
A fini le récit de tout ce qui me touche ;
La nuit à ma paupière apporte le repos,
Seul bonheur qu'aient jamais couToité mes travaux.
(La brait dneombtl ndouUe. Oa «Bleml des voix qni erimt t t Fayaif lUyett t)
Fuyez, fuyez...
CLIXUS.
Seigneur, consentez à la fuite.
Pars, Clitus, je te suis. Straton, reste à ma suite. Tu fus toujours pour moi plein de soumission ; Ta vie a mérité quelque distinction.
Prends donc nion glaive, ami, puis détourne la face :
Je vais tomber dessus.
* (Sortent ClituS| Dardauius et Voiumnius.) STRATOV.
S'il faut que je le fasse, Donnez-moi votre main. — Adieu donc, mon seigneur.
BRUTUS
Adieu, mon bon Straton, fidèle serviteur. — Que ton ombre, ô César ! maintenant s'adoucisse, Ta mort me fut cent fois un plus grand sacrifice.
(Il se précipilc sur sou épée et meurt.)
(Une alarme. — T iie retraite. — Entrent Octave, Antoine et leur armée, Uessala et Lucius.)