MARULLUS
£t pour quelle conquête^
César triomphe-t-il? qu'a-t-il donc fait, César?
Quels butins, quels captifs doivent orner son char?
0 brutes, cœurs de roc, cruels enfants de Rome, Tous oubliez Pompée'... Et lorsque ce grand homme
Traversait quelque rue ou passait quelque part, Vous grimpiez sur les toits, sur les murs du rempart; Vous restiez, pour le voir, une journée entière, Vos enfants dans les bras... Sitôt qu'en sa carrière, De loin, à vos regwis, le char apparaissait.
D'une (elle clameur Rome retentissait, Que le Tibre effrayé sentait frémir ses ondes Au bruit répercuté par ses grottes profondes. Maintenant vous portez vos habits les meilleurs, Ce jour est à vos yeux jour de féte, et de fleurs Vous jonchez le passage où la foule attroupée Attend le char qui vient dans le sang de Pompée.
9i JULES CÉSAR.
Rentrez chez vous, ingrats, et tombez à genoax. Pour désarmer le ciel prêt à fondre sur vous...
FLAVIUS
ÂUez» mes bons amis, et, pour mériter grâce,
Conduisez tous les gens qm sont de votre classe Au Tibre, et dans son sein pleurez si bien vos torts. Que de ses plus bas fonds il monte aux plus bauts bords.
( Les cito} CB& k'éloi|;iie]it. )
« * A MaruUus.
Voyez ; Un^t âme immonde à présent est émue : Ils s'en vont tout honteux. Allez par cette rue ^^Au Ga^itole./. e|wmoî, par ce chemin. Otons A la moindre statue et palmes et festons.
* HABVLLUS.
Mais cela sa peut-il; le jour des Lupercales?
FLAVIUS
N'importe I ne laissons de palmes irkQi^pkales*
Orner nulle statue en l'honneur de (iésar...
Des quartiers où ce soin appelle mon regard.
Je m'en vais, de ce pas, chasser la populace. Faites partout de même oii la foule s'amasse. Des ailes de César celte réduction Modérera Tessor de son ambition, Ne laissera voler l'aiglon qu'à hauteur d'homme. Et d'un effroi aervile elle affranchira fk>me...
(lU sortent.)