‹ Jules César tragedie ShakspeareChapitre 31 sur 113 · CA8CA · texte numérisé non relu

CA8CA

Non, j'ai promis.

CASSIUS

Et demain, voulez-vous taire un dîner d'amis?

CASCA

Oui, si je suis vivant, si votre avis ne change,

Ët si votre dîner mérite qu on le mange.

CASSIIÎS.

Bon. Je vous attendrai.

CASCA

Soit dit: adieu tous deux.

(U tort.)

Dieux t qu'il est devenu lourd en devenant vieux I C était un esprit vif et d'une tbugue extrême Quand il était jeune homme...

JULfiS C^iSAR

CÂSSIUS.

il est encor le mêine Dès qu'il faut accomplir quelque grande action : Oii peut compter sur lui pour rexccutiou.

Son esprit brille encore en sa lourde ibrmule : Par rassaisonnement de Tidée^ il stimule L'esprit de l'auditeur...

BRUTUS

Cela peut être bien.

Mais j'abrège aujourd'hui, Gassîus, Tentretien. Demain, si vous voulez que nous causions ensemble, Je me rendrai chez vous, ou bien, si mieux vous semble.

Venez chez moi. Pour vous, demain, j'y resterai Tout le jour...

CASSIUS

Volontiers, Brutus, je m'y rendrai.

Allons. — Eu attendant, souvenez-vous du monde.

(Brutus sort.)

Brutus, ton cœur est bon; pourtant quand on le sonde. On trouve que l'or pur dont il est composé

Peut être travaillé dans un sens opposé

A son propre élément. — L'homme est si malléable

Qu un grand cœur doit toujours fré(iuen ter son semblable.

César ne m'aime pas... mais il aime Brutus...

Oh I si j'étais Brutus, et qu'il fût Gasstus,

11 n'aurait pas besoin de stimuler mon être.

Je prétends, cette nuit, jeter sur sa fenêtre

Des billets rédigés par différentes mains.

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