ACTE m, SCÈNE
J'ai préféré pour ik>me être libre : ai-je eu tort? n fiit grand, je rhonore; il m'aimait, je le pleure ; Mais il voulait régner, BiuLus a dit: Qu'il meure» Et Brutus Ta tué. Quel homme est assez vil Pour vouloir être esclave? entre vous en est-il? S'il en est un, qu'il parle^ I A sa bassesse insigne J'ai fait injure. — Est-il quelqu'un qui soit indigne D'être Romain? qu'il parle I — Est-il ici quelqu'un Qui n'aime son pays? J'attends réponse? —
PLUSIEURS CITOYENS parlant à la foia.*
Aucun.
Aucun, BruLus...
BRUTUS
Aucun ? ma cause estentendue.
Mais que la tyrannie éclate à votre vue :
Aux murs du Gapitole allez la lire, allez;
Que les faits de César vous soient tous dévoilés :
Ils y sont tous inscrits. Le burin de l'histoire
A dû graver sa honte aussi bien que sa gloire.
A côté de ses torts on lira ses vertus»
Et, connaissant César, on jugera Brutus. —
(Eatrent Aatoine et plnsieun antrea, conduisant le coip» de César.
Mais le convoi s'avance : Antoine le dirige.
La pompe est son affaire. — On a tranché la tige,
i. Voltaire , dans sa tragédie de Brutus, a httéralement copié ce beau morceau du tribun :
Quel est ce vil Romain qui veut avoir un roi ? S'il en est un, qu'il parle et qu'il t'adresEe à moi.
Lui fient cueillir les froits: aatriooiplieiûmas&
Il obtiendra sa part, sans ayoîr mis la main.
Sa part? £si-ii quelqu'un qui n aura pas la sienne?
Pour nous, il nous suffit que Rome aussi TcAfiemie/
Que si ce n'est assez d'un semblable tribut.
Si mon propre tr^as impwte à son salut»
Du sang d'un tel ami ma main encor trempée...
(Tiraat on poignard de son sein*)
Y pourvoira: Romains, j'ai ponrmoi cette ^pée.
I£S CITOYENS
Vive, Yîve Brutus !
PREMIER CITOYEN
Uu'on s^atteUe à son diar!...
nBOXinB CITOTBH.
Qu'il ait sou buste en or I....
TaOISlim GITOTBN.
Qu'on le fasse César î
QUATRIEME CITOYEli.
Le meilleur des Césars, c'est Brutus ^ : qu'on le nomme.
vamiiBa citotkn.
Que sa gloire et nos vœux retentissent dans Rome !
BavTos.
0 mes concitoyens. ,„ '
BSCONB CITOYEN.
A bas le bruit, à bas I
Brutus parle.