‹ Jules César tragedie ShakspeareChapitre 93 sur 113 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Toujours près de Philippes. — Une autre partie du champ de bataille.— Le bruit du combat continue.

Entrent CASSll S et TITIMLS- CASSIUS.

Tu vois, Titinius ; nos soldats sont en tuite. Et je suis Fennemi de nos propres soutiens.

228 JULES C£âAR.

Quand j*ai vu fuir aussi 1 étendard que je tiens, i ai dû punir l'auteur de cette ignominie, Et j*ai pris à la fois son enseigne... et sa vie.

ïlïIMIUS.

Ah ! Briitus a donné le mot d'ordre trop tôt, Puis avec trop d ardeur il s'est lancé, sitôt Qu'il a cru sur Octave avoir quelque avantage ; Pendant que ses soldais se livraient au pillage, Antoine est accouru qui les a cernés tous.

(Botre Pindarai.)

fINOARUS.

Fuyez plus loin, seigneur, fuyez : dépèciiez-vous. Marc- Antoine déjà dans vos tentes pénètre :

Ne restez pas ici, fuyez, mon noble maître.

CASSIUS

Je n'irai pas plus loin. Alil de cette hauteur Vois donc, Titinius, cette horrible lueur t.. .

Ont- ils incendié nos tentes?

TITINIUS

Ëlles-mémes,

Seigneur.

CASSIUS

Ti lin lus, de grâce, si tu m'aimes, Prends mon cheval : aux flancs plonge lui l'éperon Qu'il t'eniporte à la liâle auprès de Tescadron Que j'aperçois là-bas. Fais en sorte d'apprendre S*il cit ou non pour nous. Va, cours...

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