SCÈNE PREMIÈRE
JLLIE seule , puis TURGY.
Julie est assise i droite, pr^a d’une ^ande table sur laquelle sont jetfa pV‘le*m^le des feuillages et des fleurs; elle coupe les tiges et les branches, qu'elle dépose ensuite dans un rase. Elle est préoccupée, Pt s’ibterrompt souvent pour prêter l’oreille. — Tout A coup elle *o lève, s’approche de le fenêtre du fond, A droite, et regarde au dehors.' — Elle tressaille au bruit de la porte qui s’ouvae. se retourne, et aperçoit Turgy.
Ail! c’est vous? Bonjour, voisin...
Elle lui donne le main et revient A ses fleurs. ..TÜRCV.
Gomment allez-vous?
JULIE
JULIE
Très-bù?n... Un peu d’orage copondanl aujourd'hui, il me semble?
TURGV, allant s'asieolr à faocbé. •
Oui, c’esl tout noir par là-bas, derrière les bois... Et tout TOtrc monde est parti ce matin?
• JULIE
Tout mon monde est parti ce matin... Bon voyage, n’est-ce pas?
TtIBCÏ.
Il est cerlain que je vous aime autant en fcmille, pour moi... Est-ce que vous attendez encore quelqu’un ces jours-ci?
JULIE
O mon Dieu! tout Paris, et quciqucsètrangers, simplement... Vous savez, que le seigneur châtelain n’est pas très-friand du Ifte-â-lète...
Tunev.
II va bien, Maurice?
JULIE
A merveille... 11 compte aller à Paris aujourd’hui.
T U R G T, se lerant 6 demi.
Tiens!... mais, alors, je m’en retourne, moi...
JULIE
Pourquoi ça?