‹ Julie drame en trois actes, en proseChapitre 55 sur 55 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

DE CAMBHE.

Ah! vous qui parlez tant de vos soulTrances, si vous voulez les épargnera votre fille, conscillez-lui d’étre honnête femme..'. Il y a des souffrances que les honnêtes femmes ne connaissent pas !

JVLIEf t’oxalUDi de plus eo plus.

AhI grand Dieu! mais moi je vous dis que plus elle .«era honnête femme, la malheureuse, et plus elle souffrirai... AhI lesaulresne souffrent pas, allez, soyez tranquille I... Mais elle, ma fille, quel serait son sort? Je vais vous le direl... car je le connaisl... Aimée comme une maltresse d’un jour, puis étrangère pour jamais au cœur, à l’affection de son mari, à toutes les saintesjoies qu'elle avait rêvées... bientôt trahie et outragée sous ses yeux... elle ira longtemps bravement à travers les fêtes du monde, le sourire aux lèvres, des larmes plein le cœur... fidèle et pure malgré tout... espérant toujours, d’ailleurs... étourdissant comme elle pourra sa pensée... jusqu’à ce jour terrible, inévitable... où n’espérant plus rien... elle tombera épuisée, appelant à son aide l'époux... qui sera chez ses maltresses... les enfants qui seront exilés... appelant Dieu qui ne répondra pasl... et alors... alors... dans un moment do folie, do surprise... la honte, pour achever toutl... et cnBn... enGn, grand Dieu!... quoique heure effroyable comme celle-ci... où écrasée sous le remords... elle n’aura plus, pour s’en délivrer, d’autre ressource que de venir à son mari... et de lui crier : Tuez-moi, je vous ai trompé!

DE CAtlBSE.

Vous mentez !.. vous n’oseriez... vous auriez trop peur pour votre complice!

JULIE

JVLI R.

Aht... il esl morl!

DE CAVBIkB.

Cr0V6Z>>V0US? (Il lal met sous les jrrux la lettre de Turry.~ Julia poosca un cri. — Au méma ioitaot la porte du fond l'ouvre et on annonce : M. dO

Turgy.

JULIBy au comble de la détreaie, •'liiUiaot la main de ion mari.

Ah! je vous supplie... je vou.s supplie... au nom du bon Dieu... do noire Gllc... Alil

Elle floufTe, met le* mains sur son coeur et tombe sur le canapé, puis sa tête s'alkisse sur la table.

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