ACTE PREMIER
DE CAMBRE
Vous savez que je ne suis pas Irès-expansif de mon naturel... mais au fond vous n'y perdez rien, et je vous aime bien, soyez sûre... Je t'aime bien.
.10 LIE, avec effusion, s'inclinant comme pour lui baiser les muius.
Oli! merci.
DE CAMBRE
Voyons... voyons, tu es folle!... Ah f;à! il faut que je me mette en route, moi... (Regardant sa montre.) Deux heures et
demie... juste le temps... (U va prendre sa provision de journaux, et
ajoute après une pause.) AU! à propos, ma clière enfant, je voulais vous dire... Vous connaissez madame de Cressey?
J ULIE, pâlissant soudain.
De nom.
DE CAMBRE
Elle vient demeurer dans nos environs. C'est une jeune femme dans une situation pénible, séparée de son mari, qui est une espèce de fou... On la dit, quant à elle, parfaitement bien... elle nous est très- recommandée par nos amis Lautières, Trédion et d'autres encore... Si elle se présentait ici, par hasard, en voisine, vous seriez assez bonne pour la recevoir, n'est-ce pas ?
Bien, mon ami.
JLLIE.
DE CAMBRE
Sur quoi je vous laisse. Probablemcn' à demain. Bonsoir!
Bonsoir!
JULIE, seule .
Il sort.
(Apiès un silence désespéré, elle s'écrie avec un élan de douleur ) Je
suis perdue!