‹ JulieChapitre 49 sur 53 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

DE CAMBRE

Oui ; mais je serais bien aise de vous dire quelques mots.,, si vous êtes assez bonne pour prendre voire ouvrage.

Bien volontiers.

EUe le rrgarde avec un vague sentiment d'effroi, prend un ouvrage de broderie et se met à travaiUer.

DE CAMBRE, après une pause, parlant lentement et les yeux fixés sur le visage de Julie.

Voici une letlre douloureuse que je viens de recevoir.

JULIE, levant les yeux.

Une lettre?

DK CAMBRE.

D'Egypte... du consulat de France, au Caire.

JULIE, pâlissant.

Ah!

DE CAMBRE

Il s'agit malheureusement d'un ami. Vous pressentez ce que j'ai à vous annoncer... (juUe le regarde.) Turgy!

JULIE, se souleTont brusquement, IVeil attaché sur le regard de son mnri.

Mort?

De Cambre répond d'un signe de tête.

8i JULIE.

JULIE retombe assise, en murmurant :

3Ion DlOU ! (Julie poursuit machinalement son travail, puis elle reprend

sans lever les yeux.) Comment s'est-il tué?

DE CAMBRE

Mais il ne s'est pas tué !

Ah! je croyais que vous m'aviez dit...

DE CAMBRE

Ce sont les fatigues, les fièvres, qui l'ont tué.

JULIE, après un moment de silence.

Sa mère va être bien malheureuse.

DE CAMBRE

Elle ne le sera pas seule.

Non... sans doute.

DE CAMBRE

Sans parler de nous... je ne sais véritablement comment apprendre cette nouvelle à Cécile.

A Cécile ?

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