‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 151 sur 296 · Julien, Ep. 49; Hertlein, p · texte numérisé non relu

Julien, Ep. 49; Hertlein, p

du grand prêtre de la province aillent plus loin, et qu'il ait un certain droit de coercition sur les simples citoyens. C'est encore Julien qui récrit à Théodore : « Quiconque est injuste envers les hommes manque aux lois envers les dieux : celui donc qui se montre insolent envers tous, doit être repris avec liberté ou châtié avec rigueur 1 . » Il ne faut pas oublier que Haximin avait déjà donné aux prêtres des pouvoirs de police, et le droit de requérir les soldats contre les ennemis des dieux 2 .

Au-dessous du grand prêtre de la province est celui de chaque ville. Il est probable que le haut personnage municipal chargé du culte des empereurs 3 fut investi, dans la nouvelle constitution du clergé, de l'hégémonie immédiate sur les prêtres des divers temples locaux. C'est au moins ce qui semble résulter d'une lettre de Julien. Dans une cité dont on ne nous dit pas le nom un prêtre s'était oublié jusqu'à frapper un de ses collègues. Le pontife ou, littéralement, « Farchiprêtre de la ville 4 » en fit rapport à Julien. Celui-ci prononça contre le coupable la peine de la suspense durant trois périodes lunaires ; si, après ce délai , un nouveau rapport de son chef le déclare digne de reprendre ses fonctions , Julien « consultera les dieux pour savoir s'il y doit être réintégré. » Il semble que l'archiprêtre municipal ait omis ici un degré de juridiction, puisque le grand prêtre provincial avait reçu le droit de des-

Page 1