‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 275 sur 296 · Mensis Junii dievigesima octava. vActa · texte numérisé non relu

Mensis Junii dievigesima octava. vActa

présider à leurs tortures. Rien ne rend invraisemblable en soi l'assertion des Actes : si on l'admet, il faudra considérer la date du 22 mars soit comme celle de l'arrestation de Basile et du commencement de son procès, soit comme celle de quelque translation de reliques 1 . Sur un point, le récit des Actes concorde avec celui de Sozomène. Ils disent que le supplice du saint fut ordonné par un magistrat, après que le prince eut quitté Ancyre. L'historien rapporte, de même, que le martyre de Basile eut lieu « en dehors de tout jugement de l'empereur 2 . » Cela même est très vraisemblable. Le départ de Julien avant la fin du procès semble un trait pris sur nature. Julien (on aura plus d'une fois occasion de le montrer) évitait avec un grand soin de faire des martyrs. Il laissait facilement prononcer contre les chrétiens des sentences de mort, et avait des excuses prêtes pour les magistrats qui auraient en ceci excédé leurs pouvoirs : mais, personnellement, il s'abstenait. Quelle que soit, d'ailleurs, la date du procès, et que Julien ait été ou non à Ancyre au moment où il fut instruit, une chose, dans tous les cas, reste certaine : le martyre lui-même, sans autre motif que les efforts de Basile pour détourner du culte idolâtrique les chrétiens d'Ancyre. On ne lui reprocha pas, comme aux jeunes gens de Pessinonte, d'avoir commis une violence matérielle, mais seulement d'avoir usé de son influence morale pour empêcher les apostasies. C'est pendant son séjour à Ancyre que Julien commença, par une loi du 17 juin 3 , — connue le 29 juillet

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