Hostes quœrere se meliores aiebat. 9 Ibid., XXII
6. Voir Mommsen, Rëmische Geschichte, t. V, p. 332, note, et les Esclaves chrétiens, 3* éd., p. 445.
ajoutait-il, suffisent pour cette sorte d'ennemis ! . » Ce premier symptôme d'une politique inquiétante nous frappe, parce que nous connaissons la suite des événements. Hais il échappait encore aux contemporains. Les nations étrangères, chez lesquelles sa renommée s'était promptement répandue, ne voyaient en Julien que le victorieux digne, par son génie militaire et ses vertus privées, des plus grandes faveurs de la Fortune. Toutes celles qui avaient des rapports, même lointains, avec l'Empire romain pensèrent à lui demander la paix 2 . Soit en Thrace, soit à Constantinople, il reçut les envoyés de ces Goths qu'il avait dédaigné de combattre : il les menaça de la guerre, afin d'obtenir un traité plus avantageux 3 . Ammien cite, parmi les députations qui se mirent en route pour aller le saluer, les ambassadeurs du roi d'Arménie, les envoyés des satrapes de la Corduène et de l'Adiabène 4 , des rajahs de l'Inde et de Ceylan 5 , des princes de la Mauritanie, des montagnards du Caucase 6 , des rois du Bosphore 7 . On croira difficilement que Julien soit demeuré insensible à de tels hommages. Cependant
1. « Illis enira sufficere mercatores Gala las, per quos ubique sine conditionis discrimine venumdantur. » Ammien Marcel lin, XXII, 7.
2. Zonare (III) prétend que quelques-unes de ces ambassades avaient eu d'abord Constance pour destinataire.