‹ Julien l'Apostat (volume 4)Chapitre 128 sur 298 · Eunape, Vitx sophist. : Maximus, p · texte numérisé non relu

Eunape, Vitx sophist. : Maximus, p

LE RÉTABLISSEMENT DU CULTE. l55

tant païens que chrétiens, la rapidité avec laquelle, en Grèce et en Asie, les temples se rouvrirent dans la plupart des villes. « Partout, écrit Libanius, partout des autels, et du feu, et du sang^ partout Todeur et la fumée des sacrifices : sur le sommet des montagnes retentissent les trompettes sacrées : les bœufs servent à la fois au culte des dieux et à la nourriture des hommes ^ » « Les anciennes fêtes sont célébrées, ajoute Hamertin, et Ton en crée de nouvelles en Thonneur du prince ^. » « Tous les anciens rites, dit Sozomène, furent remis en vigueur et chaque ville reprit ses solennités locales ^. »

Cependant le décret de Julien n'eût pas été complètement obéi, sinon dans sa lettre, au moins dans son esprit, si Ton s*était contenté de rouvrir les temples et de recommencer le culte païeo là où il avait été suspendu . Pour donner pleine satisfaction à Topinion de ses coreli* gionnaires et à ses propres désirs, Julien devait faire quelque chose de plus. S'il y avait un point de TEmpire où les dieux n'eussent pas eu d'autels et de sanctuaires, où jamais Tencens n'eût fumé en leur honneur, il était urgent de combler une aussi surprenante lacune. A vrai dire, la seule ville où celle-ci se rencontrât était précisément la seconde capitale du monde romain. On sait que, fondée par le premier empereur chrétien, agrandie et embellie par un second empereur plus ennemi encore de l'idolâtrie, Constantinople ne contenait dans sa vaste enceinte aucun édifice consacré aux dieux. Les statues de ceux-ci qui s'y rencontraient en assez grand nombre,

r 1. Libaoiog, Epitaphios Juliani ; Reiske, 1 1, p. 564.

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