Saint Grégoire de Nazianze, Oratio V
religion. Ammien Harcellin fait ea termes plus brefs, mais à peine moins méprisants, que Grégoire et Chrysostome, allusion aux « femmelettes, » mulierculœ^ dont Julien se faisait assister dans les cérémonies du culte ^ .
Une autre sorte de personnel religieux se reconstitua promptement à la suite de l'édit de Constantinople. Avec les prêtres et leurs acolytes des deux sexes rentrèrent en foule les devins, — non les desservants des temples à oracles, dont nous avons déjà parlé, et qui formaient une caste à part, mais les autres interprètes de l'avenir.
Plus encore, peut-être, que l'idolâtrie proprement dite, les empereurs chrétiens avaient proscrit Tart divinatoire. Constantin avait dirigé contre lui plusieurs lois qui en atteignaient surtout l'exercice privé, jugé plus dangereux que Texercice public ^. Constance, tout en s'abstenant comme son père de toucher au collège des augures et à Tharuspicine officielle, avait interdit en termes généraux, sous les peines les plus sévères, les pratiques qui avaient pour objet la recherche de l'avenir^. De nombreux et terribles procès de sorcellerie avaient eu lieu sous son règne ^. Il semble que les devins, en particulier, aient été, tant qu'il vécut, frappés de terreur. Si les néoplatoniciens dégénérés se livraient encore à leurs expériences théurgiques, au moins s'abstenaient-ils prudemment de sortir du champ limité des évocations et des prestiges. Le rétablissement du culte
1. • VeheDS licenter pro sacerdotibus sacra, stipatnsque muliercalis lœtabatar. » Ammien MarcelUn, XXII, 14.