Julien, £p, 38; Hertiein, p. 535. Voir plus haut, p
5. Julien, Ep. 15; Hertiein, p. 494. Schwarz admet l'authenticité de
autre Éphésien, qu'il avait aussi rencontré en Asie, le néoplatonicien Chrysanthe, beau-père de Thistorien Eunape. Julien poussa la prévenance jusqu'à envoyer à Éphèse une escorte de soldats, chargée d'amener à la cour les deux philosophes. Hais ceux-ci ne faisaient rien sans consulter les dieux. Les présages interrogés leur parurent funestes. Chrysanthe résolut de demeurer. Poussé par l'ambition, ou par le désir de revoir son ancien élève, Maxime passa outre. « Il ne faut pas, dit-il, s'en tenir à la première réponse des dieux : il faut les forcer, jusqu'à ce qu'on obtienne d'eux ce qu'on demande. » C'est la définition de la magie néoplatonicienne, la « théurgie, » littéralement <( Fart de contraindre la divinité. » Maxime s'y prit si bien qu'il obtint enfin des indications favorables. Laissant à Éphèse le prudent Chrysanthe, il partit pour Constantinople^.
Julien l'y reçut avec un empressement que Libanius trouve admirable, mais qu'Ammien Marcellin juge un peu ridicule. Le prince assistait à une séance du sénat, quand fut annoncée l'arrivée du philosophe. Interrompant les affaires en cours, et « bondissant de sa place, contrairement aux convenances ^, » il « courut à toutes jambes, franchit le vestibule de la curie, s'élança au dehors^, » et alla très loin au-devant de Maxime, a II se jeta dans ses bras, le couvrit de baisers, comme ont cou-
cette lettre, qu'il place avec vraisemblance à la fin de décembre 361 ou au «ommencemeDl de janvier 362 {De vita et scriptis, p. 38). F. Curoont la rejette pour des raisons de style, qui la lui font croire de la même main •que les lettres apocryphes à Jambliqne et à Sopater [Sur latUhenticUé de quelques lettres de Julien, p. 17).