Libanius, Ep. G
suivit dans ses voyages. On a vu la grande situation qui fut faite à Toccultiste Maxime. Nous avons dit la charge conférée à Fami de celui-ci, Théodore : néoplatonicien fervent, il entra si avant dans la faveur de Julien, que l'empereur le comparait aux deux célèbres martyrs de la philosophie, Socrate et Musonius, et entretenait avec lui un commerce régulier de lettres, où chacun donnait à Fautre des conseils K Sous ce règne, tout rhéteur, tout philosophe, tout beau parleur parut avoir les qualités nécessaires pour administrer. « Il a donné comme gou vemeurs aux cités des hommes éloquents, » dit Libanius ^, croyant faire Téloge de Julien, et s*imaginant qu'on gouverne ou qu'on administre avec des phrases.. Libanius lui-même fut appelé à des fonctions publiques , au moins à titre honoraire; Julien lui écrit une lettre avec cette suscription : « A Libanius, sophiste et questeur 3. »
La conformité des sympathies religieuses ne fut pas étrangère à une nomination, qui rentrait mieux dans les traditions anciennes. En arrivant à Constantinople, après
1. Jalien, Ep, 3*; daasilevûfa di filologia, 1889, p. 301. — Schwarz {Devita et scriptis, p. 30-33) doute de l'authenticité des lettres 1*, 2*. 3* noaTellement décoavertes; cependant il les croit plutôt interpolées qu'in- Tentées. Sa critique, du reste, est ici bien pointilleuse ; ainsi, l'une des raisons qui lui rendent suspecte la lettre 3* est i'eiagération des éloges donnés à la science philosophique de Théodore. Ces louanges excessives sont bien dans le caractère de Julien. — MM. Bidez et Cumont, Recherches sur la tradition manuscrite des lettres de l'empereur Julien, p. 125,. note, admettent l'authenticité des trois lettres.