‹ Julien l'Apostat (volume 4)Chapitre 149 sur 298 · Lactance, De mort, pers · texte numérisé non relu

Lactance, De mort, pers

Lk RÉFORME DU CULTE. 179

croire que Julien lui emprunta beaucoup; mais, comme on le verra, il essaya d'y ajouter quelque chose, dont ni Maximin ni les hommes de son entourage n'avaient eu lïdée.

Au sommet du grand corps religieux qu'il essaie d'organiser, Julien met l'empereur, investi déjà par la constitution romaine du titre de souverain pontife, jt7on/{/!?2: maximus. Hais au lieu que, pour la plupart des princes qui se succédèrent depuis Auguste, ce titre impliquait surtout des attributions politiques, donnant un droit de surveillance sur tout ce qui touchait au paganisme officiel, — attributions que des empereurs peu bienveillants pour l'idol&trie, comme Constantin et Constance, pouvaient, dans un certain sens, tourner contre elle, — dans la pensée de Julien il confère de véritables fonctions sacerdotales, qui font du chef de l'État une sorte de prêtre-roi, de l'État romain lui-même une thée cratie. Le pontifex maximus devient la tète pensante et agissante de l'Église païenne. A lui appartient la désignation de ses principaux dignitaires, le pouvoir de les destituer et de les punir, le droit de fixer la théologie et d'enseigner la religion, la solution de toutes les questions relatives au culte des dieux. On a les lettres par lesquelles Julien institue un grand prêtre d'Asie ^ , donne des instructions au grand prêtre de Galatie ^, nomme une prêtresse à Pessinonte ^, suspend un prêtre pendant trois mois *. Ce sont de véritables « let-

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