Ibid., p
3. 'EnixTTiTov Tiva tà>v FaXXiôSv éii{<Txo7cov. Julien, Ép. au sénat et au peuple d' Athènes ; Uerilein, p. 368. Petau a la : 'EnCxTnrtfv xiva Ktvtou|ixeXXwv èirîoxoicov. Celte correction est approuTée par Tillemont, Histoire des Empereurs, t. IV, p. 454. Sur l'éréque arien Épictète, Toir saint Athanase, Ad solit.
ment muet sur tout le reste ^.11 ne promettait même pas la vie sauye aux amis de Julien, qui s'étaient plus ou moins compromis pour sa cause, et ce silence paraissait au prince et à son entourage être gros de menaces^. C'était, encore une fois, négocier dans le vide. Les pourparlers repris de la sorte n'eurent aucun résultat.
L'été et l'automne de 360 ne furent pas seulement, pour Julien, remplis par une infructueuse correspondance et de vaines ambassades : au milieu de ces occupations, il trouva le temps de remporter sur les Barbares une nouvelle victoire 3. Vers le mois de juillet, une tribu franque, établie entre l'Ëms et la lippe, les Attuaires, avait fait des incursions en territoire gaulois. Julien saisit avec joie cette occasion de recommencer la guerre. Ce n'est peut-être pas qu'il sentit, à ce moment, le désir de chercher pour lui-même de nouveaux sujets de gloire; mais il était heureux d'avoir un prétexte pour arracher à l'oisiveté les troupes encore réunies, et pour faire cesser un séjour prolongé sur les bords de la Seine qui pouvait n'être pas sans inconvénients. L'inaction ne valait rien pour des hommes accoutumés à une existence active pendant l'été, et au séjour des villes pendant l'hiver seulement. Quand des soldats ont
6puXt7 8i' 6Xa>v aOroO tûv èicioroXôîv, <!>; oOx à^aipfviaopicvoc toi 2[^v, Oncp 8i tiic Ti',i5}c oOSèv |iUT)|&ovevet. Ép, au sénat et au peuple d'Athènes; Hertleiii, p. 368.
2. C*est ce qu'indiquent ces roots de Julien : t^ Tt(i9S; 8è oO toO xocXov xal icpiirovTOC iiovov, &XXà xal ti^c tÛv çiXcov Evcxs acotriptac &vTéxo(iat. Ibid,
3. Je pense qn*Épic(ète ne fut reçu par Julien qu'après l'expédition contre les Attuaires, c'est-à-dire dans les derniers mois de 360. Hais je ne vois pas de motifs suffisants pour reculer cette mission, comme le fait Koch [Kaiser Julian der AbtrUnnige, p. 467), jusqu'en 361 : le moment des n^ociations était alors passé*
pris conscience de leur force pour faire ou défaire des empereurs, et se sont une fois érigés en pouvoir révolutionnaire, il est dangereux de les laisser trop longtemps sans un emploi plus régulier de leur intelligence et de leur courage. La guerre devient alors le dérivatif nécessaire, rend Tautorité au chef et rétablit la discipline. Julien n^eut pas de mal à rassembler ses soldats puisqu'il les avait à Paris sous sa main : et il les entraîna sans peine par Tappàt d'une facile victoire. Traversant rapidement tout Test de la Gaule, il franchit, au mois d'août, le Rhin près de Kellen^, et entra à rimproviste sur le territoire des Âttuaires. Ceux-ci, que les difficultés des chemins, l'épaisseur des forêts, avaient jusqu'à ce jour défendus de l'invasion, et qui n^avaient jamais vu leurs villages occupés par des troupes romaines, ne se gardaient pas : ils furent défaits presque sans coup férir. On tua beaucoup de monde : on fit de nombreux captifs : enfin Julien acr* corda la paix. Il descendit ensuite le long du Rhin, rétablissant la domination romaine là où elle avait été ébranlée^, inspectant et réparant « les postes de la frontière^, » c'est-à-dire la ligne de châteaux élevés de place en place, en face de la Germanie, et reliés les uns aux autres soit par le cours du Hein ou du Neckar, soit par une muraille continue*. Arrivé àBàle^ après