‹ Julien l'Apostat (volume 4)Chapitre 172 sur 298 · Voir t. I, p. 131-133, et Saint Basile, p · texte numérisé non relu

Voir t. I, p. 131-133, et Saint Basile, p

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de la charité ne deviendra possible que le jour où les païens se seront accoutumés à faire des sacrifices personnels pour le soulagement des malheureux. Il prie le grand prêtre de Galatie d*enseigner & ceux de sa province ce devoir nouveau pour eux. « Apprends aux sectateurs de rhellénisme à fournir leur part de ces contrîbutionSy et aux bourgades helléniques à offrir ces prémices aux dieux; accoutume les Hellènes à ces actes de bienfaisance. » Il espère que l'exemple et le désir de l'empereur les entraîneront. « Fais-leur savoir que depuis longtemps cette œuvre m'occupe. » Et, citant Y Odyssée comme un Père de l'Église eût cité la Bible, il ajoute : « Homère fait dire à Eumée : « Étranger, il n'est pas juste de laisser sans accueil un hôte, fût-il moins bon que toi ; car de Jupiter viennent tous les hôtes et tous les pauvres. Tout don, même petit, lui est agréable ^ » Nous ne devons pas laisser à d'autres le zèle du bien, mais, rougissant de notre indifférence, il nous faut marcher les premiers dans la voie de la piété ^. » Puis, s' adressant encore une fois au grand prêtre : « Si j'apprends que tu as agi ainsi, dit-il, je serai rempli de joie ^. »

Ce qui frappait surtout Julien dans l'hospitalité chrétienne, c^était la manière dont elle était organisée. L'Église primitive ne fut pas seulement une admirable maltresse de charité : elle eut au plus haut degré l'esprit d'organisation. Les cœurs chrétiens se livraient d'autant plus librement aux impulsions de l'amour et de la pitié^ qu'ils étaient défendus contre toute imprudence par des

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