‹ Julien l'Apostat (volume 4)Chapitre 178 sur 298 · Fragment d'une lettre; Herllein, p · texte numérisé non relu

Fragment d'une lettre; Herllein, p

4. Saint Matthieu, v. 43-49. Cf. saint Paul, f.om,, xii, 20. Cet amour du chrétien pour ses ennemis fait précisément une des diflférences entre lui et le païen : « SisalulaveriUs fratres yestros tantum, nonne et ethnici hoc faciunt? n

5. 4>a(T)v V âv si %a\ ?rapd5oÇov elicstv. Fragm, d'une lettre; Herllein» p. 374.

LA RëFOUMë du culte. 211

prisonniers ^ , autre pratique jusque-là exclusivement chrétienne, il s'exprime avec une sorte d'hésitation : « Je pense, dit-il, que ce serait bon 2, » c'est que, il le sent bien, la charité ne s'improvise pas. Il est plus facile de bâtir un temple qu'un hôpital, et de former un sacrificateur qu'un infirmier. Les documents disent ce que Julien a voulu, ce qu'il a demandé avec instance, avec ardeur, à ses coreligionnaires : ils ne montrent pas les résultats obtenus, et très probablement il n'y en eut pas. Pendant son court règne, Julien a pu relever le décor du culte païen : il a pu même réorganiser et, dans une certaine mesure, renouveler les cadres de ce culte; mais lui infuser un esprit nouveau, emprunté à l'esprit même du christianisme, dépassait le pouvoir du réformateur. Vingt ans après la mort de Julien, saint Ambroise, répondant à Symmaque, le défiait de dire « combien les temples avaient racheté les captifs, combien d'aliments ils avaient distribué aux indigents, combien de secours ils avaient fait passer aux infirmes ^. »

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