‹ Julien l'Apostat (volume 4)Chapitre 213 sur 298 · àri\jLiOM^ytâ>é, Ibid · texte numérisé non relu

àri\jLiOM^ytâ>é, Ibid

1. Tfj; TE).evTaia; tûv Oeîîv, ei; {jv al ffàvTuv oO^tat tûv 6sûv àTrOTeXevTwo-iv. Ibid.;l\eri\eiD, p. 221.

un principe d'exubérante fécondité, descend du sein même des astres jusqu'à ]a terre ^, » avec la mission « d'ordonner, de diriger, et de conduire à un état meilleur ce qui parait sans vie, infécond, abject, le rebut, la lie, et comme le résidu des êtres ^, » c'est-à-dire la matière.

En regard de ce « démiurge » inférieur, qu'est-ce que la Mère des dieux? C'est « la source d'où naissent les divinités intelligentes et organisatrices qui gouvernent les dieux visibles; la déesse qui enfante et qui s'unit au grand Jupiter; la grande déesse existant par elle-même après et avant le grand organisateur; la maîtresse de toute vie, la cause de toute génération; celle qui mène vite à la perfection tout ce qu'elle fait ; qui engendre et organise les êtres avec le père de tous; cette vierge sans mère qui s'assied à c6té de Jupiter, comme étant réellement la mère de tous les dieux. Cai' ayant reçu en elle la cause des dieux supérieurs au monde, elle devient la source des dieux intelligents^.» Julien lui donne l'épithète de Pronoé, Providence, que dans le précédent discoui's il a donnée à Minerve. Le syncrétisme du quatrième siècle reconnaissait, comme le dit plus loin Julien, « une affinité * de Minerve avec la Mère des dieux, » affinité qui allait presque à l'identité : en Italie, on trouve Minerve adorée, avec Attis, sous le nom de Minerve Bérécynthe ^.

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