‹ Julien l'Apostat (volume 4)Chapitre 215 sur 298 · Ibid.; Hertlein, p · texte numérisé non relu

Ibid.; Hertlein, p

déterminé de formes ^ » Dans ce but, la Mère, « fâchée de la condescendance qui a porté Attis, un être supérieur, un dieu, à se donner à un être inférieure » lui a envoyé le Lion, c'est-à-dire « le principe igné, la cause qui préside à la lumière et à la flamme et vient en aide à la Providence organisatrice^. » La mutilation d' Attis, qui arrive alors, a été un arrêt, en quelque sorte, dans la production de la matière, un retour à la mesure voulue par la Providence. Satisfaite par ce sacrifice, la Mère des dieux « n'abandonna point AttLs, quoiqu'il se fût avancé plus loin qu'il ne devait, mais elle le retint sur la pente, et, arrêtant sa course vers l'infini, elle le ramena vers elle*. »

Cette interprétation allégorique est si froide, si creuse, tout à la fois si vague dans l'ensemble et si ridicule par sa précision, qu'on se demande si le conte populaire, avec son matérialisme grossier, n'est pas préférable à ridéalisme du commentateur. La haine de la matière, que professe ici Julien, comme la professèrent jadis, en se détachant du christianisme, les gnostiques Valentin ouHarcion, conduit quelquefois à d'étranges excès. Malgré les abstractions dont il s'enveloppe, le commentaire, à le regarder de près, ne semble pas beaucoup plus édifiant que le texte. Car ce commentaire ne se borne pas à trouver au mythe un sens caché, mais il entreprend de justifier par ce sens caché la cruauté des rites et l'immoralité des cérémonies. J'ai déjà cité Tex^ traordinaire euphémisme par lequel Julien désigne la

Page 1