‹ Julien l'Apostat (volume 4)Chapitre 238 sur 298 · ffist. acephala · texte numérisé non relu

ffist. acephala

2. « IlII die menus ejiisdem (cyaci) prf. Gerontios nanUaTit mortein CoostanUi imperatoris et qnod solas Julianiis tenait univenam imperium. » Ibid,jS,

3> Ammien Marcellin, XXII, 11 ; Historia acephala, 8 ; Chronique d"A' lexandrie^ ad ann. 362 ; Philostorge, Vif , 2 ; Socrate, IIL 2 ; Sozomène, V, 7 ; 8aint Épîphane, Haeres., LXVI. — Les détails donnés par Ammien (assez mal renseigné sur les faits d'Alexandrie, car il place la mort de Georges après l'exécution d'Artemins, qui lui est postérieure de plusieurs mots) diffèrent de ceux que rapporte le document le plus sûr pour les affaires d'Egypte, VBisioria acephala. Je reproduis ici le récit de VAcephala faisant suite ao texte donné dans la note précédente : a Quo audito, cives Alexandrini et omnes contra Georgium clamaverunt eodemque momento sub custodia illum constituerunt. Et fecit in carcere Tel ferroTinctusex pnsdicto die

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fonctionnaire de rancien gouvernement, le comte Diodore, fut victime de la même émeute, si Ton en croit Âmmien : les idolâtres lui reprochaient de s'être, un jour qu'il présidait à la construction d'une église, amusé à tondre de nombreux enfants, en prétendant que leur longue chevelure était un indice de paganisme. Les cendres de ces malheureux furent jetées à la mer, « de peur, ajoute Ammien, que des églises ne se construisissent sur leurs tombeaux, et qu'on ne les honorât comme des martyrs ^ »

La précaution était sans doute superflue. Les chrétiens n'intervinrent pas. Peut-être eussent-ils pu, dit encore Ammien, sauver les trois victimes : mais la haine que tous indistinctement ressentaient pour Georges les empêcha de prendre parti ^. L'autorité militaire n'intervint

cyac un usque ad XXVII ejasdem roensis diebus XXIIII. Nam XXVIII die ejusdem mensis mane pêne omnis popnlas illias civitatis prodaxit de carcere Georgium necnon etîam comitem qai cum ipso erat insistentem fabricœ dominicœ qu» dicitur Cœsariana. Et occiderant ambos et eonim corpora circamduxerant per inediam ciTitatem, Georgii quidem super camelum, Dracontii Tero hominea funibus trabentes, et sic injuriis adfectos circa horain VII diei utriusque corpora combusserunt. » Je cite (en corrigeant rortbographe] rédltion du ms. de Vérone donnée par W Batiffol, dans Mélanges de littérature et d^ histoire religieuse publiés à l'occasion du jubilé épiscopal de M^ de Cabrières, 1899, p. 102.

1. tt Id metuens utclamabat(multitudo), necollectis supremis, œdes illis exstruerentur ut reliquis, qui deviare a religione compulsi, pertulere crnciabiles pœnas, adusque gloriosam mortem inlemerata fide progressi, et nunc martyres appellantur. » Ammien Marcellin, XXII, 11.

2. « Poterantque miserandi bomines ad crudele suppliclum dueti, christianornm auxilio defendi, ni Georgii odio omnes indiscrète flagrabant. » Ibid, — Les ariens accusèrent les partisans d'Atbanase d'avoir été les meurtriers de l'évéque intrus. (Socrate, III, 2; Sozomène, V, 7.) Le récit d'Ammfen réfute suffisamment cette accusation, qui se trouve également contredite par la lettre 10 de Julien, «r Celui-ci eût sans doute mieux aimé, dit à ce propos Sozomène, que les païens fussent les auteurs de la mort de Georges, mais il ne put cacher la vérité ; » oTcsp oùx iv &^ok6n(ir\9t>t, el

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pas davantage. Elle était alors représentée par Julien, oncle de l'empereur, et renégat comme lui, qui venait d'être nommé duc d'Egypte, c'est-à-dire commandant de toutes les forces militaires de la province, en remplacement d'Artemius ^ : probablement ne voulut-il pas engager la lutte avec des coreligionnaires. C'est lui que les habitants d'Alexandrie chargèrent de plaider leur cause quand, leur ivresse sanglante s'étant dissipée, les païens prirent conscience du crime qu'ils avaient commis et de la responsabilité que leur barbarie faisait encourir à la cité.

Il n'eut point de peine à obtenir la grâce des coupables, ou plutôt une amnistie complète. Julien l'annonça par un message officiel, envoyé vers la fin de janvier 362 « au peuple des Alexandrins ^, » et destiné à être affiché, comme une proclamation ou un édit.

Le ton est celui d'une sévère réprimande. « Si vous ne respectez pas, — écrit Julien, — Alexandre votre fondateur, et par-dessus lui encore le dieu grand et très saint Sérapis, comment n'avez-vous tenu aucun compte de l'intérêt commun, de Thumanité, du devoir, j'ajouterai

|i.^ Oicà TYjc &XT)6Éiac È6ià(76Y]* i^ÔeXe yàp, oI|iat, ypiortavoù; olowSrjirote, 9^ 'EXXviva; elvai tovc Fecoffiov çovéa;. Cependant saint Grégoire de Nazianze semble imputer le meurtre de Georges an « peuple entier », ôp-pic icav3iQtAou xal 9opàc épyov -yevoiAevoç (OratioXXl, 27), ce qui impliquerait les chrétiens aussi, i.\kài. Mais le rôle de ceux-ci est indiqué avec une plus grande précision par Ammien, qui les montre n'agissant pas, laissant faire. Cette responsabilité atténuée suffit à expliquer les paroles, d'ailleurs yagues et oratoires, de Grégoire de Nazianze.

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