II. — L'expédition de Jalien
Rempli d'événements et d'inquiétudes pour Julien, l'hiver de 360-361 n'avait pas été moins agité pour Constance. Pendant que le César rebelle célébrait à
1. d Inter qa» UeleQ» conjugift defuncUe saprema miserai Romam, in saburbano Tiœ Nomentanœ condenda, ubi nxor quoqae Galii, qnondam soror ejaft, sepulta est Gonstantina. » Ammien Marcellin, XXI, 1. — Sur le mausolée, conna sous le nom d'église de Santa Costanza, Toir Armellini, le Chiese di Roma, p. 672, et II cimiterodi S. Àgnese, p. 362. La notice du pape SiWestre, au Liber ponti/icalis (éd. Ducbesne, t. 1, p. 180), parlait d'un baptistère construit en ce lieu. M. Duchesne avait émis la conjecture {ibid,, p. 197, note 181) que ce baptistère était identique au mausolée constantinien. Cette conjecture est de?enue une certitude depuis les fouilles de 1888, qui ont fait découvrir la vasque baptismale {Bull, délia comm, arch. com.f 1888, p. 233). D'après le Liber ponti/icalis, Gonstantina y fut baptisée par le pape Silvestre, ainsi que Constantia, sœur de Constantin et femme de Licinius. Une inscription en vers, existant autrefois dans l'abside de la basilique de Sainte-Agnès (De Rossi, Inscr, christ., t. II, p. 44), attribue la fondation de cette basilique à Constantin. ■— Cette sépulture dans une église indique qu'Hélène était demeurée cbrétienne.
VieDne ses quinquennalia^ TÂuguste luttait en Orient contre les Perses.
(Constance avait toi^yours su à la fois négocier et combattre. Aussi son premier soin, avant d'entrer en campagne, avait-il été de se faire un allié. L'amitié des rois d'Arménie était sans cesse disputée par les Romains et par les Perses. Dans ce duel entre les deux peuples, l'appui ou au moins la neutralité du prince qui, de ce massif montagneux, dominait tous leurs champs de bataille formait un précieux appoint. Presque toujours les maîtres de TArménie étaient demeurés fidèles à FËmpire. Sapor, cependant, s'efforçait depuis quelque temps de circonvenir le roi Arsace. Il mettait tout en œuvre, promesses et menaces, pour le détacher des Romains. Constance manda à Césarée ce douteux allié. Reçu avec de grandes démonstrations d'amitié, comblé de présents, Arsace se trouva bientôt enchaîné à la cause romaine par un lien nouveau. Il semble que Constance ait tenu toujours en réserve quelque princesse de la famille impériale dont l'alliance devait entrer dans les combinaisons de sa politique. C'est ainsi que ses deux sœurs, Constantine et Hélène, furent données en même temps que le titre de César à Gallus et à Julien. Cette fois, il pouvait disposer de la main d'Olympiade, fille du préfet Ablave, naguère fiancée toute jeune à son frère Constant. Il paya de ce mariage l'alliance du roi d'Arménie, à l'indignation de saint Athanase, qui, dans sa fierté romaine, ne put voir sans frémir celle qui avait été destinée à un empereur devenir Tépouse d'un roi barbare ^